{"id":12970,"date":"2019-05-23T15:46:22","date_gmt":"2019-05-23T14:46:22","guid":{"rendered":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/?page_id=12970"},"modified":"2019-05-30T16:03:24","modified_gmt":"2019-05-30T15:03:24","slug":"madagascar-fr","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/reports-on-every-state-and-territory\/madagascar-fr\/","title":{"rendered":"Madagascar FR"},"content":{"rendered":"<p>\n            <div class=\"separator- glacier-section\"  id=\"section-69d7b162805f6\">\n            <div class=\"container\">\n                <section>\n                    \n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-4\" style=\"background: transparent  center center no-repeat scroll;\">\n\t\n\n\n<a href=\"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/reports-on-every-state-and-territory\/madagascar\/\" target=\"_blank\" style=\"border-radius: 100px;\" class=\"btn btn-default btn-lg \">\n    Read in English<\/a>\n\n<\/div>\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-8\" style=\"background: transparent  \">\n\t\n<div class=\"heading-block text-left heading-block-line\">\n\t<h2 class=\"special-heading\" >Ch\u00e2timents corporels des enfants \u00e0 Madagascar<\/h2>\n\t<\/div><\/div><\/div>\n\n\n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-12\" style=\"background: transparent  \">\n\t<div class=\"text-block shortcode-container\" >\n\t<p>DERNI\u00c8RE MISE \u00c0 JOUR : avril 2019<\/p><p>&nbsp;<\/p><\/div><\/div><\/div>\n\n\n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-12\" style=\"background: transparent  \">\n\t\n<div class=\"vertical\">    <ul class=\"nav nav-tabs\" role=\"tablist\">\n                    <li class=\"active\"><a href=\"#tabs-69d7b162812b60\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> R\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b162812b61\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> L\u00e9galit\u00e9 <\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b162812b62\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> EPU<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b162812b63\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> Organes des traites<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b162812b64\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> Etudes<\/a><\/li>\n            <\/ul>\n\n    <div class=\"tab-content\">\n                    <div class=\"tab-pane active\" id=\"tabs-69d7b162812b60\">\n                <h3>R\u00e9sum\u00e9 des r\u00e9formes juridiques n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019obtention d\u2019une interdiction totale<\/h3><p>L\u2019interdiction doit encore \u00eatre appliqu\u00e9e dans le cadre familial, les diff\u00e9rentes structures d\u2019accueil, les garderies et les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires.<\/p><p>Nous n\u2019avons pu d\u00e9terminer si la l\u00e9gislation l\u00e9galise ou non le droit des parents ou des tiers de punir ou de corriger un enfant, mais les dispositions l\u00e9gales visant \u00e0 pr\u00e9venir la violence et la maltraitance ne sont pas interpr\u00e9t\u00e9es comme interdisant le ch\u00e2timent corporel des enfants. L\u2019acceptation quasi universelle d\u2019un certain degr\u00e9 de violence dans l\u2019\u00e9ducation des enfants exige une clart\u00e9 juridique sur le fait qu\u2019aucun ch\u00e2timent corporel n\u2019est acceptable ou licite. Toutes les justifications juridiques doivent \u00eatre abrog\u00e9es et l\u2019interdiction de tous les ch\u00e2timents corporels par les parents ou personnes ayant une autorit\u00e9 parentale doit \u00eatre promulgu\u00e9e.<\/p><p><em>Structures de protection de remplacement<\/em> \u2013 L\u2019interdiction doit \u00eatre adopt\u00e9e dans la l\u00e9gislation applicable \u00e0 toutes les structures de protection de remplacement (familles d\u2019accueil, institutions, lieux s\u00fbrs, gardes d\u2019urgence, etc.).<\/p><p><em>Garderie<\/em> \u2014 L\u2019interdiction doit \u00eatre adopt\u00e9e dans la l\u00e9gislation applicable \u00e0 toutes les structures d\u2019accueil d\u2019enfants en bas \u00e2ge (garderies, \u00e9coles maternelles, cr\u00e8ches, centres familiaux, etc.) et d\u2019enfants plus \u00e2g\u00e9s (centres d\u2019accueil de jour, gardes d\u2019enfants apr\u00e8s l\u2019\u00e9cole, nourrices, etc.).<\/p><p><em>\u00c9tablissements p\u00e9nitentiaires <\/em>\u2014 L\u2019interdiction des ch\u00e2timents corporels en tant que mesure disciplinaire doit \u00eatre adopt\u00e9e dans tous les \u00e9tablissements accueillant des enfants en conflit avec la loi.<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b162812b61\">\n                <h3>L\u00e9galit\u00e9 actuelle des ch\u00e2timents corporels<\/h3><h3>Foyer<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels au sein du foyer sont licites. Dans le pr\u00e9ambule de la Constitution\u00a02010, on d\u00e9clare que la Convention relative aux droits de l\u2019enfant et d\u2019autres trait\u00e9s sont consid\u00e9r\u00e9s comme faisant partie int\u00e9grante de la loi malgache, mais la l\u00e9gislation nationale n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 amend\u00e9e de fa\u00e7on \u00e0 interdire le ch\u00e2timent corporel dans tous les contextes. L\u2019article\u00a08 d\u00e9clare que \u00ab\u00a0Nul ne peut \u00eatre soumis \u00e0 la torture ni \u00e0 des peines ou traitements cruels, inhumains ou d\u00e9gradants\u00a0\u00bb et l\u2019article\u00a017 prot\u00e8ge la dignit\u00e9 de l\u2019individu, mais ces dispositions ne sont pas interpr\u00e9t\u00e9es comme interdisant toutes les formes de ch\u00e2timent corporel.<\/p><p>La loi n\u00b0\u00a02007-023 sur les droits et la protection de l\u2019enfant d\u00e9clare qu\u2019aucun enfant ne doit faire l\u2019objet de quelque forme que ce soit de violence (art. 4) et d\u00e9finit la maltraitance des enfants \u00ab\u00a0comme toute forme de violences, d\u2019atteinte ou de brutalit\u00e9s physiques ou morales, d\u2019abandon ou de n\u00e9gligence, de mauvais traitements ou d\u2019exploitation, y compris la violence sexuelle, perp\u00e9tr\u00e9s sur un enfant par ses parents, ses repr\u00e9sentants l\u00e9gaux ou toute autre personne. Sont assimil\u00e9es \u00e0 la maltraitance toutes sanctions prises \u00e0 l\u2019encontre des enfants au sein de la famille, des \u00e9coles, de la communaut\u00e9 lorsqu\u2019elles portent atteinte \u00e0 son int\u00e9grit\u00e9 physique ou morale\u00a0\u00bb (art. 67). Elle n\u2019interdit pas explicitement tous les ch\u00e2timents corporels. Les dispositions contre la violence et la maltraitance dans le Code p\u00e9nal de 1972 ne sont pas interpr\u00e9t\u00e9es comme interdisant tous les ch\u00e2timents corporels dans l\u2019\u00e9ducation des enfants.<\/p><p>En 2015, sous l\u2019examen du Comit\u00e9 africain d\u2019experts sur les droits et le bien-\u00eatre de l\u2019enfant, le gouvernement a signal\u00e9 que le Code p\u00e9nal est en cours de r\u00e9vision, pr\u00e9cisant toutefois que l\u2019intention en est de limiter plut\u00f4t que d\u2019interdire compl\u00e8tement les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants.<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> En septembre 2017, la r\u00e9vision pour la mise en place des recommandations des organes conventionnels et de celles r\u00e9sultant de l\u2019Examen p\u00e9riodique universel \u00e9tait toujours en cours.<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> Une politique nationale de la protection de l\u2019enfance est en cours de d\u00e9veloppement.<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a><\/p><p>En septembre 2017, le gouvernement a d\u00e9clar\u00e9 que tous les ch\u00e2timents corporels au sein du foyer \u00e9taient interdits par une loi de 2017 qui \u00ab\u00a0interdit toute forme de maltraitance \u00e0 enfant par des individus ayant autorit\u00e9 parentale\u00a0\u00bb.<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a> Nous cherchons \u00e0 \u00e9tablir si cela fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la loi n\u00b0\u00a02017-014 sur l\u2019adoption, qui permet de placer les enfants sous protection quand leur s\u00e9curit\u00e9, leur int\u00e9grit\u00e9 morale ou physique, leur sant\u00e9 ou leur \u00e9ducation sont compromises (art. 18), sans toutefois interdire le ch\u00e2timent corporel dans l\u2019\u00e9ducation des enfants.<\/p><p><strong>\u00a0<\/strong><\/p><h3>Structures de protection de remplacement<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels sont licites dans les structures de protection de remplacement, ainsi que pour les parents (voir \u00ab\u00a0Foyer\u00a0\u00bb ci-dessous).<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>Garderies<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels sont licites dans les structures d\u2019accueil d\u2019enfants en bas \u00e2ge et d\u2019enfants plus \u00e2g\u00e9s, ainsi que pour les parents (voir \u00ab\u00a0Foyer\u00a0\u00bb ci-dessous).<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>\u00c9coles<\/h3><p>Il semblerait que les ch\u00e2timents corporels sont interdits au sein des \u00e9coles en vertu de l\u2019article\u00a011 du d\u00e9cret minist\u00e9riel n\u00b0\u00a05246-96 MEN (1996)<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a> et du m\u00e9morandum n\u00b0234\/MEN\/SG du 4 avril 2017.<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a> \u00a0Nous devons encore v\u00e9rifier que cette interdiction est clairement \u00e9tablie. La loi\u00a02004-004 du 26 juillet 2004 sur l\u2019enseignement primaire gratuit et obligatoire n\u2019aborde pas la question.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>\u00c9tablissements p\u00e9nitentiaires<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels ne sont pas express\u00e9ment interdits comme mesure disciplinaire dans les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires. La discipline dans les prisons est r\u00e9gul\u00e9e par le d\u00e9cret n\u00b0\u00a02006-015 sur l\u2019organisation g\u00e9n\u00e9rale du service carc\u00e9ral. Aucune disposition ne vise les ch\u00e2timents corporels en tant que mesure disciplinaire, mais les individus de plus de 16 ans doivent \u00eatre plac\u00e9s en isolement comme mesure disciplinaire (art. 135 \u00e0 138). L\u2019article\u00a013 de la Constitution de 2010 interdit \u00ab\u00a0toute brutalit\u00e9 physique pour appr\u00e9hender une personne ou la maintenir en d\u00e9tention\u00a0\u00bb, mais ne proscrit pas tous les ch\u00e2timents corporels.<\/p><p>La loi n\u00b0\u00a02016-018 sur la protection des enfants en conflit avec la loi prot\u00e8ge les enfants de la torture et des traitements cruels, inhumains ou d\u00e9gradants (article\u00a06), mais cela n\u2019est pas interpr\u00e9t\u00e9 comme une interdiction de tous les ch\u00e2timents corporels.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>Peine criminelle<\/h3><p>Le ch\u00e2timent corporel est illicite en tant que sanction p\u00e9nale. Aucune disposition le concernant n\u2019est pr\u00e9vue dans le Code p\u00e9nal de 1972, le Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale de 1962 et la loi n\u00b0\u00a062-038 sur la protection des enfants.<\/p><p>&nbsp;<\/p><p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Examen du rapport de l\u2019\u00c9tat partie au Comit\u00e9 africain d\u2019experts sur les droits et le bien-\u00eatre de l\u2019enfant, juin 2015<\/p><p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> 13 septembre 2017, CCPR\/C\/SR.3385, Compte-rendu analytique de la 3385<sup>e<\/sup> s\u00e9ance, \u00a7 27<\/p><p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> [2018], CRC\/C\/MDG\/5-6, Cinqui\u00e8me et sixi\u00e8me rapport, paragr. 22<\/p><p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> 13 septembre 2017, CCPR\/C\/SR.3385, Compte-rendu analytique de la 3385<sup>e<\/sup> s\u00e9ance, \u00a7 9<\/p><p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> 3 novembre 2009, A\/HRC\/WG.6\/7\/MDG\/1, Rapport national soumis \u00e0 l\u2019Examen p\u00e9riodique universel<\/p><p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> [2018], CRC\/C\/MDG\/5-6, Cinqui\u00e8me et sixi\u00e8me rapport, paragr. 115<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b162812b62\">\n                <h3>Examen p\u00e9riodique universel du bilan de Madagascar en mati\u00e8re de droits de l\u2019homme<\/h3><p>Madagascar a fait l\u2019objet d\u2019un examen lors du premier cycle de l\u2019Examen p\u00e9riodique universel en 2010 (7e session). Aucune recommandation n\u2019a \u00e9t\u00e9 faite concernant les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants. Les recommandations suivantes ont n\u00e9anmoins \u00e9t\u00e9 faites et accept\u00e9es par le gouvernement\u00a0:<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a><\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab\u00a0D\u00e9ployer des efforts accrus en vue de s\u2019acquitter des obligations qui lui incombent en vertu de la Convention sur l\u2019\u00e9limination de toutes les formes de discrimination \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes et de la Convention relative aux droits de l\u2019enfant, de prot\u00e9ger ses populations les plus vuln\u00e9rables, notamment les femmes et les enfants, en particulier en p\u00e9riode de crise\u00a0\u00bb.<\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab\u00a0\u00c9riger en infraction p\u00e9nale toutes les formes de violence dirig\u00e9es contre les femmes et les enfants et assurer aux victimes de tels actes des m\u00e9canismes de recours et de protection efficaces (Allemagne)\u00a0\u00bb.<\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab\u00a0Prendre d\u2019urgence des mesures globales adapt\u00e9es et efficaces en vue de lutter contre toutes les formes de violence \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes et des filles, y compris la violence au foyer, la violence sexuelle et la traite (Italie)\u00a0\u00bb.<\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab\u00a0Prendre des mesures efficaces pour lutter contre la violence \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes et des filles, en particulier la violence au foyer et la violence sexuelle, et notamment des mesures de pr\u00e9vention et des sanctions ainsi que des mesures visant \u00e0 prot\u00e9ger et \u00e0 indemniser les victimes (Chili)\u00a0\u00bb.<\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab\u00a0Prendre des mesures efficaces pour assurer la protection des filles et des femmes contre toutes formes de violence et de mauvais traitements, mener des enqu\u00eates et veiller \u00e0 ce que les responsables soient punis (Argentine)\u00a0\u00bb.<\/p><p>Un examen a eu lieu lors du deuxi\u00e8me cycle, en 2014 (20e session). Aucune recommandation n\u2019a express\u00e9ment abord\u00e9 les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants. Le gouvernement a n\u00e9anmoins accept\u00e9 des recommandations visant \u00e0 aligner sa l\u00e9gislation nationale sur les normes internationales relatives aux droits de l\u2019homme et \u00e0 lutter contre la violence faite aux enfants.<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a><\/p><p>&nbsp;<\/p><p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> 26 mars 2010, A\/HRC\/14\/13, Rapport du groupe de travail, \u00a7\u00a072(6), 72(37), 72(38), 72(39) et 72(40)<\/p><p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> 23 d\u00e9cembre 2014, A\/HRC\/28\/13, Rapport du groupe de travail, \u00a7\u00a0108(40) et 108(88)<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b162812b63\">\n                <h3>Recommandations par les organes de trait\u00e9s<\/h3><h3><em>Comit\u00e9 des droits de l'enfant<\/em><\/h3><p>(8 mars 2012, CRC\/C\/MDG\/C0\/3-4, Observations finales du troisi\u00e8me\/quatri\u00e8me rapport, \u00a7 37 et 38)<\/p><p>\u00ab\u00a0Le Comit\u00e9 note que les ch\u00e2timents corporels sont interdits dans les \u00e9tablissements scolaires, mais que la loi les autorise encore au sein du foyer et dans les structures de protection de remplacement. Il regrette que le rapport de l\u2019\u00c9tat partie ne donne que peu d\u2019informations \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p><p>\u00c0 la lumi\u00e8re de son Observation g\u00e9n\u00e9rale n\u00b0\u00a08 (2006) concernant le droit de l\u2019enfant \u00e0 une protection contre les ch\u00e2timents corporels et les autres formes cruelles ou d\u00e9gradantes de ch\u00e2timent, le Comit\u00e9 recommande \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie\u00a0:<\/p><p>a) d\u2019envisager de se doter d\u2019une l\u00e9gislation interdisant express\u00e9ment l\u2019utilisation des ch\u00e2timents corporels contre les enfants dans quelque cadre que ce soit, y compris au sein de la famille et dans les structures de protection de remplacement\u00a0;<\/p><p>b) de veiller \u00e0 ce que les lois interdisant les ch\u00e2timents corporels soient effectivement appliqu\u00e9es et \u00e0 ce que des poursuites soient syst\u00e9matiquement engag\u00e9es contre les responsables de violence \u00e0 l\u2019\u00e9gard des enfants\u00a0; et<\/p><p>c) de mettre en place des programmes d\u2019\u00e9ducation, de sensibilisation de la population et de mobilisation sociale sur les effets pr\u00e9judiciables des ch\u00e2timents corporels en vue de faire \u00e9voluer les mentalit\u00e9s dans ce domaine et de promouvoir le recours \u00e0 des m\u00e9thodes d\u2019\u00e9ducation positives, non violentes et participatives en tant que m\u00e9thodes disciplinaires de substitution\u00a0\u00bb.<\/p><p><em>\u00a0<\/em><\/p><p><em>\u00a0<\/em><\/p><p><em>Comit\u00e9 des droits de l\u2019enfant <\/em><\/p><p>(27 octobre 2003, CRC\/C\/15\/Add.218, Observations finales sur le deuxi\u00e8me rapport, \u00a7\u00a045 et 46)<\/p><p>\u00ab\u00a0Tout en notant que le Code p\u00e9nal, tel qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 par la loi n\u00b0\u00a098-024 du 25 janvier 1999, interdit les violences contre des enfants, le Comit\u00e9 est pr\u00e9occup\u00e9 par le nombre d\u2019enfants maltrait\u00e9s, notamment victimes de violences sexuelles, de violences ou de n\u00e9gligences dans l\u2019\u00c9tat partie, par le fait que les ch\u00e2timents corporels ne sont pas interdits par la loi, et par l\u2019insuffisance des efforts d\u00e9ploy\u00e9s pour prot\u00e9ger les enfants. [...]<\/p><p>Le Comit\u00e9 recommande \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie\u00a0:<\/p><p>b) de prendre toutes les mesures n\u00e9cessaires pour introduire l\u2019interdiction l\u00e9gale de la pratique des ch\u00e2timents corporels dans les \u00e9coles et autres institutions et dans la famille et de former les enseignants \u00e0 d\u2019autres mesures de discipline...\u00a0\u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3><em>Comit\u00e9 contre la torture<\/em><\/h3><p>(21 d\u00e9cembre 2011, CAT\/C\/MDG\/CO\/1, Observations finales sur le rapport initial, \u00a7 13)<\/p><p>\u00ab\u00a0Le Comit\u00e9 est pr\u00e9occup\u00e9 par les informations relatives au nombre \u00e9lev\u00e9 des mariages pr\u00e9coces ou forc\u00e9s et des cas de maltraitance et de violence domestique. Il est \u00e9galement pr\u00e9occup\u00e9 par l\u2019absence de plaintes, due \u00e0 la pression sociale et familiale, en d\u00e9pit de la loi n\u00b0\u00a02000-21, qui \u00e9rige la violence familiale et les s\u00e9vices sexuels en infractions p\u00e9nales (art. 2, 12, 13 et 16) [...]<\/p><p>Le Comit\u00e9 encourage l\u2019\u00c9tat partie \u00e0 adopter une loi \u00e0 l\u2019effet de pr\u00e9venir et de punir le viol conjugal et \u00e0 interdire les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants. Il l\u2019invite \u00e0 inclure la d\u00e9tection des actes de violence commis envers les femmes et les enfants dans les formations dispens\u00e9es aux agents charg\u00e9s de l\u2019application de la loi.\u00a0\u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3><em>Comit\u00e9 des droits de l'homme<\/em><\/h3><p>([Juillet 2017], CCPR\/C\/MDG\/CO\/4, Observations finales sur le quatri\u00e8me rapport, version pr\u00e9liminaire non revue par les services d\u2019\u00e9dition, \u00a7\u00a031 et 32 [en fran\u00e7ais uniquement])<\/p><p>\u00ab\u00a0Le Comit\u00e9 prend note de la loi n\u00b0\u00a02007-023 du 20 ao\u00fbt 2007 sur les droits et la protection de l\u2019enfant. Il regrette toutefois qu\u2019\u00e0 ce jour, les ch\u00e2timents corporels ne soient formellement prohib\u00e9s que dans le cadre scolaire (art. 7 et 24).<\/p><p>L\u2019\u00c9tat partie devrait prendre des mesures pratiques, notamment d\u2019ordre l\u00e9gislatif, pour mettre un terme aux ch\u00e2timents corporels dans tous les contextes. Il devrait encourager le recours \u00e0 des formes non violentes de discipline pour remplacer les ch\u00e2timents corporels et mener des campagnes d\u2019information pour sensibiliser la population aux effets pr\u00e9judiciables de cette pratique\u00a0\u00bb.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3><em>Comit\u00e9 africain d'experts sur les droits et le bien-\u00eatre de l'enfant<\/em><\/h3><p>([Ao\u00fbt 2015], Comit\u00e9 africain d\u2019experts sur les droits et le bien-\u00eatre de l\u2019enfant, Observations finales sur le rapport initial, \u00a7 25 et 26)<\/p><p>\u00ab\u00a0Le Comit\u00e9 note avec regret que l\u2019\u00c9tat partie promeut les ch\u00e2timents corporels au sein de la famille comme m\u00e9thode disciplinaire parentale. Toutefois, le Comit\u00e9 reste ferme sur sa position que les ch\u00e2timents corporels doivent \u00eatre bannis dans tous les contextes compte tenu de leurs cons\u00e9quences n\u00e9gatives sur le bien-\u00eatre physique, mental et psychologique de l\u2019enfant\u00a0; et que l\u2019\u00c9tat partie doit introduire des m\u00e9thodes disciplinaires positives au sein du foyer. Le Comit\u00e9 recommande donc \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie d\u2019interdire l\u00e9galement les ch\u00e2timents corporels et de promouvoir des m\u00e9thodes disciplinaires positives qui ne blessent ni physiquement ni verbalement l\u2019enfant.<\/p><p>Malgr\u00e9 les mesures prises par le gouvernement pour prot\u00e9ger les enfants contre la maltraitance et la torture, le Comit\u00e9 regrette que beaucoup d\u2019enfants soient victimes de violences sexuelles et de ch\u00e2timents corporels. Le Comit\u00e9 condamne ces violations et regrette que bon nombre de ces violences sexuelles soient perp\u00e9tr\u00e9es par des membres de la famille. Par cons\u00e9quent, le Comit\u00e9 exhorte l\u2019\u00c9tat partie \u00e0 enqu\u00eater et \u00e0 poursuivre en justice les individus responsables de violences sexuelles et \u00e0 \u00e9liminer tout risque d\u2019impunit\u00e9. Par ailleurs, il encourage la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 signaler de tels cas et \u00e0 mettre un terme \u00e0 la stigmatisation des personnes signalant des abus sexuels commis par des membres de la famille. De plus, le Comit\u00e9 recommande \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie de bannir les ch\u00e2timents corporels dans tous les milieux, y compris au sein du foyer et dans les \u00e9coles\u00a0\u00bb.<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b162812b64\">\n                <h3>\u00c9tudes sur la pr\u00e9valence\/attitudinales au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es<\/h3><p>La premi\u00e8re \u00e9tude sur les violences envers les enfants \u00e0 Madagascar a impliqu\u00e9 2523 participants, y compris des enfants de 15 \u00e0 17 ans. L\u2019\u00e9tude a trouv\u00e9 que 86% des participants pensent que les ch\u00e2timents corporels sont souvent utilis\u00e9s dans le foyer et 65% consid\u00e8rent que cela est acceptable. Des 701 jeunes impliqu\u00e9s dans l\u2019\u00e9tude, presque 90% pensent que les punitions physiques sont souvent utilis\u00e9es par les adultes pour discipliner les enfants dans le foyer et 67% ont rapport\u00e9 que cela \u00e9tait souvent utilis\u00e9 comme un outil de discipline dans leur foyer quand ils \u00e9taient enfants. La moiti\u00e9 d\u2019entre eux ont \u00e9galement rapporte avoir eu l\u2019exp\u00e9rience de violences \u00e0 l\u2019\u00e9cole.<\/p><p style=\"text-align: right;\">(Minist\u00e8re de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme (MPPSPF) et UNICEF Madagascar (2018), \u00c9tude sur les violences envers les enfants \u00e0 Madagascar)<\/p><p>&nbsp;<\/p><p>Selon un sondage r\u00e9alis\u00e9 en 2012, dans les quatre r\u00e9gions du Sud de Madagascar, 64\u00a0% des enfants \u00e2g\u00e9s de 2 \u00e0 14 ans \u00e9taient victimes de ch\u00e2timents corporels au cours du mois pr\u00e9c\u00e9dant le sondage et 20\u00a0% des enfants ont \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 de s\u00e9v\u00e8res ch\u00e2timents physiques. Dans l\u2019ensemble, 84\u00a0% des enfants \u00e2g\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 au moins une forme de punition psychologique ou physique par leurs m\u00e8res\/responsables ou d\u2019autres membres adultes du m\u00e9nage.<\/p><p style=\"text-align: right;\">(Instat Madagascar, Banque mondiale et UNICEF (2013), <em>Madagascar Sud\u00a0: Enqu\u00eate par Grappes \u00e0 Indicateurs Multiples (MICS) 2012, Rapport Final<\/em>)<\/p><p>Une \u00e9tude impliquant 100 enfants \u00e2g\u00e9s de 4 \u00e0 17 ans ayant fait l\u2019exp\u00e9rience de violences et 30 parents ou autres membres de la famille a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des violences subies par les enfants. Plus de la moiti\u00e9 des enfants (52\u00a0%) ont \u00e9t\u00e9 battus avec un objet tel qu\u2019une ceinture ou un balai, 49\u00a0% l\u2019ont \u00e9t\u00e9 avec la main, le plus couramment sur le dos ou sur la t\u00eate, et 19\u00a0% ont \u00e9t\u00e9 pinc\u00e9s ou se sont fait tordre un membre du corps. Les autres types de violence comprenaient les insultes et les menaces, le tirage de cheveux et l\u2019attaque au couteau. Les auteurs de la violence \u00e9taient le plus souvent les parents\u00a0: sur les 100 enfants, 43 avaient \u00e9t\u00e9 victimes de violence de la part de leur m\u00e8re biologique, 30 de la part de leur p\u00e8re biologique et 7 de la part des deux. Les autres responsables \u00e9taient notamment les grands-parents, les beaux-parents, les oncles, les tantes et les fr\u00e8res et s\u0153urs plus \u00e2g\u00e9s. 35\u00a0% des enfants \u00e9taient victimes de violence chaque jour, 9\u00a0% chaque semaine, 5\u00a0% chaque mois et 50\u00a0% \u00ab\u00a0parfois\u00a0\u00bb.<\/p><p style=\"text-align: right;\">(Plateforme de la Soci\u00e9t\u00e9 Civile pour l\u2019Enfance et Centre d\u2019\u00c9tudes et de Recherches Juridiques (2011), <em>La violence \u00e0 l\u2019\u00e9gard des enfants au sein de la famille en situation pr\u00e9caire \u00e0 Antananarivo<\/em>, Antananarivo\u00a0: Plateforme de la Soci\u00e9t\u00e9 Civile pour l\u2019Enfance et Centre d\u2019\u00c9tudes et de Recherches Juridiques, Universit\u00e9 d\u2019Antananarivo)<\/p>            <\/div>\n            <\/div>\n<\/div><\/div><\/div>\n\n                <\/section>\n            <\/div>\n                    <\/div>\n    \n            <div class=\"separator- glacier-section\" style=\"padding-top: 45px; padding-bottom: 45px; \" id=\"section-5c36337fa2828\">\n            <div class=\"container\">\n                <section>\n                    \n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-12 col-md-9\" style=\"background: transparent  \">\n\t<div class=\"text-block shortcode-container\" >\n\t<p>Ce document a \u00e9t\u00e9 traduit par notre partenaire, <em>Translators without Borders<\/em>. Pour tous commentaires ou corrections sur le contenu ou la traduction, veuillez s\u2019il vous plait envoyer un email \u00e0 <a href=\"mailto:info@endcorporalpunishment.org\">info@endcorporalpunishment.org<\/a>.<\/p><\/div><\/div>\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-6 col-md-3\" style=\"background: transparent  \">\n\t<div class=\"feature-box text-center media-box \">\n    <div class=\"fbox-media\">\n                    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-no-retina src=\"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-content\/uploads\/misc\/Translators_without_Borders-312x88.png\" alt=\"Translators_without_Borders\" width=\"312\" height=\"88\" class=\"img-responsive\" \/>\n        \t<\/div>\n\t<div class=\"fbox-desc\">\n        <h2><\/h2>\n        <span class=\"subtitle\"><\/span>\n        \n    <\/div>\n<\/div><\/div><\/div>\n\n                <\/section>\n            <\/div>\n                    <\/div>\n    <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Read in English Ch\u00e2timents corporels des enfants \u00e0 Madagascar DERNI\u00c8RE MISE \u00c0 JOUR : avril 2019&nbsp; R\u00e9sum\u00e9 L\u00e9galit\u00e9 EPU Organes des traites Etudes R\u00e9sum\u00e9 des r\u00e9formes juridiques n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019obtention d\u2019une interdiction totaleL\u2019interdiction doit encore \u00eatre appliqu\u00e9e dans le cadre familial, les diff\u00e9rentes structures d\u2019accueil, les garderies et les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires.Nous n\u2019avons pu d\u00e9terminer si [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"parent":1301,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"class_list":["post-12970","page","type-page","status-publish","hentry"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/12970","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12970"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/12970\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12972,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/12970\/revisions\/12972"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1301"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12970"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}