{"id":10986,"date":"2018-10-10T17:15:31","date_gmt":"2018-10-10T16:15:31","guid":{"rendered":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/?page_id=10986"},"modified":"2021-05-05T09:28:27","modified_gmt":"2021-05-05T08:28:27","slug":"algeria-fr","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/reports-on-every-state-and-territory\/algeria-fr\/","title":{"rendered":"Algeria FR"},"content":{"rendered":"<p>\n            <div class=\"separator- glacier-section\"  id=\"section-69d7b1453dfaa\">\n            <div class=\"container\">\n                <section>\n                    \n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-4\" style=\"background: transparent  center center no-repeat scroll;\">\n\t\n\n\n<a href=\"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/reports-on-every-state-and-territory\/algeria\/\" target=\"_blank\" style=\"border-radius: 100px;\" class=\"btn btn-default btn-lg \">\n    Read in English<\/a>\n\n<\/div>\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-8\" style=\"background: transparent  \">\n\t\n<div class=\"heading-block text-left heading-block-line\">\n\t<h2 class=\"special-heading\" >Ch\u00e2timents corporels des enfants en Alg\u00e9rie<\/h2>\n\t<\/div><\/div><\/div>\n\n\n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-12\" style=\"background: transparent  \">\n\t<div class=\"text-block shortcode-container\" >\n\t<p>DERNI\u00c8RE MISE \u00c0 JOUR : Avril 2021<\/p><p>&nbsp;<\/p><\/div><\/div><\/div>\n\n\n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-12\" style=\"background: transparent  \">\n\t\n<div class=\"vertical\">    <ul class=\"nav nav-tabs\" role=\"tablist\">\n                    <li class=\"active\"><a href=\"#tabs-69d7b1453e91f0\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> R\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b1453e91f1\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> L\u00e9galit\u00e9 <\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b1453e91f2\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> EPU<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b1453e91f3\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> Organes des trait\u00e9s<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b1453e91f4\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> Etudes<\/a><\/li>\n            <\/ul>\n\n    <div class=\"tab-content\">\n                    <div class=\"tab-pane active\" id=\"tabs-69d7b1453e91f0\">\n                <h3>R\u00e9sum\u00e9 des r\u00e9formes juridiques n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019obtention d\u2019une interdiction totale<\/h3><p>L\u2019interdiction doit encore \u00eatre appliqu\u00e9e dans le cadre familial, au sein des diff\u00e9rentes structures d\u2019accueil, des garderies et des \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires.<\/p><p>Il ne semble y avoir aucune confirmation l\u00e9gislative qui donnerait le droit aux parents ou \u00e0 toute autre personne investie d\u2019une autorit\u00e9 parentale d\u2019infliger des ch\u00e2timents corporels aux enfants, mais des dispositions juridiques contre la violence ne sont pas interpr\u00e9t\u00e9es comme interdisant toute forme de ch\u00e2timents corporels dans le cadre de l\u2019\u00e9ducation des enfants. L'acceptation quasi universelle des ch\u00e2timents corporels comme moyens de \u00ab discipliner \u00bb un enfant n\u00e9cessite que la loi soit claire \u00e0 ce sujet : tous les ch\u00e2timents corporels, aussi \u00ab l\u00e9gers \u00bb soient-ils, sont interdits.<\/p><p><em>Autres structures d'accueil <\/em>\u2013 Une interdiction devrait \u00eatre adopt\u00e9e par le biais d'une l\u00e9gislation applicable dans les autres structures d'accueil (famille d'accueil, \u00e9tablissements, lieux s\u00fbrs, soins d'urgence, etc.).<\/p><p><em>Garderie<\/em> - Les ch\u00e2timents corporels doivent \u00eatre interdits dans toutes les garderies de la petite enfance (cr\u00e8ches, garderies, \u00e9coles maternelles, \u00e9tablissements pr\u00e9scolaires, centres familiaux, etc.) et toutes les garderies pour les enfants plus \u00e2g\u00e9s (centres d'accueil de jour, garde d'enfants apr\u00e8s l'\u00e9cole, nourrices, etc.).<\/p><p><em>\u00c9tablissements p\u00e9nitentiaires <\/em>- L'interdiction, concernant les ch\u00e2timents corporels en tant que mesure disciplinaire, doit \u00eatre adopt\u00e9e dans tous les \u00e9tablissements accueillant les enfants en conflit avec la loi.<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b1453e91f1\">\n                <h3>L\u00e9galit\u00e9 actuelle des ch\u00e2timents corporels<\/h3><h3>Foyer<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels au sein du foyer sont autoris\u00e9s par la loi. Les dispositions contre la violence et les s\u00e9vices contenues dans le Code p\u00e9nal, dans le Code de la famille 1984, dans la Loi n\u00b0 72-03 relative \u00e0 la Protection de l\u2019enfance et l\u2019adolescence 1972 et dans la Constitution 1996 (modifi\u00e9e en 2016) ne sont pas interpr\u00e9t\u00e9es comme interdisant le recours aux ch\u00e2timents corporels dans le cadre de l'\u00e9ducation des enfants. Article 62 du Code de la famille dispose que \u00ab le droit de garde consiste en l\u2019entretien, la scolarisation et l\u2019\u00e9ducation de l\u2019enfant dans la religion du p\u00e8re et en la sauvegarde de la sant\u00e9 physique et morale de l\u2019enfant \u00bb (traduction officieuse). Rien, dans cet article, ne semble viser l\u2019interdiction des ch\u00e2timents corporels dans le cadre de l\u2019\u00e9ducation des enfants.<\/p><p>Dans son rapport au Comit\u00e9 des droits de l\u2019enfant en 2011, le gouvernement a affirm\u00e9 que les ch\u00e2timents corporels \u00ab sont strictement interdits \u00e0 l\u2019\u00e9cole, au sein de la famille et dans tous les autres contextes et institutions \u00bb.<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> Soumis \u00e0 l\u2019examen du Comit\u00e9 en 2012, le gouvernement a de nouveau affirm\u00e9 que \u00ab le Code p\u00e9nal interdisait express\u00e9ment les ch\u00e2timents corporels au sein de la famille, dans les \u00e9coles et dans d\u2019autres institutions \u00bb.<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> Cependant, les ch\u00e2timents corporels ne sont pas express\u00e9ment interdits par la loi, sauf au sein des \u00e9tablissements scolaires. L\u2019article 269 du Code p\u00e9nal punit la violence contre les enfants \u00ab<em> \u00e0 l\u2019exclusion des violences l\u00e9g\u00e8res<\/em> \u00bb ; l\u2019article 442 traite des offenses contre la personne et l\u2019article 442bis punit les violences l\u00e9g\u00e8res, mais rien ne vise \u00e0 interdire toute forme de ch\u00e2timents corporels dans le cadre de l\u2019\u00e9ducation des enfants. Les amendements au Code p\u00e9nal en 2006 et en 2015 n\u2019ont pas pr\u00e9vu l\u2019interdiction des ch\u00e2timents corporels.<\/p><p>La loi n\u00b0 15-12 relative \u00e0 la protection de l\u2019enfance a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e en juillet 2015. L\u2019article 2 de cette loi d\u00e9finit \u00ab un enfant en danger \u00bb (un enfant qui peut b\u00e9n\u00e9ficier des m\u00e9canismes de protection) comme \u00e9tant un enfant expos\u00e9 \u00ab \u2026 \u00e0 la maltraitance, y compris la torture, aux atteintes \u00e0 son int\u00e9grit\u00e9 physique, \u00e0 l\u2019isolement, \u00e0 l\u2019absence de nourriture ou expos\u00e9 \u00e0 tout acte de violence susceptible d\u2019influer sur sa sant\u00e9 affective ou physique \u00bb (traduction officieuse). La loi stipule \u00e9galement que les enfants peuvent jouir de tous les droits que leur reconna\u00eet la Convention des Nations Unies sur l'enfance (article 3), et que l'\u00c9tat a le devoir de les prot\u00e9ger contre toutes formes de violence (article 6). Ces dispositions ne sont toutefois pas interpr\u00e9t\u00e9es comme interdisant toutes les formes de ch\u00e2timents corporels.<\/p><p>Le Plan national d\u2019action en faveur de l\u2019enfance 2008-2015 a identifi\u00e9 les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants comme un probl\u00e8me, citant les recherches sur la discipline des enfants et confirmant le besoin de mesures juridiques et autre pour faire face \u00e0 ce probl\u00e8me au sein de la famille et des \u00e9coles, mais n\u2019a pas \u00e9nonc\u00e9 clairement l\u2019intention d\u2019interdire toutes formes de ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s par les parents. Pendant l\u2019Examen p\u00e9riodique universel de l\u2019Alg\u00e9rie en 2012<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>, le gouvernement a signal\u00e9 son engagement en faveur de l\u2019interdiction en acceptant clairement les recommandations pour l'interdiction dans tous les milieux. Toutefois, aucune mesure claire n\u2019a \u00e9t\u00e9 prise depuis et, lors de l\u2019examen p\u00e9riodique universel en 2017<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>, le gouvernement n\u2019a accept\u00e9 que partiellement la recommandation d\u2019interdire les ch\u00e2timents corporels dans tous les contextes, en notant la partie disant \u00ab\u00a0dans tous les contextes\u00a0\u00bb.\u00a0 Par cons\u00e9quent, l\u2019Initiative Globale ne consid\u00e8re plus que l\u2019Alg\u00e9rie s\u2019est engag\u00e9e \u00e0 interdire sans d\u00e9lai tous les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants.<\/p><h3>Structures de protection de remplacement<\/h3><p>Il n'y a pas d'interdiction explicite des ch\u00e2timents corporels dans les milieux de prise en charge alternatifs, o\u00f9 cela est l\u00e9gal comme pour les parents (voir sous \u00ab Foyer \u00bb).<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>Garderies<\/h3><p>Il n\u2019y a pas d\u2019interdiction explicite des ch\u00e2timents corporels dans les services d\u2019accueil de la petite enfance et dans les services de garde de jour pour les enfants plus \u00e2g\u00e9s.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>\u00c9coles<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels sont interdits dans les \u00e9coles suivant l\u2019article 21 de la Loi sur l\u2019\u00e9ducation 2008 (traduction officieuse) : \u00ab Les ch\u00e2timents corporels, l\u2019abus et toute forme d\u2019harc\u00e8lement moral est interdit au sein des \u00e9coles. Tout contrevenant aux dispositions de cet article est passible de sanctions administratives, sans pr\u00e9judice de poursuites. \u00bb Le gouvernement a indiqu\u00e9 que des circulaires minist\u00e9rielles sont publi\u00e9es r\u00e9guli\u00e8rement pour rappeler aux \u00e9coles l\u2019interdiction, et pour rappeler que des sanctions administratives sont pr\u00e9vues pour ceux qui infligent des ch\u00e2timents corporels.<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a><\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>\u00c9tablissements p\u00e9nitentiaires<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels ne sont pas explicitement interdits comme mesure disciplinaire dans les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires. Le Code sur l\u2019organisation des \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires est en cours de r\u00e9vision.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>Peine criminelle<\/h3><p>Le recours aux ch\u00e2timents corporels comme peine pour sanctionner une infraction est ill\u00e9gal. Dans les articles 444 et 445 du Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale, ceci ne figure pas parmi les mesures autoris\u00e9es dont disposent les tribunaux.<\/p><p>&nbsp;<\/p><p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> 18 juillet 2011, CRC\/C\/DZA\/3-4, troisi\u00e8me et quatri\u00e8me rapports pour le Comit\u00e9 des droits de l'enfant, paragr. 82<\/p><p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> 14 juin 2012, CRC\/C\/SR.1714, compte rendu de la 1714e r\u00e9union, paragr.\u00a0 9<\/p><p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> 5 juillet 2012, A\/HRC\/21\/13, Rapport du comit\u00e9 de travail, paragr. 129 (100)<\/p><p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> 19 septembre 2017, A\/HRC\/36\/13\/Add. 1, Rapport du comit\u00e9 de travail\u00a0: Addenda, paragr. 48 et 49<\/p><p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> [2015], Rapport initial de l\u2019\u00c9tat partie au Comit\u00e9 africain d'experts sur les droits et le bien-\u00eatre de l'enfant, paragr. 185<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b1453e91f2\">\n                <h3>Examen p\u00e9riodique universel du bilan de l\u2019Alg\u00e9rie en mati\u00e8re de droits de l\u2019homme<\/h3><p>La situation de l\u2019Alg\u00e9rie a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e lors du premier cycle de l\u2019Examen p\u00e9riodique universel de 2008 (session 1). Aucune recommandation n'a \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e concernant sp\u00e9cifiquement les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants.<\/p><p>L'examen du deuxi\u00e8me cycle a eu lieu en 2012 (session 13). La recommandation suivante a \u00e9t\u00e9 faite :<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a><\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab Interdire express\u00e9ment et l\u00e9galement toute forme de ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9e \u00e0 l\u2019enfant dans le foyer, dans les institutions de soins et dans tout autre milieu, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 19 du CRC (Uruguay), prendre toutes les mesures n\u00e9cessaires pour interdire les ch\u00e2timents corporels dans tous les milieux et aligner la l\u00e9gislation nationale sur les dispositions du CRC (Hongrie) \u00bb<\/p><p>Le gouvernement a accept\u00e9 la recommandation.<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a><\/p><p>Le troisi\u00e8me cycle de l'examen a eu lieu en 2017 (session 27). La recommandation suivante a \u00e9t\u00e9 faite:<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a><\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab Promulguer une l\u00e9gislation pour interdire express\u00e9ment les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants dans tous les milieux (Mont\u00e9n\u00e9gro) \u00bb<\/p><p>Le gouvernement a accept\u00e9 en partie la recommandation, notant la partie disant \u201cdans tous les milieux\u201d.<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a><\/p><p>&nbsp;<\/p><p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> 5 juillet 2012, A\/HRC\/21\/13, Rapport du comit\u00e9 de travail, paragr. 129 (100)<\/p><p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> 20 septembre 2012, A\/HRC\/21\/13\/Add.1, Rapport du Groupe de travail : Addenda, paragr. 4<\/p><p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> 18 mai 2017, A\/HRC\/WG.6\/27\/L.11, Projet de rapport du Groupe de travail, paragr. 6(201)<\/p><p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> 19 septembre 2017, A\/HRC\/36\/13\/Add.1, Rapport du Groupe de travail : Addenda, paragr. 48 et 49<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b1453e91f3\">\n                <h3>Recommandations par les organes de trait\u00e9s<\/h3><h3><em>Comit\u00e9 des droits de l'enfant<\/em><\/h3><p>(18 juillet 2012, CRC\/C\/DZA\/CO\/3-4, Observations finales sur les troisi\u00e8me et quatri\u00e8me rapports, paragr. 7, 8, 43 et 44)<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9, tout en se f\u00e9licitant des efforts d\u00e9ploy\u00e9s par l'\u00c9tat partie pour mettre en \u0153uvre les observations finales sur ses bilans pr\u00e9c\u00e9dents (CRC\/C\/15\/Add.269), observe avec regret que certaines recommandations qui y figurent n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 pleinement trait\u00e9es.<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 prie instamment l'\u00c9tat partie de prendre toutes les mesures n\u00e9cessaires pour donner suite aux recommandations figurant dans ses observations finales sur le deuxi\u00e8me rapport p\u00e9riodique au titre de la Convention qui n'ont pas encore \u00e9t\u00e9 mises en \u0153uvre, ou pas dans toute la mesure voulue, notamment les recommandations ayant trait aux d\u00e9clarations interpr\u00e9tatives, \u00e0 la l\u00e9gislation, au suivi ind\u00e9pendant, \u00e0 la coop\u00e9ration avec la soci\u00e9t\u00e9 civile, \u00e0 la non-discrimination, aux ch\u00e2timents corporels, aux responsabilit\u00e9s parentales, \u00e0 la violence contre les enfants, aux enfants handicap\u00e9s et aux enfants r\u00e9fugi\u00e9s. En outre, il prie instamment l'\u00c9tat partie de donner suite comme il se doit aux recommandations formul\u00e9es dans les pr\u00e9sentes observations finales.<\/p><p>\u00ab Tout en notant avec satisfaction l'interdiction des ch\u00e2timents corporels, des mauvais traitements psychologiques et de toutes les formes de brimades dans les \u00e9coles figurant dans la loi sur l'\u00e9ducation n\u00b0 08-04 du 23 janvier 2008, le Comit\u00e9 est toutefois pr\u00e9occup\u00e9 par le fait que les ch\u00e2timents corporels demeurent largement accept\u00e9s dans la soci\u00e9t\u00e9 et sont syst\u00e9matiquement utilis\u00e9s dans les \u00e9coles comme mesures disciplinaires. Le Comit\u00e9 note avec inqui\u00e9tude que les ch\u00e2timents corporels au sein de la famille et dans les structures assurant une protection de remplacement sont toujours licites, et qu\u2019il n\u2019y a pas de disposition interdisant explicitement les ch\u00e2timents corporels dans les institutions p\u00e9nitentiaires en tant que mesure de discipline, comme le Comit\u00e9 l'avait d\u00e9j\u00e0 relev\u00e9 dans ses pr\u00e9c\u00e9dentes observations finales (CRC\/C\/15\/Add.269, paragr. 41).<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 invite instamment l\u2019\u00c9tat partie \u00e0 :<\/p><p>a) Interdire sans \u00e9quivoque les ch\u00e2timents corporels dans tous les milieux ;<\/p><p>b) Veiller \u00e0 ce que les lois interdisant les ch\u00e2timents corporels soient effectivement appliqu\u00e9es et \u00e0 ce que des proc\u00e9dures p\u00e9nales soient syst\u00e9matiquement engag\u00e9es contre les responsables de maltraitance \u00e0 l'\u00e9gard des enfants ;<\/p><p>c) Organiser des campagnes soutenues d\u2019\u00e9ducation publique, et des programmes de sensibilisation et de mobilisation sociale, avec la participation des enfants, des familles, des collectivit\u00e9s et des chefs religieux, sur les cons\u00e9quences physiques et psychologiques pr\u00e9judiciables des ch\u00e2timents corporels en vue de faire \u00e9voluer les mentalit\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9gard de cette pratique et d\u2019encourager le recours \u00e0 des formes d\u2019\u00e9ducation et de discipline constructives non violentes et participatives en lieu et place des ch\u00e2timents corporels ;<\/p><p>d) Assurer l'implication et la participation de l'ensemble de la soci\u00e9t\u00e9, notamment des enfants, \u00e0 l'\u00e9laboration et \u00e0 la mise en \u0153uvre de strat\u00e9gies de pr\u00e9vention des ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s \u00e0 l'enfant ; et<\/p><p>e) prendre en compte son Observation g\u00e9n\u00e9rale n\u00b0 8 (2006) sur le droit de l'enfant \u00e0 une protection contre les ch\u00e2timents corporels et les autres formes cruelles ou d\u00e9gradantes de ch\u00e2timents. \u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><p><em>Comit\u00e9 des droits de l'enfant<\/em><\/p><p>(12 octobre 2005, Observations finales sur le deuxi\u00e8me rapport, CRC\/C\/15\/Add.269, paragr. 41 et 42)<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 constate avec pr\u00e9occupation que la loi autorise les ch\u00e2timents corporels au sein de la famille et que, selon une enqu\u00eate men\u00e9e en 1999, la soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble les juge largement acceptables en tant que forme de discipline. Le Comit\u00e9 note \u00e9galement avec pr\u00e9occupation l'absence de toute interdiction explicite des ch\u00e2timents corporels dans les structures assurant une protection de remplacement. Bien que les ch\u00e2timents corporels soient interdits \u00e0 l'\u00e9cole, le Comit\u00e9 juge pr\u00e9occupant qu'ils continuent \u00e0 \u00eatre appliqu\u00e9s \u00e0 titre de mesure disciplinaire.<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 invite instamment l'\u00c9tat partie \u00e0 adopter une l\u00e9gislation interdisant express\u00e9ment les ch\u00e2timents corporels au sein de la famille, dans les structures d'accueil publiques et priv\u00e9es, \u00e0 l'\u00e9cole et dans tous les autres milieux, et \u00e0 mener des campagnes de sensibilisation et d'\u00e9ducation du public visant \u00e0 promouvoir le droit de l'enfant \u00e0 \u00eatre prot\u00e9g\u00e9 contre toute forme de violence, ainsi que des formes de discipline non violentes, faisant appel \u00e0 la participation de l'enfant. Le Comit\u00e9 recommande en outre \u00e0 l'\u00c9tat partie d'am\u00e9liorer l'efficacit\u00e9 de son syst\u00e8me de suivi de fa\u00e7on \u00e0 emp\u00eacher tout abus de pouvoir de la part des enseignants ou d'autres professionnels travaillant avec et pour les enfants \u00e0 l'\u00e9cole ou dans d'autres institutions. \u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><p>Comit\u00e9 des droits de l\u2019enfant<\/p><p>(18 juin 1997, CRC\/C\/15\/Add.76, Observations finales sur le rapport initial, paragr. 21 et 35)<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 est pr\u00e9occup\u00e9 par l'absence de mesures appropri\u00e9es destin\u00e9es \u00e0 pr\u00e9venir et combattre les mauvais traitements et la violence au sein de la famille, ainsi que par le manque d'informations en la mati\u00e8re. Il constate aussi avec pr\u00e9occupation que, malgr\u00e9 l\u2019interdiction faite par la loi, les mesures disciplinaires appliqu\u00e9es dans les \u00e9coles consistent souvent en ch\u00e2timents corporels.<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 recommande d\u2019accorder une attention particuli\u00e8re au probl\u00e8me des mauvais traitements et de la violence, y compris la violence sexuelle, inflig\u00e9s \u00e0 des enfants au sein de la famille et \u00e0 celui des ch\u00e2timents corporels \u00e0 l\u2019\u00e9cole, et souligne la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019organiser des campagnes d\u2019information et d\u2019\u00e9ducation pour pr\u00e9venir et combattre le recours \u00e0 toute forme de violence physique ou mentale contre des enfants, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 19 de la Convention. Le Comit\u00e9 sugg\u00e8re en outre d\u2019entreprendre des \u00e9tudes d\u00e9taill\u00e9es sur ces probl\u00e8mes afin de mieux les comprendre, et de faciliter l\u2019\u00e9laboration de politiques et de programmes, y compris des programmes de r\u00e9adaptation, pour lutter efficacement contre eux. \u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3><em>Comit\u00e9 contre la torture<\/em><\/h3><p>(26 mai 2008, CAT\/C\/DZA\/CO\/3, Observations finales sur le troisi\u00e8me rapport, paragr. 19)<\/p><p>\u00ab Tout en notant avec satisfaction que les ch\u00e2timents corporels \u00e0 l'\u00e9gard des enfants sont interdits \u00e0 l'\u00e9cole, le Comit\u00e9 demeure pr\u00e9occup\u00e9 par l'absence de disposition dans la l\u00e9gislation de l'\u00c9tat partie interdisant le recours \u00e0 cette pratique au sein de la famille. Le Comit\u00e9 note par ailleurs avec pr\u00e9occupation l'absence de disposition dans sa l\u00e9gislation interne interdisant la violence domestique \u00e0 l'\u00e9gard des femmes (art. 16).<\/p><p>L'\u00c9tat partie devrait incorporer dans sa l\u00e9gislation interne une disposition interdisant le recours aux ch\u00e2timents corporels \u00e0 l'\u00e9gard des enfants dans le cadre familial et interdisant la violence domestique \u00e0 l'\u00e9gard des femmes. \u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3><em>Comit\u00e9 des droits \u00e9conomiques, sociaux et culturels\u00a0 <\/em><\/h3><p>(7 juin 2010, E\/C.12\/DZA\/CO\/4, Observations finales sur les troisi\u00e8me et quatri\u00e8me rapports, paragr. 15)<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 rel\u00e8ve avec pr\u00e9occupation que les cas de violence contre les femmes, y compris les violences conjugales, demeurent un grave probl\u00e8me dans l'\u00c9tat partie. Il observe aussi avec pr\u00e9occupation que le droit interne ne comporte pas de dispositions interdisant et criminalisant express\u00e9ment la violence familiale, y compris le viol conjugal, et que les ch\u00e2timents corporels \u00e0 l'\u00e9gard des enfants ne sont pas interdits dans le cadre familial ni dans les structures de protection de remplacement (art. 10).<\/p><p>Le Comit\u00e9 recommande \u00e0 l'\u00c9tat partie de modifier sa l\u00e9gislation, notamment son Code p\u00e9nal, afin d'interdire et de criminaliser la violence familiale, y compris le viol conjugal, et d'interdire les ch\u00e2timents corporels \u00e0 l'\u00e9gard des enfants au sein de la famille et dans les structures de protection de remplacement. \u00bb<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b1453e91f4\">\n                <h3>\u00c9tudes sur la pr\u00e9valence\/attitudinales au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es<\/h3><p>Selon un sondage conduit en 2012 - 2013, 71% des enfants \u00e2g\u00e9s de 2 \u00e0 14 ans \u00e9taient victimes de ch\u00e2timents corporels au cours du mois pr\u00e9c\u00e9dant le sondage, dont 23% d'enfants victimes de ch\u00e2timents corporels s\u00e9v\u00e8res. En revanche, seulement 18% des r\u00e9pondants croient que les ch\u00e2timents corporels sont indispensables pour \u00e9duquer l\u2019enfant. Au total, 86% des enfants \u00e9taient victimes d'au moins une forme de ch\u00e2timent psychologique ou physique de la part de leurs parents ou d'autres adultes membres du foyer, tandis que 9% des enfants n\u2019ont connu qu\u2019une discipline non violente.<\/p><p style=\"text-align: right;\">(Minist\u00e8re de la Sant\u00e9, de la Population et de la R\u00e9forme Hospitali\u00e8re, UNICEF &amp; UNFPA (2015), <em>Suivi de la situation des enfants et des femmes : Enqu\u00eate par Grappes \u00e0 Indicateurs Multiples (MICS) 2012 - 2013<\/em>, Alger, Alg\u00e9rie : Minist\u00e8re de la Sant\u00e9, de la Population et de la R\u00e9forme Hospitali\u00e8re)<\/p><p>Les recherches men\u00e9es en 2008 permettent de constater que sur 1 700 familles alg\u00e9riennes, 70% fouettent leurs enfants et utilisent la violence pour des raisons disciplinaires. Il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 que les instruments les plus couramment utilis\u00e9s sont les pierres et les chaussures ; les parents ont \u00e9galement d\u00e9clar\u00e9 se servir de leurs mains pour frapper les enfants au visage et \u00e0 la t\u00eate. Les punitions entra\u00eenaient souvent des blessures et des contusions.<\/p><p style=\"text-align: right;\">(Rapport\u00e9 dans <em>Echorouk Online<\/em>, 6 janvier 2008)<\/p>            <\/div>\n            <\/div>\n<\/div><\/div><\/div>\n\n                <\/section>\n            <\/div>\n                    <\/div>\n    \n            <div class=\"separator- glacier-section\" style=\"padding-top: 45px; padding-bottom: 45px; \" id=\"section-5c36337fa2828\">\n            <div class=\"container\">\n                <section>\n                    \n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-12 col-md-9\" style=\"background: transparent  \">\n\t<div class=\"text-block shortcode-container\" >\n\t<p>Ce document a \u00e9t\u00e9 traduit par notre partenaire, <em>Translators without Borders<\/em>. Pour tous commentaires ou corrections sur le contenu ou la traduction, veuillez s\u2019il vous plait envoyer un email \u00e0 <a href=\"mailto:info@endcorporalpunishment.org\">info@endcorporalpunishment.org<\/a>.<\/p><\/div><\/div>\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-6 col-md-3\" style=\"background: transparent  \">\n\t<div class=\"feature-box text-center media-box \">\n    <div class=\"fbox-media\">\n                    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-no-retina src=\"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-content\/uploads\/misc\/Translators_without_Borders-312x88.png\" alt=\"Translators_without_Borders\" width=\"312\" height=\"88\" class=\"img-responsive\" \/>\n        \t<\/div>\n\t<div class=\"fbox-desc\">\n        <h2><\/h2>\n        <span class=\"subtitle\"><\/span>\n        \n    <\/div>\n<\/div><\/div><\/div>\n\n                <\/section>\n            <\/div>\n                    <\/div>\n    <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Read in English Ch\u00e2timents corporels des enfants en Alg\u00e9rie DERNI\u00c8RE MISE \u00c0 JOUR : Avril 2021&nbsp; R\u00e9sum\u00e9 L\u00e9galit\u00e9 EPU Organes des trait\u00e9s Etudes R\u00e9sum\u00e9 des r\u00e9formes juridiques n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019obtention d\u2019une interdiction totaleL\u2019interdiction doit encore \u00eatre appliqu\u00e9e dans le cadre familial, au sein des diff\u00e9rentes structures d\u2019accueil, des garderies et des \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires.Il ne semble [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"parent":1301,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"class_list":["post-10986","page","type-page","status-publish","hentry"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/10986","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10986"}],"version-history":[{"count":26,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/10986\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20819,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/10986\/revisions\/20819"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1301"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10986"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}