{"id":11208,"date":"2018-11-23T16:47:51","date_gmt":"2018-11-23T16:47:51","guid":{"rendered":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/?page_id=11208"},"modified":"2019-08-23T13:31:38","modified_gmt":"2019-08-23T12:31:38","slug":"france-fr","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/reports-on-every-state-and-territory\/france-fr\/","title":{"rendered":"France FR"},"content":{"rendered":"\n            <div class=\"separator- glacier-section\"  id=\"section-69d7b155945ab\">\n            <div class=\"container\">\n                <section>\n                    \n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-4\" style=\"background: transparent  center center no-repeat scroll;\">\n\t\n\n\n<a href=\"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/reports-on-every-state-and-territory\/france\/\" target=\"_blank\" style=\"border-radius: 100px;\" class=\"btn btn-default btn-lg \">\n    Read in English<\/a>\n\n<\/div>\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-8\" style=\"background: transparent  \">\n\t\n<div class=\"heading-block text-left heading-block-line\">\n\t<h2 class=\"special-heading\" >Ch\u00e2timents corporels des enfants en France<\/h2>\n\t<\/div><\/div><\/div>\n\n\n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-12\" style=\"background: transparent  \">\n\t<div class=\"text-block shortcode-container\" >\n\t<p>DERNI\u00c8RE MISE \u00c0 JOUR : ao\u00fbt 2019<\/p><p>&nbsp;<\/p><\/div><\/div><\/div>\n\n\n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-12\" style=\"background: transparent  \">\n\t\n<div class=\"vertical\">    <ul class=\"nav nav-tabs\" role=\"tablist\">\n                    <li class=\"active\"><a href=\"#tabs-69d7b15594f3b0\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> R\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b15594f3b1\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> L\u00e9galit\u00e9 <\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b15594f3b2\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> EPU<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b15594f3b3\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> Organes des traites<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b15594f3b4\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> Etudes<\/a><\/li>\n            <\/ul>\n\n    <div class=\"tab-content\">\n                    <div class=\"tab-pane active\" id=\"tabs-69d7b15594f3b0\">\n                <h3>R\u00e9sum\u00e9 des r\u00e9formes juridiques n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019obtention d\u2019une interdiction totale<\/h3><p>L\u2019interdiction reste \u00e0 \u00eatre appliqu\u00e9e dans le foyer, les structures de protection de remplacement, les garderies, les \u00e9coles et les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires.<\/p><p>Il existe un \u00ab\u2009droit de correction\u00a0\u00bb\u2009coutumier. Ceci doit \u00eatre explicitement aboli et une loi claire doit \u00eatre adopt\u00e9e interdisant tout ch\u00e2timent corporel dans l'\u00e9ducation et la discipline des enfants, y compris par les parents, les enseignants et tous les adultes ayant l'autorit\u00e9 parentale sur les enfants.<\/p><p><em>Structures de protection de remplacement<\/em> \u2013 Une interdiction devrait \u00eatre adopt\u00e9e par le biais d'une loi applicable dans les structures de protection de remplacement (famille d'accueil, \u00e9tablissements, lieux s\u00fbrs, soins d'urgence, etc.).<\/p><p><em>Garderies<\/em> \u2013 Les ch\u00e2timents corporels doivent \u00eatre interdits dans tous les services d'accueil de la petite enfance (cr\u00e8ches, \u00e9coles maternelles, centres familiaux, etc.) et dans tous les services de garde de jour pour les enfants plus \u00e2g\u00e9s (centres de garde, services de garde apr\u00e8s l'\u00e9cole, services propos\u00e9s par les assistantes maternelles, etc.).<\/p><p><em>\u00c9coles<\/em> \u2013 L'interdiction devrait \u00eatre adopt\u00e9e par le l\u00e9gislateur dans tous les \u00e9tablissements \u00e9ducatifs, qu'ils soient publics ou priv\u00e9s, en outre de l\u2019abolition du \u00ab\u2009droit de correction\u2009\u00bb coutumier.<\/p><p><em>\u00c9tablissements p\u00e9nitentiaires<\/em> \u2013 L'interdiction devrait \u00e9galement \u00eatre adopt\u00e9e par le l\u00e9gislateur concernant les ch\u00e2timents corporels utilis\u00e9s comme mesures disciplinaires dans tous les \u00e9tablissements h\u00e9bergeant des enfants en conflit avec la loi.<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b15594f3b1\">\n                <p><strong>Remarque\u00a0: <\/strong>La France a plusieurs territoires d'outre-mer, etc.\u00a0:<\/p><p><em>D\u00e9partements et r\u00e9gions d\u2019outre-mer et collectivit\u00e9s territoriales uniques.<\/em> En vertu de l'article\u00a073 de la Constitution fran\u00e7aise de 1958, les lois et les r\u00e8glements nationaux de la France s'appliquent de plein droit dans les d\u00e9partements et r\u00e9gions d'outre-mer\u2009; des adaptations sont possibles pour tenir compte des contraintes particuli\u00e8res de ces collectivit\u00e9s. Ces derni\u00e8res peuvent adopter des r\u00e8gles applicables dans leurs domaines de comp\u00e9tence qui sont limit\u00e9s. Les r\u00e8gles adopt\u00e9es ne peuvent porter sur la nationalit\u00e9, les droits civiques, les garanties des libert\u00e9s publiques, l'\u00e9tat et la capacit\u00e9 des personnes, l'organisation de la justice, le droit p\u00e9nal, la proc\u00e9dure p\u00e9nale, la politique \u00e9trang\u00e8re, la d\u00e9fense, la s\u00e9curit\u00e9 et l'ordre publics, la monnaie, le cr\u00e9dit et les changes, ainsi que le droit \u00e9lectoral. Depuis une r\u00e9forme constitutionnelle en 2003, les d\u00e9partements et r\u00e9gions d'outre-mer peuvent devenir des collectivit\u00e9s territoriales uniques poss\u00e9dant les m\u00eames comp\u00e9tences que les d\u00e9partements et r\u00e9gions d'outre-mer actuels, mais avec une structure administrative simplifi\u00e9e. La Guyane fran\u00e7aise et la Martinique sont ainsi devenues des collectivit\u00e9s territoriales uniques en 2015. Voir les rapports d\u00e9taill\u00e9s de la Global Initiative pour la Guyane fran\u00e7aise, la Guadeloupe, la Martinique, Mayotte et la R\u00e9union.<\/p><p><em>Collectivit\u00e9s d'outre-mer.<\/em> En vertu de l'article\u00a074 de la Constitution fran\u00e7aise, les collectivit\u00e9s d'outre-mer jouissent d'un degr\u00e9 d'autonomie variable qui peut parfois les distinguer de la France m\u00e9tropolitaine. La r\u00e9partition des comp\u00e9tences entre l'\u00c9tat fran\u00e7ais et les collectivit\u00e9s est d\u00e9finie par des textes l\u00e9gislatifs\u2009; certaines collectivit\u00e9s sont soumises au principe de sp\u00e9cialit\u00e9 l\u00e9gislative, selon lequel l'applicabilit\u00e9 des textes l\u00e9gislatifs et r\u00e9glementaires nationaux est subordonn\u00e9e \u00e0 l'adoption d'une disposition expresse d'extension dans les textes en question. Voir les rapports d\u00e9taill\u00e9s de la Global Initiative pour la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, Saint-Barth\u00e9lemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon et les \u00eeles Wallis et Futuna.<\/p><p><em>Nouvelle-Cal\u00e9donie.<\/em> En vertu des articles\u00a076 et 77 de la Constitution fran\u00e7aise, la Nouvelle-Cal\u00e9donie constitue une cat\u00e9gorie distincte\u2009; elle est r\u00e9gie par le principe de sp\u00e9cialit\u00e9 l\u00e9gislative (voir ci-dessus). Voir le rapport d\u00e9taill\u00e9 de la Global Initiative pour la Nouvelle-Cal\u00e9donie.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>L\u2019interdiction des ch\u00e2timents corporels<\/h3><h3>Foyer<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels sont interdits dans le cadre familial. La loi relative \u00e0 l\u2019interdiction des violences \u00e9ducatives ordinaires (terme fran\u00e7ais pour les ch\u00e2timents corporels), adopt\u00e9e \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 par le Senat en juillet 2019, modifie l\u2019article 371-1 du Code Civil pour y inclure : \u00ab\u00a0L\u2019autorit\u00e9 parentale s\u2019exerce sans violences physiques ou psychologiques.\u00a0\u00bb Ceci est interpr\u00e9t\u00e9 comme une interdiction de tous les ch\u00e2timents corporels.<\/p><p>La loi fait \u00e9galement obligation au gouvernement de produire un rapport d\u2019\u00e9tat des lieux \u00e9valuant les \u00ab besoins et moyens n\u00e9cessaires au renforcement de la politique de sensibilisation, d\u2019accompagnement et de soutien \u00e0 la parentalit\u00e9 \u00e0 destination des parents ainsi que de formation des professionnels concern\u00e9s \u00bb. Une strat\u00e9gie nationale de protection de l\u2019enfance (2018-2022) est en cours de pr\u00e9paration.<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>\u00a0<\/p><p>Avant cette r\u00e9forme, les ch\u00e2timents corporels \u00e9taient l\u00e9gaux dans le foyer en vertu du \u00ab\u2009droit de correction\u2009\u00bb coutumier. Les dispositions contre la violence et les abus dans le Code p\u00e9nal (entr\u00e9 en vigueur au 1er mars 1994), le Code civil, la loi n\u00b0\u00a02007-293 du 5 mars 2007 r\u00e9formant la protection de l'enfance et la loi n\u00b0\u00a02006-399 du 4 avril 2006 renfor\u00e7ant la pr\u00e9vention et la r\u00e9pression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs n\u2019\u00e9taient pas interpr\u00e9t\u00e9es comme interdisant tout ch\u00e2timent corporel, sans exception, dans l'\u00e9ducation des enfants.<\/p><p>En 2013, une plainte avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e contre la France par APPROACH Ltd (Association for the Protection of All Children), dans le cadre de la proc\u00e9dure des r\u00e9clamations collectives du Comit\u00e9 europ\u00e9en des droits sociaux.<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> La r\u00e9clamation all\u00e9guait que la France ne respectait pas ses obligations pr\u00e9vues dans la Charte sociale europ\u00e9enne, en raison de l'absence d'une interdiction explicite et efficace de tous les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants dans la famille, les \u00e9coles et autres cadres, et parce que la France n'avait pas agi avec la diligence requise pour \u00e9liminer de tels ch\u00e2timents dans la pratique. Le Comit\u00e9 a rendu sa d\u00e9cision en mars 2015, \u00e9tablissant que la situation en France constituait une violation de l'article\u00a017 de la Charte, car \u00ab\u2009la l\u00e9gislation fran\u00e7aise ne pr\u00e9voit pas une interdiction suffisamment claire, contraignante et pr\u00e9cise des ch\u00e2timents corporels\u2009\u00bb.<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a> Comme nous le d\u00e9taillons ci-dessus, une loi d\u2019interdiction a \u00e9t\u00e9 finalement adopt\u00e9e en 2019.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>Structures de protection de remplacement<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels sont consid\u00e9r\u00e9s comme interdits dans les structures de protection de remplacement en vertu de l\u2019article 371-1 du Code Civil. Un document d'orientation (Cadre national pour l\u2019accueil du jeune enfant) sur la prise en charge des enfants de moins de trois ans indique que la violence n'est pas une m\u00e9thode \u00e9ducative et qu'elle ne devrait pas \u00eatre utilis\u00e9e.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>Garderies<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels sont consid\u00e9r\u00e9s comme interdits dans les services de garde de jour en vertu de l\u2019article 371-1 du Code Civil.<\/p><p>L\u2019article 2 de la loi relative \u00e0 l\u2019interdiction des violences \u00e9ducatives ordinaires pr\u00e9voit une formation obligatoire des assistant\u00b7e\u00b7s maternel\u00b7le\u00b7s sur la pr\u00e9vention des ch\u00e2timents corporels<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>\u00c9coles<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels sont consid\u00e9r\u00e9s comme interdits dans les \u00e9coles en vertu de l\u2019article 371-1 du Code Civil. La circulaire n\u00b0\u00a02014-088 du 9 juillet 2014 pr\u00e9cise que \u00ab\u2009tous les ch\u00e2timents corporels sont strictement interdits\u2009\u00bb \u00e0 l'\u00e9cole primaire (art. 3.2.2) et la circulaire n\u00b0\u00a02011-111 du 1er ao\u00fbt 2011 sur les mesures disciplinaires dans les \u00e9coles secondaires ne pr\u00e9voit aucune mesure concernant la pratique des ch\u00e2timents corporels. Selon le Code de l'\u00e9ducation, les r\u00e8glements int\u00e9rieurs des \u00e9coles doivent se fonder sur ces circulaires.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>\u00c9tablissements p\u00e9nitentiaires<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels sont consid\u00e9r\u00e9s comme ill\u00e9gaux comme mesures disciplinaires dans les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires en vertu de l\u2019article 371-1 du Code Civil. Le Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale de 1994 pr\u00e9voit le respect de la dignit\u00e9 humaine (art. D.189) et interdit la violence envers les d\u00e9tenus (art. D.220). Un d\u00e9cret du 4 avril 1996 et sa circulaire d'application du 12 avril 1996 interdisent les punitions cruelles, inhumaines et d\u00e9gradantes.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>Peine criminelle<\/h3><p>Le recours aux ch\u00e2timents corporels en tant que peine criminelle est ill\u00e9gal. Les ch\u00e2timents corporels judiciaires ne sont pas pr\u00e9vus par le droit p\u00e9nal.<\/p><p>&nbsp;<\/p><p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Voir \u201c<em>Une strat\u00e9gie nationale de protection de l'enfance pr\u00e9sent\u00e9e en mai<\/em>\u201c, disponible a <a href=\"https:\/\/www.ouest-france.fr\/education\/parents-enfants\/une-strategie-nationale-de-protection-de-l-enfance-presentee-en-mai-5502067\">https:\/\/www.ouest-france.fr\/education\/parents-enfants\/une-strategie-nationale-de-protection-de-l-enfance-presentee-en-mai-5502067<\/a>, consulte le 15 f\u00e9vrier 2018<\/p><p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> R\u00e9clamation collective n\u00b0 92\/2013, <em>Association pour la protection de tous les enfants (APPROACH) Ltd v France<\/em><\/p><p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> R\u00e9clamation collective n\u00b0 92\/2013, A<em>ssociation pour la protection de tous les enfants (APPROACH) v France<\/em>, D\u00e9cision sur le bien-fond\u00e9, Adoption 12 septembre 2014, Notification du 3 novembre 2014, Publicit\u00e9 4 mars 2015, paragr. 37<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b15594f3b2\">\n                <h3>Examen p\u00e9riodique universel du bilan de la France en mati\u00e8re de droits de l\u2019homme<\/h3><p>La situation de la France a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e lors du premier cycle de l'Examen p\u00e9riodique universel en 2008 (2eme session). Aucune recommandation n'a \u00e9t\u00e9 faite concernant les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants.<\/p><p>Le deuxi\u00e8me cycle de l'Examen p\u00e9riodique universel a eu lieu en 2013 (15eme session). Les membres du groupe de travail ont formul\u00e9 les recommandations suivantes\u00a0:<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a><\/p><p style=\"padding-left: 30px;\">\u00ab\u2009Prendre toutes les mesures juridiques n\u00e9cessaires pour interdire express\u00e9ment les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants dans tous les cadres, y compris dans la famille, les \u00e9coles et les \u00e9tablissements (Uruguay)\u2009;<\/p><p style=\"padding-left: 30px;\">\u00ab\u2009Introduire une l\u00e9gislation interdisant express\u00e9ment tous les ch\u00e2timents corporels \u00e0 l\u2019\u00e9gard des enfants, comme l\u2019a recommand\u00e9 le Comit\u00e9 des droits de l'enfant (Finlande)\u2009;<\/p><p style=\"padding-left: 30px;\">\u00ab\u2009Envisager d\u2019adopter des dispositions interdisant express\u00e9ment les ch\u00e2timents corporels \u00e0 l\u2019\u00e9gard des enfants (Pologne).\u2009\u00bb<\/p><p>Le gouvernement a accept\u00e9 les recommandations.<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a> Le rapport de suivi \u00e0 mi-parcours, publie en 2016, fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la d\u00e9cision de 2015 du Comit\u00e9 europ\u00e9en des droits sociaux qui a trouv\u00e9 la France en non-conformit\u00e9 avec la Charte et souligne le d\u00e9saccord du gouvernement avec cette d\u00e9cision, d\u00e9clarant que \u00ab\u00a0l\u2019\u00e9tat du droit applicable prot\u00e8ge les enfants contre l\u2019usage de toute violence\u00a0\u00bb.<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a><\/p><p>L\u2019examen du troisi\u00e8me cycle a eu lieu en 2018 (29eme session). Les recommandations suivants furent \u00e9tendues:<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a><\/p><p style=\"padding-left: 30px;\">\u00ab\u00a0Interdire explicitement les ch\u00e2timents corporels dans tous les cadres, y compris dans le cadre familial et en milieu de garde (Liechtenstein) ;<\/p><p style=\"padding-left: 30px;\">\u00ab\u00a0Adopter une disposition l\u00e9gislative interdisant explicitement toutes les formes de ch\u00e2timents corporels des enfants et sanctionner les auteurs de telles violences (Su\u00e8de) ;<\/p><p style=\"padding-left: 30px;\">\u00ab\u00a0Interdire clairement et explicitement les ch\u00e2timents corporels des enfants dans tous les cadres, y compris \u00e0 la maison (Uruguay) ;<\/p><p style=\"padding-left: 30px;\">\u00ab\u00a0Interdire express\u00e9ment tous les ch\u00e2timents corporels des enfants dans tous les cadres (Andorre) ;<\/p><p style=\"padding-left: 30px;\">\u00ab\u00a0Interdire explicitement les ch\u00e2timents corporels dans tous les cadres afin de renforcer encore la protection des enfants (Danemark) ;<\/p><p style=\"padding-left: 30px;\">\u00ab\u00a0Interdire explicitement les ch\u00e2timents corporels des enfants dans tous les contextes, y compris \u00e0 la maison (Estonie)\u00a0\u00bb<\/p><p>Le gouvernement a partiellement accepte les recommandations ci-dessus, d\u00e9clarant qu\u2019il approuvait de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale \u201cl\u2019esprit et la lettre\u201d des recommandations qu\u2019il acceptait partiellement mais ne pouvait les mettre en \u0153uvre pleinement, \u00ab\u00a0soit parce qu\u2019une moiti\u00e9 de la recommandation ne peut pas \u00eatre accept\u00e9e tandis que l\u2019autre peut \u00eatre mise en \u0153uvre, soit parce que des obstacles juridiques ou constitutionnelles emp\u00eachent une mise en \u0153uvre compl\u00e8te de la recommandation\u00a0\u00bb.<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a> En ce qui est des recommandations faites sur les ch\u00e2timents corporels, la France a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019elle s\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 dot\u00e9e d\u2019un \u00ab\u00a0corpus l\u00e9gislatif p\u00e9nal incriminant et r\u00e9primant s\u00e9v\u00e8rement toute forme de violences commises \u00e0 l\u2019encontre de mineurs\u00a0\u00bb et a soulign\u00e9 que, pour les parents qui ont eu recours aux punitions corporelles, \u00ab\u00a0la solution n\u2019est pas de les envoyer devant le juge (\u2026) Promouvoir une \u00e9ducation sans violence, c\u2019est avant tout un travail de conviction et d\u2019\u00e9volution collective de la soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb.<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a> Le gouvernement s\u2019est \u00e9galement engag\u00e9e \u00e0 soumettre un rapport de suivi \u00e0 mi-parcours d\u2019ici 2021. <a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a><\/p><p>&nbsp;<\/p><p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> 21 mars 2013, A\/HRC\/23\/3, Rapport du groupe de travail, paragr. 120 (116), 120 (117) et 120 (118)<\/p><p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Mardi 28 mai 2013, A\/HRC\/23\/3\/Add.1, Rapport du groupe de travail\u00a0: Additif, paragr. 10<\/p><p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> [2016], Rapport national de suivi \u00e0 mi-parcours, p. 69-70<\/p><p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> 11 avril 2018, A\/HRC\/38\/4, Rapport du groupe de travail, paragr. 145(236), 145(237), 145(238), 145(239), 145(240) and 145(241)<\/p><p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> 10 mai 2018, A\/HRC\/38\/4\/Add.1, Rapport du groupe de travail\u00a0: Additif, paragr. 5 and 28<\/p><p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Mars 2018, Annexe a l\u2019Additif : les r\u00e9ponses de la France aux recommandations de l\u2019EPU<\/p><p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> 10 mai 2018, A\/HRC\/38\/4\/Add.1, Rapport du groupe de travail : Additif, paragr. 36<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b15594f3b3\">\n                <h3>Recommandations par les organes de trait\u00e9s<\/h3><h3><em>Comit\u00e9 des droits de l'enfant<\/em><\/h3><p>(29 janvier 2016, CRC\/C\/FRA\/CO\/5 Version pr\u00e9liminaire non \u00e9dit\u00e9e, Observations finales sur le cinqui\u00e8me rapport, paragr. 6 et 44)<\/p><p>\u00ab\u2009Le Comit\u00e9 recommande \u00e0 l'\u00c9tat d'adopter toutes les mesures n\u00e9cessaires pour donner suite aux recommandations ant\u00e9rieures qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9es ou qui l\u2019ont \u00e9t\u00e9 partiellement ou insuffisamment (CRC\/C\/FRA\/C O\/4 et Corr.1), comme les recommandations relatives aux ch\u00e2timents corporels, \u00e0 l\u2019\u00e2ge minimal de la responsabilit\u00e9, au syst\u00e8me de justice pour mineurs et aux enfants migrants non accompagn\u00e9s. Il regrette en particulier que l\u2019\u00c9tat partie n\u2019ait pas retir\u00e9 sa r\u00e9serve \u00e0 l\u2019article 30 ni ses deux d\u00e9clarations relatives aux articles 6 et 40.<\/p><p>\u00ab\u2009Le Comit\u00e9 recommande de nouveau \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie d\u2019interdire express\u00e9ment les ch\u00e2timents corporels dans tous les contextes, y compris dans la famille, \u00e0 l\u2019\u00e9cole, dans les structures de garde d\u2019enfants et dans le cadre de la protection de remplacement (CRC\/C\/FRA\/CO\/4 et Corr. 1, par. 58). \u00c0 la lumi\u00e8re de son observation g\u00e9n\u00e9rale n\u00b0\u00a08 (2006) sur le droit de l\u2019enfant \u00e0 une protection contre les ch\u00e2timents corporels et les autres formes cruelles ou d\u00e9gradantes de ch\u00e2timents, le Comit\u00e9 rappelle \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie qu\u2019aucune violence \u00e0 l\u2019\u00e9gard des enfants n\u2019est justifiable et que les ch\u00e2timents corporels constituent une forme de violence, toujours d\u00e9gradante et \u00e9vitable, et le prie instamment de promouvoir des formes positives, non violentes et participatives d\u2019\u00e9ducation et de discipline, notamment par des campagnes d\u2019\u00e9ducation du public.\u2009\u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><p><em>Comit\u00e9 des droits de l'enfant<\/em><\/p><p>(22 juin 2009, CRC\/C\/FRA\/CO\/4, Observations finales sur les troisi\u00e8me et quatri\u00e8me rapports, paragr. 6, 57 et 58)<\/p><p>\u00ab\u2009Le Comit\u00e9 regrette que certaines des pr\u00e9occupations et recommandations qu'il a formul\u00e9es lors de l\u2019examen du deuxi\u00e8me rapport p\u00e9riodique de l\u2019\u00c9tat partie n\u2019aient pas \u00e9t\u00e9 suffisamment prises en compte, notamment celles qui avaient trait aux ... ch\u00e2timents corporels...<\/p><p>\u00ab\u2009Tout en prenant note de l'affirmation de l'\u00c9tat partie selon laquelle toutes les formes de ch\u00e2timents corporels physiques sont interdites dans le Code p\u00e9nal fran\u00e7ais, le Comit\u00e9 note une nouvelle fois avec pr\u00e9occupation que les ch\u00e2timents corporels, en particulier \u00e0 la maison, mais aussi \u00e0 l\u2019\u00e9cole, restent tr\u00e8s r\u00e9pandus, notamment dans les d\u00e9partements et territoires d\u2019outre-mer, et qu\u2019il n\u2019existe toujours aucune disposition sp\u00e9cifique interdisant explicitement le recours aux ch\u00e2timents corporels \u00e0 l\u2019encontre des enfants.<\/p><p>\u00ab\u2009R\u00e9it\u00e9rant sa pr\u00e9c\u00e9dente recommandation, et conform\u00e9ment \u00e0 son Observation g\u00e9n\u00e9rale n\u00b0\u00a08 (2006), le Comit\u00e9 recommande \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie d\u2019interdire explicitement les ch\u00e2timents corporels dans tous les contextes, y compris dans la famille, \u00e0 l\u2019\u00e9cole et dans les institutions et autres \u00e9tablissements accueillant des enfants, de renforcer les activit\u00e9s de sensibilisation dans ce domaine et de promouvoir le principe d\u2019une \u00e9ducation sans violence, conform\u00e9ment au paragraphe\u00a02 de l\u2019article\u00a028 de la Convention. Le Comit\u00e9 recommande en outre \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie de donner suite \u00e0 la campagne men\u00e9e par le Conseil de l\u2019Europe pour parvenir \u00e0 l\u2019interdiction compl\u00e8te de toutes les formes de ch\u00e2timents corporels.\u2009\u00bb<\/p><p><em>\u00a0<\/em><\/p><p><em>Comit\u00e9 des droits de l'enfant<\/em><\/p><p>(30 juin 2004, CRC\/C\/15\/Add.240, Observations finales sur le deuxi\u00e8me rapport, paragr. 38 et 39)<\/p><p>\u00ab\u2009Le Comit\u00e9 se f\u00e9licite de ce que l\u2019\u00c9tat partie consid\u00e8re les ch\u00e2timents corporels comme totalement inacceptables. Il demeure pr\u00e9occup\u00e9, toutefois, de ce que les ch\u00e2timents corporels ne soient pas express\u00e9ment interdits au sein de la famille, \u00e0 l\u2019\u00e9cole, dans les institutions et autres \u00e9tablissements accueillant des enfants.<\/p><p>\u00ab\u2009Le Comit\u00e9 recommande \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie d\u2019interdire express\u00e9ment les ch\u00e2timents corporels au sein de la famille, \u00e0 l\u2019\u00e9cole, dans les institutions et autres \u00e9tablissements accueillant des enfants. Il lui recommande en outre de sensibiliser la population et de pr\u00e9coniser des formes positives, non-violentes, de discipline, en particulier dans la famille, \u00e0 l\u2019\u00e9cole et dans les \u00e9tablissements de soins conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article\u00a028, paragraphe\u00a02, de la Convention.\u2009\u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><p><em>Comit\u00e9 des droits de l'enfant<\/em><\/p><p>(25 avril 1994, CRC\/C\/15\/Add.20, Observations finales sur le rapport initial, paragr. 24)<\/p><p>\u00ab\u2009Le Comit\u00e9 voudrait \u00e9galement sugg\u00e9rer qu\u2019un effort suppl\u00e9mentaire soit consenti pour sensibiliser et \u00e9duquer dans le domaine de la pr\u00e9vention des violences \u00e0 l\u2019\u00e9gard des enfants et des ch\u00e2timents corporels.\u2009\u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3><em>Comit\u00e9 europ\u00e9en des droits sociaux<\/em><\/h3><p>(janvier 2012, Conclusions 2011)<\/p><p>\u00ab\u2009Dans sa conclusion pr\u00e9c\u00e9dente (Conclusions 2005), le Comit\u00e9 a jug\u00e9 la situation non conforme \u00e0 la Charte au motif que tous les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants n\u2019\u00e9taient pas interdits. Il note \u00e0 ce sujet que, selon le rapport du Comit\u00e9 gouvernemental adress\u00e9 au Comit\u00e9 des Ministres (TS-G (2005) 25, \u00a778), aucun texte sp\u00e9cifique n\u2019interdit les ch\u00e2timents corporels, mais le Code p\u00e9nal r\u00e9prime tout acte de violence. Les autorit\u00e9s fran\u00e7aises consid\u00e8rent qu'il n\u2019y a pas lieu de l\u00e9gif\u00e9rer davantage.<\/p><p>\u00ab Dans sa pr\u00e9c\u00e9dente conclusion, le Comit\u00e9 a demand\u00e9 quelles \u00e9taient les implications de la d\u00e9cision juridictionnelle de 2000 selon laquelle le \u2018droit de correction\u2019 des enseignants et des parents ne couvrait pas les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s de fa\u00e7on r\u00e9p\u00e9t\u00e9e et sans but \u00e9ducatif. D\u2019apr\u00e8s le rapport, quelques d\u00e9cisions juridictionnelles ont admis l\u2019emploi du \u2018droit de correction\u2019 par les parents, les enseignants et les \u00e9ducateurs, \u00e0 condition qu\u2019il soit inoffensif, mod\u00e9r\u00e9 (tapes, v\u00eatements saisis au col, oreilles et cheveux tir\u00e9s) et qu\u2019il vise \u00e0 maintenir l\u2019ordre scolaire et la discipline. Si l\u2019objectif est d\u2019humilier l\u2019\u00e9l\u00e8ve, si la correction entra\u00eene des dommages physiques ou si elle para\u00eet trop d\u00e9gradante, les tribunaux ont tendance \u00e0 condamner l\u2019adulte coupable de ces gestes.<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 rel\u00e8ve dans une autre\u00a0source que, selon une enqu\u00eate de l\u2019Union des familles en Europe (UFE) \u2013 qui regroupe 2 000 grands-parents, parents et enfants \u2013, 96\u00a0% des enfants ont d\u00e9j\u00e0 eu une fess\u00e9e et que 84\u00a0% des grands-parents et 87\u00a0% des parents reconnaissent avoir administr\u00e9 un ch\u00e2timent corporel. Un parent sur dix a admis utiliser un \u00ab martinet \u00bb (petit fouet) pour punir ses enfants et 30% des enfants ont dit avoir \u00e9t\u00e9 punis \u00e0 l\u2019aide de cet objet. Les ch\u00e2timents corporels sont l\u00e9gaux dans les structures d\u2019accueil alternatives, en vertu du \u2018droit de correction\u2019 traditionnel. En 2003, la Cour de cassation a confirm\u00e9 que les nourrices et baby-sitters b\u00e9n\u00e9ficiaient d\u2019un droit de correction.<\/p><p>\u00ab D\u2019apr\u00e8s le rapport, une proposition de loi visant \u00e0 inscrire l\u2019interdiction des ch\u00e2timents corporels, dont la fess\u00e9e, dans le Code civil, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale en 2010. Le Comit\u00e9 demande \u00e0 \u00eatre inform\u00e9 de son issue.<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 rappelle que, pour se conformer \u00e0 l\u2019article\u00a017 en ce qui concerne les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants, il faut que le droit interne des \u00c9tats contienne des dispositions qui permettent d\u2019interdire et de sanctionner toute forme de violence \u00e0 l\u2019\u00e9gard des enfants, c.-\u00e0-d. tout acte ou comportement susceptible de porter atteinte \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 physique, \u00e0 la dignit\u00e9, au d\u00e9veloppement ou \u00e0 l\u2019\u00e9panouissement psychique de l\u2019enfant. Ces dispositions doivent \u00eatre suffisamment claires, contraignantes et pr\u00e9cises pour ne pas laisser au juge la possibilit\u00e9 de refuser d\u2019en faire application aux violences contre les enfants. Par ailleurs, l\u2019\u00c9tat doit agir avec diligence pour \u00e9liminer concr\u00e8tement les violences proscrites.<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 estime que la situation, qu\u2019il a pr\u00e9c\u00e9demment jug\u00e9e non conforme \u00e0 la Charte, n\u2019a pas chang\u00e9. Il r\u00e9it\u00e8re donc son constat de non-conformit\u00e9 sur ce point.<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 conclut que la situation de la France n\u2019est pas conforme \u00e0 l\u2019article\u00a017\u00a71 de la Charte, aux motifs que\u00a0:<\/p><p>- toutes les formes de ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants ne sont pas interdites ...\u00a0\u00bb<\/p><p><em>\u00a0<\/em><\/p><p><em>Comit\u00e9 europ\u00e9en des Droits sociaux<\/em><\/p><p>(mars 2005, Conclusions 2005)<\/p><p>\u00ab Dans la pr\u00e9c\u00e9dente conclusion, le Comit\u00e9 a not\u00e9 que le Code p\u00e9nal interdit d'user de violence \u00e0 l'encontre d'une personne et pr\u00e9voit des peines plus lourdes lorsque la victime a moins de 15 ans ou lorsque l'auteur des faits a des liens de parent\u00e9 avec l'enfant ou exerce une autorit\u00e9 sur lui, mais qu'il ne couvre pas n\u00e9cessairement toutes les formes de ch\u00e2timents corporels, situation qu\u2019il a jug\u00e9e non conforme \u00e0 la Charte r\u00e9vis\u00e9e. Rien dans le rapport n\u2019indique que cette situation ait chang\u00e9. Le Comit\u00e9 note que les ch\u00e2timents corporels ne sont toujours pas interdits au foyer ni dans les structures et autres lieux de garde d'enfants. La situation n'est donc pas conforme \u00e0 la Charte r\u00e9vis\u00e9e.<\/p><p>\u00ab Il rel\u00e8ve, d\u2019apr\u00e8s une autre source, qu'un arr\u00eat de 1889 de la Cour de cassation a admis un droit de correction pour les enseignants comme pour les parents. Une d\u00e9cision juridictionnelle de 2000 a indiqu\u00e9 que ce droit ne couvrait pas les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s de fa\u00e7on r\u00e9p\u00e9t\u00e9e et sans but \u00e9ducatif. Le Comit\u00e9 demande que le prochain rapport fournisse des explications sur les implications de la d\u00e9cision juridictionnelle de 2000 concernant le recours aux ch\u00e2timents corporels au foyer.<\/p><p>\u2026<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 conclut que la situation en France n'est pas conforme \u00e0 l'article\u00a017\u00a71 de la Charte r\u00e9vis\u00e9e au motif que\u00a0:<\/p><p>- toutes les formes de ch\u00e2timents corporels envers les enfants ne sont pas interdites...\u00a0\u00bb<\/p><p><em>\u00a0<\/em><\/p><p><em>Comit\u00e9 europ\u00e9en des Droits sociaux<\/em><\/p><p>(1er octobre 2003, Conclusions\u00a02003, vol.\u00a01, page\u00a0173)<\/p><p>\u00ab Pour ce qui est des ch\u00e2timents corporels, le Comit\u00e9 note que, selon le rapport, il n\u2019est pas formellement proscrit d\u2019y avoir recours \u00e0 domicile, \u00e0 l\u2019\u00e9cole ou dans d\u2019autres institutions. Cela \u00e9tant, le Code p\u00e9nal interdit d\u2019user de violence \u00e0 l\u2019encontre d\u2019une personne et pr\u00e9voit des peines plus lourdes lorsque la victime a moins de 15 ans ou lorsque l\u2019auteur des faits a des liens de parent\u00e9 avec l\u2019enfant ou a autorit\u00e9 sur lui. Le Comit\u00e9 observe que ces dispositions du Code p\u00e9nal ne couvrent pas n\u00e9cessairement toutes les formes de ch\u00e2timents corporels et juge donc la situation non conforme \u00e0 la Charte r\u00e9vis\u00e9e ...<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 conclut que la situation en France n'est pas conforme \u00e0 l'article\u00a017\u00a71 de la Charte r\u00e9vis\u00e9e au motif que les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants ne sont pas interdits.\u00a0\u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><p><em>Comit\u00e9 europ\u00e9en des Droits sociaux<\/em><\/p><p>(1er janvier 2001, Conclusions\u00a0XV-2 vol.\u00a01, pages\u00a0220-225)<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 souhaite savoir si la l\u00e9gislation interdit toute forme de ch\u00e2timent corporel des enfants \u00e0 l\u2019\u00e9cole, dans d\u2019autres institutions, dans leur foyer ou ailleurs ...\u00a0\u00bb<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b15594f3b4\">\n                <h3>\u00c9tudes sur la pr\u00e9valence\/attitudinales au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es<\/h3><p>Une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e en 2007 a examin\u00e9 cinq pays europ\u00e9ens \u2013 la Su\u00e8de, l'Autriche, l'Allemagne, la France et l'Espagne. Cinq mille parents (1 000 dans chaque pays) ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9s sur leur recours aux ch\u00e2timents corporels et leur attitude envers ceux-ci, leurs propres exp\u00e9riences de la violence et leurs connaissances et croyances relatives \u00e0 la loi. En France, 72\u00a0% ont d\u00e9clar\u00e9 avoir \u00ab\u00a0l\u00e9g\u00e8rement\u00a0\u00bb gifl\u00e9 leur enfant au visage, 87\u00a0% les avaient frapp\u00e9s au derri\u00e8re\u2009; 32\u00a0% avaient donn\u00e9 \u00e0 leur enfant une claque \u00ab\u00a0retentissante\u00a0\u00bb sur le visage, et 4,5\u00a0% avaient battu leur enfant avec un objet. Pr\u00e8s de huit pour cent (7,9\u00a0%) n\u2019avaient jamais eu recours aux ch\u00e2timents corporels\u2009; 85\u00a0% ont convenu que \u00ab\u00a0l'on devrait essayer d'utiliser le moins de ch\u00e2timents corporels possible\u00a0\u00bb, et 82,5\u00a0% ont convenu que \u00ab\u00a0l'\u00e9ducation non violente est l'id\u00e9al\u00a0\u00bb.<\/p><p>(Bussmann, K. D. (2009), <em>The Effect of Banning Corporal Punishment in Europe: A Five-Nation Comparison<\/em> (L\u2019effet de l'interdiction des ch\u00e2timents corporels en Europe\u00a0: une comparaison entre cinq nations), Martin-Luther-Universit\u00e4t Halle-Wittenberg)<\/p><p>Une enqu\u00eate men\u00e9e par l'Union des familles en Europe (UFE) aupr\u00e8s de 2\u00a0000 grands-parents, parents et enfants a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 95\u00a0% des adultes et 96\u00a0% des enfants avaient \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9s\u2009; 84\u00a0% des grands-parents et 87\u00a0% des parents ont administr\u00e9 des ch\u00e2timents corporels. Un parent sur dix a reconnu avoir puni ses enfants avec un martinet (un petit fouet)\u2009; 30\u00a0% des enfants ont d\u00e9clar\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 punis avec un martinet. Lorsqu'on leur a demand\u00e9 les raisons justifiant l\u2019attribution de coups \u00e0 leurs enfants, les parents ont dit que cela faisait partie de \u00ab\u00a0l'\u00e9ducation\u2019 de leurs enfants\u00a0\u00bb (77\u00a0%), que cela permettait de \u00ab\u00a0soulager leurs sentiments\u00a0\u00bb (7\u00a0%), ou bien les deux. Lorsqu'on leur a demand\u00e9 comment ils pr\u00e9voyaient de discipliner leurs propres enfants lorsqu'ils seront parents, 64\u00a0% des enfants ont r\u00e9pondu \u00ab\u00a0pareil\u00a0\u00bb\u2009; 61\u00a0% des grands-parents et 53\u00a0% des parents ont d\u00e9clar\u00e9 s'opposer \u00e0 l'interdiction des ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants.<\/p><p>(Union des familles en Europe (2007), <em>POUR ou CONTRE les fess\u00e9es\u2009?<\/em>, Tassin\u00a0: UFE)<\/p>            <\/div>\n            <\/div>\n<\/div><\/div><\/div>\n\n                <\/section>\n            <\/div>\n                    <\/div>\n    \n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Read in English Ch\u00e2timents corporels des enfants en France DERNI\u00c8RE MISE \u00c0 JOUR : ao\u00fbt 2019&nbsp; R\u00e9sum\u00e9 L\u00e9galit\u00e9 EPU Organes des traites Etudes R\u00e9sum\u00e9 des r\u00e9formes juridiques n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019obtention d\u2019une interdiction totaleL\u2019interdiction reste \u00e0 \u00eatre appliqu\u00e9e dans le foyer, les structures de protection de remplacement, les garderies, les \u00e9coles et les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires.Il existe [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"parent":1301,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"class_list":["post-11208","page","type-page","status-publish","hentry"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/11208","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11208"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/11208\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14895,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/11208\/revisions\/14895"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1301"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11208"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}