{"id":12855,"date":"2019-05-22T15:34:23","date_gmt":"2019-05-22T14:34:23","guid":{"rendered":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/?page_id=12855"},"modified":"2019-07-03T11:12:56","modified_gmt":"2019-07-03T10:12:56","slug":"burundi-fr","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/reports-on-every-state-and-territory\/burundi-fr\/","title":{"rendered":"Burundi FR"},"content":{"rendered":"<p>\n            <div class=\"separator- glacier-section\"  id=\"section-69d7b14c73b60\">\n            <div class=\"container\">\n                <section>\n                    \n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-4\" style=\"background: transparent  center center no-repeat scroll;\">\n\t\n\n\n<a href=\"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/reports-on-every-state-and-territory\/burundi\/\" target=\"_blank\" style=\"border-radius: 100px;\" class=\"btn btn-default btn-lg \">\n    Read in English<\/a>\n\n<\/div>\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-8\" style=\"background: transparent  \">\n\t\n<div class=\"heading-block text-left heading-block-line\">\n\t<h2 class=\"special-heading\" >Ch\u00e2timents corporels des enfants au Burundi<\/h2>\n\t<\/div><\/div><\/div>\n\n\n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-12\" style=\"background: transparent  \">\n\t<div class=\"text-block shortcode-container\" >\n\t<p>DERNI\u00c8RE MISE \u00c0 JOUR : juillet 2018<\/p><p>&nbsp;<\/p><\/div><\/div><\/div>\n\n\n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-12\" style=\"background: transparent  \">\n\t\n<div class=\"vertical\">    <ul class=\"nav nav-tabs\" role=\"tablist\">\n                    <li class=\"active\"><a href=\"#tabs-69d7b14c744b00\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> R\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b14c744b01\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> L\u00e9galit\u00e9 <\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b14c744b02\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> EPU<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b14c744b03\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> Organes des traites<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b14c744b04\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> Etudes<\/a><\/li>\n            <\/ul>\n\n    <div class=\"tab-content\">\n                    <div class=\"tab-pane active\" id=\"tabs-69d7b14c744b00\">\n                <h3 aria-level=\"1\">R\u00e9sum\u00e9 des r\u00e9formes juridiques n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019obtention d\u2019une interdiction totale\u00a0\u00a0<\/h3><p><span data-contrast=\"auto\">L\u2019interdiction doit encore \u00eatre appliqu\u00e9e dans le cadre familial, les institutions de prise en charge de remplacement, les garderies, les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires et possiblement les \u00e9coles.<\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;335559738&quot;:120,&quot;335559739&quot;:120}\">\u00a0<\/span><\/p><p><span data-contrast=\"auto\">La l\u00e9gislation ne confirme pas le \u00ab droit \u00bb des parents de punir leurs enfants, mais les dispositions l\u00e9gislatives contre la violence et la maltraitance ne sont pas interpr\u00e9t\u00e9es comme interdisant les ch\u00e2timents corporels dans l\u2019exercice des responsabilit\u00e9s parentales.\u00a0\u00a0 L\u2019acceptation quasi universelle d\u2019un certain degr\u00e9 de violence dans l\u2019\u00e9ducation des enfants rend n\u00e9cessaire une clart\u00e9 juridique au regard de telles punitions : aucun degr\u00e9 ni aucune forme de ch\u00e2timent corporel ne sont acceptables ou l\u00e9gaux. Une interdiction de tous les ch\u00e2timents corporels et autres formes de ch\u00e2timents cruels ou d\u00e9gradants devrait \u00eatre adopt\u00e9e \u00e0 la maison et dans toutes les autres structures o\u00f9 les adultes exercent une autorit\u00e9 sur les enfants.<\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;335559738&quot;:120,&quot;335559739&quot;:120}\">\u00a0<\/span><\/p><p><span data-contrast=\"auto\"><em>Prises en charge de remplacement<\/em> \u2013 la l\u00e9gislation devrait interdire les ch\u00e2timents corporels dans toutes les prises en charge de remplacement (familles d\u2019accueil, institutions, orphelinats, foyers d\u2019enfants, lieux s\u00fbrs, services d\u2019urgence, etc.).<\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;335559738&quot;:120,&quot;335559739&quot;:120}\">\u00a0<\/span><\/p><p><span data-contrast=\"auto\"><em>Garderies<\/em> \u2013 la l\u00e9gislation devrait interdire les ch\u00e2timents corporels dans toutes les structures de soins pour la petite enfance (pouponni\u00e8res, cr\u00e8ches, centres familiaux, etc.) et dans toutes les garderies pour les enfants plus \u00e2g\u00e9s (centre d\u2019accueil de jour, garde parascolaire, nourrices, etc.).<\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;335559738&quot;:120,&quot;335559739&quot;:120}\">\u00a0<\/span><\/p><p><span data-contrast=\"auto\"><em>\u00c9coles<\/em> \u2013 la l\u00e9gislation devrait interdire les ch\u00e2timents corporels dans tous les \u00e9tablissements scolaires, publics et priv\u00e9s.<\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;335559738&quot;:120,&quot;335559739&quot;:120}\">\u00a0<\/span><\/p><p><span data-contrast=\"auto\"><em>\u00c9tablissements p\u00e9nitentiaires<\/em> \u2013 l\u2019interdiction des ch\u00e2timents corporels devrait \u00eatre pr\u00e9vue dans la l\u00e9gislation relative aux mesures disciplinaires dans tous les \u00e9tablissements accueillant des enfants en conflit avec la loi.<\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;335559738&quot;:120,&quot;335559739&quot;:120}\">\u00a0<\/span><\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b14c744b01\">\n                <h3>L\u00e9galit\u00e9 actuelle des ch\u00e2timents corporels<\/h3><h3>Foyer<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels au sein du foyer sont autoris\u00e9s par la loi. Les articles\u00a0512-525 du Code p\u00e9nal de 2009<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> punissent les crimes contre les enfants, sans toutefois mentionner les ch\u00e2timents corporels. Le Code punit la violence domestique, y compris \u00ab\u00a0quiconque soumet son \u00e9pouse, son enfant, ou autre personne vivant sous le m\u00eame toit \u00e0 des traitements cruels, inhumains ou d\u00e9gradants\u00a0\u00bb (art. 535), mais cela n\u2019est pas interpr\u00e9t\u00e9 comme une interdiction de tous les ch\u00e2timents corporels dans l\u2019\u00e9ducation des enfants.\u00a0\u00a0 L\u2019autorit\u00e9 parentale est r\u00e9gul\u00e9e dans le Code des personnes et de la famille de 1993\u00a0: celui-ci ne mentionne pas la question de la discipline de l\u2019enfant. Le Code des personnes et de la famille \u00e9tait soumis \u00e0 r\u00e9vision en 2016 <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>, mais nous ne disposons pas d\u2019informations suppl\u00e9mentaires \u00e0 ce sujet.<\/p><p>Le Code des personnes et de la famille dispose que\u00a0: \u00ab\u00a0Les droits et les devoirs proclam\u00e9s et garantis, entre autres, par la D\u00e9claration universelle des droits de l\u2019homme, les Pactes internationaux relatifs aux droits de l\u2019homme, la Charte africaine des droits de l\u2019homme et des peuples, la Convention sur l\u2019\u00e9limination de toutes les formes de discrimination \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes et la Convention relative aux droits de l\u2019enfant font partie int\u00e9grante de la Constitution de la R\u00e9publique du Burundi. Ces droits fondamentaux ne font l\u2019objet d\u2019aucune restriction ou d\u00e9rogation, sauf dans certaines circonstances justifiables par l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral de la protection d\u2019un droit fondamental\u00a0\u00bb. L\u2019article\u00a021 de la Constitution s\u2019occupe du respect de la dignit\u00e9 humaine\u00a0: \u00ab\u00a0La dignit\u00e9 humaine est respect\u00e9e et prot\u00e9g\u00e9e. Toute atteinte \u00e0 la dignit\u00e9 humaine est sanctionn\u00e9e par le Code p\u00e9nal\u00a0\u00bb. L\u2019article\u00a025 prot\u00e8ge l\u2019int\u00e9grit\u00e9 physique\u00a0: \u00ab\u00a0Toute femme, tout homme, a droit \u00e0 la vie, \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 de sa personne et \u00e0 son int\u00e9grit\u00e9 physique. Nul ne peut \u00eatre soumis \u00e0 la torture ni \u00e0 des peines ou traitements cruels, inhumains ou d\u00e9gradants\u00a0\u00bb. L\u2019article\u00a044 prot\u00e8ge les enfants contre \u00ab\u00a0les mauvais traitements, les violences ou l\u2019exploitation\u00a0\u00bb. Dans son rapport au titre de l\u2019Examen p\u00e9riodique universel, en 2012, le gouvernement a laiss\u00e9 entendre que les ch\u00e2timents corporels \u00e9taient interdits en toutes circonstances, y compris au sein des familles. <a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a> Toutefois, la l\u00e9gislation nationale n\u2019interdit pas explicitement les ch\u00e2timents corporels.<\/p><p>La r\u00e9daction d\u2019un Code de la protection de l\u2019enfant est en cours depuis 2010 et est encore en discussion \u00e0 l\u2019heure actuelle.\u00a0\u00a0 En novembre 2014, le projet \u00e9tait soumis \u00e0 une validation technique\u2009; il ne comportait pas une interdiction des ch\u00e2timents corporels. Dans son rapport au Comit\u00e9 pour l\u2019\u00e9limination de la discrimination \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes, en 2016, le gouvernement a d\u00e9clar\u00e9 que le Code pour les droits de l\u2019enfant \u00e9tait en cours de pr\u00e9paration \u2014 il semblerait que cela faisait r\u00e9f\u00e9rence au m\u00eame texte.<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a> En f\u00e9vrier 2017, le projet de Code de la protection de l\u2019enfant ne comprenait pas d\u2019interdiction\u2009; toutefois, durant un atelier organis\u00e9 par le gouvernement sur ce projet, on a sugg\u00e9r\u00e9 l\u2019inclusion d\u2019une disposition interdisant les ch\u00e2timents corporels. Celle-ci doit d\u00e9sormais \u00eatre valid\u00e9e par le gouvernement avant que le projet final soit pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale. En ao\u00fbt 2017, le Code faisait encore l\u2019objet de discussions. <a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a><\/p><p><strong>\u00a0<\/strong><\/p><h3>Structures de protection de remplacement<\/h3><p>Il n\u2019existe pas d\u2019interdiction explicite des ch\u00e2timents corporels. Ces derniers sont autoris\u00e9s par la loi comme lorsqu\u2019ils sont dispens\u00e9s par les parents (voir sous \u00ab\u00a0Foyer\u00a0\u00bb).<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>Garderies<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels sont autoris\u00e9s par la loi comme lorsqu\u2019ils sont dispens\u00e9s par les parents (voir sous \u00ab\u00a0Foyer\u00a0\u00bb).<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>\u00c9coles<\/h3><p>Le r\u00e8glement des \u00e9coles interdirait les ch\u00e2timents corporels,<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><sup>[6]<\/sup><\/a> information qu\u2019il nous faudra v\u00e9rifier.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>\u00c9tablissements p\u00e9nitentiaires<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels ne sont pas express\u00e9ment interdits. Le nouveau Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale promulgu\u00e9 en 2013<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a> n\u2019aborde pas la question.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>Peine criminelle<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels en vertu d\u2019une d\u00e9cision judiciaire ne sont pas pr\u00e9vus dans le Code p\u00e9nal de 2009 ni dans le Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale de 2013.<\/p><p>&nbsp;<\/p><p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Loi n\u00b0\u00a01\/05 du 22 avril 2009 portant r\u00e9vision du Code p\u00e9nal<\/p><p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> 30 juin 2016, CEDAW\/C\/BDI\/Q\/5-6\/Add.1, R\u00e9ponse \u00e0 la liste des points concernant les cinqui\u00e8me et sixi\u00e8me rapports, par. 51<\/p><p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> 21 novembre 2012, A\/HRC\/WG.15\/BDI\/1, Rapport national au titre de l\u2019Examen p\u00e9riodique universel, par. 82<\/p><p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> 30 juin 2016, CEDAW\/C\/BDI\/Q\/5-6\/Add.1, R\u00e9ponse \u00e0 la liste des points concernant les cinqui\u00e8me et sixi\u00e8me rapports, par. 71<\/p><p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> [Ao\u00fbt 2017], Rapport initial au Comit\u00e9 africain d\u2019experts sur les droits et le bien-\u00eatre de l\u2019enfant, par. 10(9)<\/p><p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> 1er septembre 2010, CRC\/C\/BDI\/Q\/2\/Add.1, R\u00e9ponse \u00e0 la liste des points\u2009; 23 septembre 2014, CCPR\/C\/BDI\/Q\/2\/Add.1, R\u00e9ponse \u00e0 la liste des points, par. 49\u2009; [ao\u00fbt 2017], Rapport initial au Comit\u00e9 africain d\u2019experts sur les droits et le bien-\u00eatre de l\u2019enfant, par. 82<\/p><p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> 23 septembre 2014, CCPR\/C\/BDI\/Q\/2\/Add.1, R\u00e9ponse \u00e0 la liste des points, par. 49, par. 50<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b14c744b02\">\n                <h3>Examen p\u00e9riodique universel du bilan du Burundi en mati\u00e8re de droits de l\u2019homme<\/h3><p>Le Burundi a fait l\u2019objet d\u2019un examen dans le cadre du premier cycle de l\u2019Examen p\u00e9riodique universel, en 2008 (3e session). Aucune recommandation n\u2019a express\u00e9ment port\u00e9 sur les ch\u00e2timents corporels. Cependant, les recommandations suivantes ont \u00e9t\u00e9 faites, et ont \u00e9t\u00e9 accept\u00e9es par le Burundi\u00a0:<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a><\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab\u00a0Poursuivre les efforts de promotion et de protection des droits de l\u2019homme avec l\u2019appui de la communaut\u00e9 internationale, aux niveaux bilat\u00e9ral et multilat\u00e9ral (Rwanda)\u2009;<\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab Promouvoir pleinement la protection des droits de l\u2019homme dans le pays (Nigeria) \u00bb.<\/p><p>Le deuxi\u00e8me cycle de l\u2019examen a eu lieu en 2013 (15e session). Dans son rapport national, le gouvernement a d\u00e9clar\u00e9 que des campagnes de sensibilisation \u00ab pour interdire le ch\u00e2timent corporel \u00bb sont r\u00e9guli\u00e8rement dirig\u00e9es envers les familles, les institutions pour enfants et \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires, que le r\u00e8glement scolaire interdit le ch\u00e2timent corporel, et que le Code p\u00e9nal de 2009 \u00ab est soucieux de prot\u00e9ger l\u2019enfant \u00bb.<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> Aucune recommandation sp\u00e9cifique en la mati\u00e8re n\u2019a \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e dans le cadre de l\u2019examen.<\/p><p>Le troisi\u00e8me cycle de l\u2019examen a eu lieu en 2018 (29e session). La recommandation suivante a \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e\u00a0:<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a><\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab Prendre des mesures l\u00e9gislatives afin de mettre fin aux ch\u00e2timents corporels dans tous les contextes (Zambie) \u00bb.<\/p><p>Le gouvernement a accept\u00e9 la recommandation, affirmant de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale que les recommandations soutenues \u00e9taient (traduction non officielle) \u00ab d\u2019un int\u00e9r\u00eat national prioritaire et que le Burundi prendrait toutes les mesures n\u00e9cessaires pour les mettre en \u0153uvre \u00bb.<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a><\/p><p>&nbsp;<\/p><p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> 8 janvier 2009, A\/HRC\/10\/71, Rapport du groupe de travail, par. 80(40) et 80(41)<\/p><p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> 21 novembre 2012, A\/HRC\/WG.6\/15\/BDI\/1, Rapport national au titre de l\u2019Examen p\u00e9riodique universel, par. 82<\/p><p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> 19 avril 2018, A\/HRC\/38\/10, Rapport du groupe de travail, par. 137(110)<\/p><p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> 6 juin 2018, A\/HRC\/38\/10\/Add.1 Version pr\u00e9liminaire non revue par les services d\u2019\u00e9dition, Rapport du groupe de travail\u00a0: additif, par. 7<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b14c744b03\">\n                <h3>Recommandations par les organes de trait\u00e9s<\/h3><h3><em>Comit\u00e9 des droits de l'enfant<\/em><\/h3><p>(19 octobre 2010, CRC\/C\/BDI\/CO\/2, Observations finales sur le deuxi\u00e8me rapport, par. 39 et 40)<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 note avec int\u00e9r\u00eat que le nouveau Code p\u00e9nal de 2009 a alourdi les peines pr\u00e9vues pour tout traitement cruel, inhumain et d\u00e9gradant envers un enfant. Toutefois, il constate avec inqui\u00e9tude que les ch\u00e2timents corporels continuent d\u2019\u00eatre administr\u00e9s dans certaines \u00e9coles et que la l\u00e9gislation interne n\u2019interdit pas express\u00e9ment ces pratiques au sein de la famille, \u00e0 l\u2019\u00e9cole, dans les institutions pour enfants et en tant que mesure disciplinaire dans les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires.<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 exhorte l\u2019\u00c9tat partie \u00e0 prendre toutes les mesures n\u00e9cessaires pour \u00e9liminer les ch\u00e2timents corporels, et en particulier \u00e0\u00a0:<\/p><p>a) revoir la l\u00e9gislation actuelle en vue d\u2019interdire express\u00e9ment le recours aux ch\u00e2timents corporels, en tout lieu, y compris dans la famille, \u00e0 l\u2019\u00e9cole, dans les institutions pour enfants et dans le syst\u00e8me p\u00e9nitentiaire\u2009;<\/p><p>b) mener des campagnes publiques d\u2019\u00e9ducation, de sensibilisation et de mobilisation sociale, en coop\u00e9ration avec les m\u00e9dias, sur les effets nuisibles des ch\u00e2timents corporels en vue de faire \u00e9voluer les mentalit\u00e9s dans ce domaine et de promouvoir des formes d\u2019\u00e9ducation positives, non violentes et participatives\u2009;<\/p><p>c) entreprendre une \u00e9tude globale en vue de d\u00e9terminer les causes, la nature et l\u2019ampleur des ch\u00e2timents corporels\u2009; et<\/p><p>e) tenir compte de son Observation g\u00e9n\u00e9rale n\u00b0\u00a08 (2006) concernant le droit de l\u2019enfant \u00e0 une protection contre les ch\u00e2timents corporels et les autres formes cruelles ou d\u00e9gradantes de ch\u00e2timents (art. 19, 28 [par. 2] et 37, entre autres) \u00bb.<\/p><p><em>Comit\u00e9 des droits de l'enfant<\/em><\/p><p>(16 octobre 2000, CRC\/C\/15\/Add.133, Observations finales sur le rapport initial, par. 40 et 41)<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 note avec pr\u00e9occupation que des ch\u00e2timents corporels continuent d\u2019\u00eatre inflig\u00e9s aux enfants au sein de la famille et dans certaines \u00e9coles et que la l\u00e9gislation interne n\u2019interdit pas cette pratique.<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 recommande \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie de tout mettre en \u0153uvre, notamment de prendre des mesures l\u00e9gislatives, de lancer des campagnes d\u2019information et de mener des activit\u00e9s visant \u00e0 promouvoir d\u2019autres formes de sanctions respectant l\u2019int\u00e9grit\u00e9 physique et mentale des enfants, afin de faire cesser les ch\u00e2timents corporels dans les familles, \u00e0 l\u2019\u00e9cole, dans l\u2019administration de la justice pour mineurs et dans les institutions assurant une protection de remplacement.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3><em>Comit\u00e9 des droits de l'homme<\/em><\/h3><p>(21 novembre 2014, CCPR\/C\/BDI\/CO\/2, Observations finales sur le second rapport, par. 15)<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 constate avec pr\u00e9occupation que les ch\u00e2timents corporels continuent d\u2019\u00eatre pratiqu\u00e9s dans certaines \u00e9coles ainsi qu\u2019au sein de la famille (art. 7 et 24).<\/p><p>L\u2019\u00c9tat partie devrait prendre des mesures concr\u00e8tes, y compris d\u2019ordre l\u00e9gislatif lorsque cela est appropri\u00e9, afin de faire cesser les ch\u00e2timents corporels dans tous les contextes. Il devrait encourager les formes non violentes de discipline \u00e0 la place des ch\u00e2timents corporels et mener des campagnes d\u2019information pour sensibiliser la population aux effets pr\u00e9judiciables de ces ch\u00e2timents. \u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3><em>Comit\u00e9 des droits \u00e9conomiques, sociaux et culturels\u00a0 <\/em><\/h3><p>(9 octobre 2015, E\/C.12\/BDI\/CO\/1 Version pr\u00e9liminaire non revue par les services d\u2019\u00e9dition, Observations finales sur le rapport initial, par. 39 et 40, au 13 octobre 2015, en fran\u00e7ais uniquement)<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 note avec pr\u00e9occupation qu\u2019il n\u2019existe pas d\u2019interdiction explicite des ch\u00e2timents corporels au sein de la famille et que ceux-ci restent largement tol\u00e9r\u00e9s et pratiqu\u00e9s dans la soci\u00e9t\u00e9, y compris \u00e0 l\u2019\u00e9cole, dans les institutions pour enfants et dans les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires (art. 10).<\/p><p>\u201cLe Comit\u00e9 demande instamment \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie de prendre les mesures l\u00e9gislatives et autres pour interdire et pr\u00e9venir les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants en toutes circonstances, en particulier dans les \u00e9coles, dans les institutions assurant une protection de remplacement, dans les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires et au sein de la famille.\u00a0\u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3><em>Comit\u00e9 pour l'\u00e9limination de la discrimination \u00e0 l'\u00e9gard des femmes<\/em><\/h3><p>(18 novembre 2016, CEDAW\/C\/BDI\/CO\/5-6, Observations finales sur le cinqui\u00e8me\/sixi\u00e8me rapport, par. 34 et 35)<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 se f\u00e9licite des mesures mises en place en vue du rel\u00e8vement des taux de scolarisation et de r\u00e9tention scolaire des filles, notamment l\u2019adoption d\u2019une politique de r\u00e9int\u00e9gration des filles \u00e0 l\u2019\u00e9cole apr\u00e8s la grossesse, la cr\u00e9ation de programmes de cantines scolaires et la formation des enseignants et des \u00e9l\u00e8ves \u00e0 la lutte contre les violences \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes. N\u00e9anmoins, il d\u00e9plore\u00a0: [...]<\/p><p>e) que les filles soient souvent victimes de violences sexuelles et sexistes sur le chemin de l\u2019\u00e9cole, sur celui du retour \u00e0 la maison ainsi que dans les locaux de l\u2019\u00e9cole et que les auteurs de ces actes b\u00e9n\u00e9ficient r\u00e9guli\u00e8rement de l\u2019impunit\u00e9 parce que les all\u00e9gations port\u00e9es ne font g\u00e9n\u00e9ralement l\u2019objet d\u2019aucune enqu\u00eate.<\/p><p>\u00ab Dans le droit-fil de la cible\u00a04.5 des objectifs de d\u00e9veloppement durable qui consiste \u00e0 \u00e9liminer les in\u00e9galit\u00e9s entre les sexes dans le domaine de l\u2019\u00e9ducation, le Comit\u00e9 recommande \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie\u00a0:<\/p><p>e) de sensibiliser le public \u00e0 l\u2019importance de l\u2019\u00e9ducation pour les femmes et les filles, de renforcer la politique de tol\u00e9rance z\u00e9ro \u00e0 l\u2019\u00e9gard des violences et du harc\u00e8lement sexuels en milieu scolaire et de veiller \u00e0 en punir d\u00fbment les auteurs, \u00e0 abolir en pratique les ch\u00e2timents corporels et \u00e0 assurer l\u2019acc\u00e8s des victimes aux soins de sant\u00e9, aux services psychologiques et aux r\u00e9parations\u2009;<\/p><p>f) de cr\u00e9er au sein de l\u2019appareil \u00e9ducatif un solide m\u00e9canisme de collecte de donn\u00e9es ventil\u00e9es par sexe portant sur l\u2019\u00e9ducation des personnes ayant des besoins particuliers, les taux nets de scolarisation et de r\u00e9tention scolaire ainsi que les cas de violence sexuelle et sexiste commis en milieu scolaire, y compris leur r\u00e8glement, et d\u2019appliquer les pr\u00e9c\u00e9dentes recommandations du Comit\u00e9 (CEDAW\/C\/BDI\/CO\/4, par. 32). \u00bb<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b14c744b04\">\n                <h3>\u00c9tudes sur la pr\u00e9valence\/attitudinales au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es<\/h3><p>Entretiens avec des enfants en conflit avec la loi, des parents et des responsables de l'application de la loi, par Human Rights Watch en 2006-2007, ont constat\u00e9 que de nombreux enfants avaient \u00e9t\u00e9 battus et avaient subi d'autres mauvais traitements en d\u00e9tention.<\/p><p style=\"text-align: right;\">(Human Rights Watch (2007), <em>Paying the price: Violations of the rights of children in detention in Burundi<\/em>)<\/p><p>&nbsp;<\/p>            <\/div>\n            <\/div>\n<\/div><\/div><\/div>\n\n                <\/section>\n            <\/div>\n                    <\/div>\n    \n            <div class=\"separator- glacier-section\" style=\"padding-top: 45px; padding-bottom: 45px; \" id=\"section-5c36337fa2828\">\n            <div class=\"container\">\n                <section>\n                    \n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-12 col-md-9\" style=\"background: transparent  \">\n\t<div class=\"text-block shortcode-container\" >\n\t<p>Ce document a \u00e9t\u00e9 traduit par notre partenaire, <em>Translators without Borders<\/em>. Pour tous commentaires ou corrections sur le contenu ou la traduction, veuillez s\u2019il vous plait envoyer un email \u00e0 <a href=\"mailto:info@endcorporalpunishment.org\">info@endcorporalpunishment.org<\/a>.<\/p><\/div><\/div>\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-6 col-md-3\" style=\"background: transparent  \">\n\t<div class=\"feature-box text-center media-box \">\n    <div class=\"fbox-media\">\n                    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-no-retina src=\"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-content\/uploads\/misc\/Translators_without_Borders-312x88.png\" alt=\"Translators_without_Borders\" width=\"312\" height=\"88\" class=\"img-responsive\" \/>\n        \t<\/div>\n\t<div class=\"fbox-desc\">\n        <h2><\/h2>\n        <span class=\"subtitle\"><\/span>\n        \n    <\/div>\n<\/div><\/div><\/div>\n\n                <\/section>\n            <\/div>\n                    <\/div>\n    <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Read in English Ch\u00e2timents corporels des enfants au Burundi DERNI\u00c8RE MISE \u00c0 JOUR : juillet 2018&nbsp; R\u00e9sum\u00e9 L\u00e9galit\u00e9 EPU Organes des traites Etudes R\u00e9sum\u00e9 des r\u00e9formes juridiques n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019obtention d\u2019une interdiction totale\u00a0\u00a0L\u2019interdiction doit encore \u00eatre appliqu\u00e9e dans le cadre familial, les institutions de prise en charge de remplacement, les garderies, les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires et [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"parent":1301,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"class_list":["post-12855","page","type-page","status-publish","hentry"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/12855","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12855"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/12855\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13724,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/12855\/revisions\/13724"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1301"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12855"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}