{"id":13080,"date":"2019-06-04T13:08:52","date_gmt":"2019-06-04T12:08:52","guid":{"rendered":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/?page_id=13080"},"modified":"2019-08-23T15:17:19","modified_gmt":"2019-08-23T14:17:19","slug":"st-pierre-et-miquelon-fr","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/reports-on-every-state-and-territory\/st-pierre-et-miquelon-fr\/","title":{"rendered":"St Pierre et Miquelon FR"},"content":{"rendered":"<p>\n            <div class=\"separator- glacier-section\"  id=\"section-69d7b1800b951\">\n            <div class=\"container\">\n                <section>\n                    \n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-4\" style=\"background: transparent  center center no-repeat scroll;\">\n\t\n\n\n<a href=\"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/reports-on-every-state-and-territory\/st-pierre-et-miquelon\/\" target=\"_blank\" style=\"border-radius: 100px;\" class=\"btn btn-default btn-lg \">\n    Read in English<\/a>\n\n<\/div>\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-8\" style=\"background: transparent  \">\n\t\n<div class=\"heading-block text-left heading-block-line\">\n\t<h2 class=\"special-heading\" >Ch\u00e2timents corporels des enfants \u00e0 Saint-Pierre-et-Miquelon<\/h2>\n\t<\/div><\/div><\/div>\n\n\n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-12\" style=\"background: transparent  \">\n\t<div class=\"text-block shortcode-container\" >\n\t<p>DERNI\u00c8RE MISE \u00c0 JOUR : ao\u00fbt 2019<\/p><p>&nbsp;<\/p><\/div><\/div><\/div>\n\n\n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-12\" style=\"background: transparent  \">\n\t\n<div class=\"vertical\">    <ul class=\"nav nav-tabs\" role=\"tablist\">\n                    <li class=\"active\"><a href=\"#tabs-69d7b1800c5b90\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> R\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b1800c5b91\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> L\u00e9galit\u00e9 <\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b1800c5b92\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> EPU<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b1800c5b93\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> Organes des trait\u00e9s<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b1800c5b94\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> Etudes<\/a><\/li>\n            <\/ul>\n\n    <div class=\"tab-content\">\n                    <div class=\"tab-pane active\" id=\"tabs-69d7b1800c5b90\">\n                <h3>R\u00e9sum\u00e9 des r\u00e9formes juridiques n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019obtention d\u2019une interdiction totale<\/h3><p>L\u2019interdiction reste \u00e0 \u00eatre appliqu\u00e9e dans le cadre familial, les autres structures d\u2019accueil, les gardes de jour, les \u00e9coles et les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires.<\/p><p>Il existe un \u00ab\u00a0droit de correction \u00bb\u00a0coutumier. Cet usage doit \u00eatre interdit par une loi claire et explicite relative aux ch\u00e2timents corporels dans l'\u00e9ducation et la discipline des enfants, y compris par les parents, les enseignants et tous les adultes ayant l'autorit\u00e9 parentale sur les enfants.<\/p><p><em>Autres structures d'accueil<\/em> \u2013 Une interdiction devrait \u00eatre adopt\u00e9e par le biais d'une l\u00e9gislation applicable dans les autres structures d'accueil (famille d'accueil, \u00e9tablissements, lieux s\u00fbrs, soins d'urgence, etc.).<\/p><p><em>Service de garde de jour<\/em> \u2013 Les ch\u00e2timents corporels doivent \u00eatre interdits dans tous les services d'accueil de la petite enfance (garderies, cr\u00e8ches, maternelles, centres pr\u00e9scolaires, centres familiaux, etc.) et dans tous les services de garde de jour pour les enfants plus \u00e2g\u00e9s (centres de garde, services de garde apr\u00e8s l'\u00e9cole, services propos\u00e9s par les assistantes maternelles, etc.).<\/p><p><em>\u00c9coles<\/em> \u2013 L'interdiction devrait \u00eatre adopt\u00e9e par le l\u00e9gislateur dans tous les \u00e9tablissements \u00e9ducatifs, qu'ils soient publics ou priv\u00e9s, afin de mettre fin au \u00ab droit de correction \u00bb coutumier.<\/p><p><em>\u00c9tablissements p\u00e9nitentiaires<\/em> \u2013 L'interdiction devrait \u00e9galement \u00eatre adopt\u00e9e par le l\u00e9gislateur concernant les ch\u00e2timents corporels utilis\u00e9s comme mesures disciplinaires \u00e0 l\u2019encontre des enfants ayant commis des infractions et qui sont accueillis dans les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires.<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b1800c5b91\">\n                <p><strong>Note :<\/strong> Saint-Pierre-et-Miquelon est une collectivit\u00e9 d'outre-mer de la France. En vertu de l'article 74 de la Constitution fran\u00e7aise de 1958, le statut des collectivit\u00e9s d'outre-mer est d\u00e9termin\u00e9 par des lois organiques qui pr\u00e9cisent, entre autres, les conditions d'application des lois et r\u00e8glements fran\u00e7ais. \u00c0 notre connaissance, les lois de la France s\u2019appliquent en mati\u00e8re de ch\u00e2timents corporels des enfants \u00e0 Saint-Pierre-et-Miquelon (information non confirm\u00e9e).<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>L\u00e9galit\u00e9 actuelle des ch\u00e2timents corporels<\/h3><h3>Foyer<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels sont peut-\u00eatre l\u00e9gaux dans le cadre familial, en vertu du \u00ab droit de correction \u00bb coutumier. Par exemple, en 1819, la Cour de cassation a reconnu ce droit aux parents<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> ; toutefois, dans un arr\u00eat de 1967, la Cour \u00e9nonce que ce droit ne peut s'appliquer lorsque la sant\u00e9 de l'enfant est en danger.<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> Les dispositions contre la violence et les abus \u2013 qui sont pr\u00e9vues dans le Code p\u00e9nal (entr\u00e9 en vigueur au 1er mars 1994), le Code civil, la loi n\u00b0 2007-293 du 5 mars 2007 r\u00e9formant la protection de l'enfance et la loi n\u00b0 2006-399 du 4 avril 2006 sur la violence domestique et la violence envers les enfants \u2013 ne sont pas interpr\u00e9t\u00e9es comme interdisant tout ch\u00e2timent corporel, sans exception, dans l'\u00e9ducation des enfants. Il n\u2019est pas clair si la loi relative \u00e0 l\u2019interdiction des violences \u00e9ducatives ordinaires (terme fran\u00e7ais pour les ch\u00e2timents corporels), qui a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 par le Senat en juillet 2019 et interdit tous les ch\u00e2timents corporels des enfants, s\u2019applique \u00e0 Saint-Pierre-et-Miquelon. Nous cherchons \u00e0 obtenir plus d\u2019informations.<\/p><p>En 2013, une r\u00e9clamation a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e contre la France par APPROACH Ltd (Association for the Protection of All Children), dans le cadre de la proc\u00e9dure des r\u00e9clamations collectives du Comit\u00e9 europ\u00e9en des Droits sociaux.<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a> L\u2019organisation r\u00e9clamante all\u00e8gue que la France ne respecte pas ses obligations pr\u00e9vues dans la Charte sociale europ\u00e9enne, en raison de l'absence d'interdiction explicite et efficace de tous les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants dans la famille, les \u00e9coles et autres cadres, et parce que la France n'a pas agi avec la diligence voulue pour \u00e9liminer de tels ch\u00e2timents dans la pratique. La r\u00e9clamation a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e par le Comit\u00e9 en f\u00e9vrier 2013\u00a0; elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e recevable le 2 juillet 2013. Le Comit\u00e9 a rendu sa d\u00e9cision en mars 2015. Selon ce dernier, la\u00a0 situation en France constitue une violation de l'article 17 de la Charte, car \u00ab\u00a0la l\u00e9gislation fran\u00e7aise ne pr\u00e9voit pas une interdiction suffisamment claire, contraignante et pr\u00e9cise des ch\u00e2timents corporels\u00a0\u00bb.<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a><\/p><p>En mai 2013, la France a accept\u00e9 les recommandations visant \u00e0 interdire les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants dans tous les cadres, qui avaient \u00e9t\u00e9 formul\u00e9es au cours de l'Examen p\u00e9riodique universel\u00a0 au d\u00e9but de l'ann\u00e9e 2013.<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a> Un projet d'amendement \u00e0 une nouvelle loi sur la famille qui avait pour objectif d\u2019interdire toute forme de ch\u00e2timent corporel par des personnes ayant l'autorit\u00e9 parentale \u00e9tait \u00e0 l'\u00e9tude en 2014, mais n'a pas \u00e9t\u00e9 retenu par le Parlement. En novembre 2014, la ministre de la Famille, Laurence Rossignol, a relanc\u00e9 le d\u00e9bat sur les ch\u00e2timents corporels \u00e0 la maison et \u00e0 l'\u00e9cole.<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><sup>[6]<\/sup><\/a> Or, la loi sur la protection de l'enfance vot\u00e9e en mars 2016 n'incluait pas l'interdiction des ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants.<\/p><p>Dans son premier rapport au Comit\u00e9 des Nations Unies sur les droits de l'enfant, le Bureau du D\u00e9fenseur des droits, une autorit\u00e9 constitutionnelle ind\u00e9pendante, a confirm\u00e9 que de nombreux parents consid\u00e9raient les claques et les gifles comme \u00ab inoffensives \u00bb et comme \u00ab un moyen de les \u00e9duquer \u00bb, et que de tels actes ne sont \u00ab punissables que si leur nature et leurs cons\u00e9quences d\u00e9passent les limites du \"droit de correction\" \u00bb.<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\"><sup>[7]<\/sup><\/a> Le rapport en r\u00e9clame l'interdiction dans tous les cadres, y compris le cadre familial.<\/p><p>L'article 222 de la loi sur l'\u00e9galit\u00e9 et la citoyennet\u00e9 vot\u00e9e le 22 d\u00e9cembre 2016 visait \u00e0 modifier l'article 371-1 du Code civil en d\u00e9clarant que l'autorit\u00e9 parentale doit \u00eatre exerc\u00e9e \u00ab avec tout le respect d\u00fb \u00e0 [l'enfant] et excluant tout traitement cruel, d\u00e9gradant ou humiliant, y compris tout recours \u00e0 la violence corporelle \u00bb. Cependant, le 26 janvier 2017, le Conseil constitutionnel a annul\u00e9 l'article 222, faisant valoir que la modification qui avait donn\u00e9 lieu \u00e0 l'ajout de l'article 222 au projet de loi sur l'\u00e9galit\u00e9 et la citoyennet\u00e9 n'avait aucun lien avec le texte original et \u00e9tait donc inconstitutionnelle.<\/p><p>Dans un discours o\u00f9 elle pr\u00e9sentait le nouveau plan d'action sur les violences faites aux enfants (2017-2019), la ministre des Familles, Laurence Rossignol, a r\u00e9affirm\u00e9 son engagement \u00e0 mettre fin aux ch\u00e2timents corporels dans l'\u00e9ducation des enfants. Le plan d'action contient des mesures de sensibilisation, mais ne contient pas d'engagement \u00e0 interdire les ch\u00e2timents corporels dans la l\u00e9gislation. Une strat\u00e9gie nationale de protection de l\u2019enfance (2018-2022) est en cours de pr\u00e9paration.<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\"><sup>[8]<\/sup><\/a>\u00a0<\/p><p><strong>\u00a0<\/strong><\/p><h3>Structures de protection de remplacement<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels sont l\u00e9gaux dans les autres structures d'accueil en vertu du \u00ab droit de correction \u00bb coutumier. Un document d'orientation (Cadre national pour l\u2019accueil du jeune enfant) sur la prise en charge des enfants de moins de trois ans indique que la violence n'est pas une m\u00e9thode \u00e9ducative et qu'elle ne devrait pas \u00eatre utilis\u00e9e, mais cette affirmation n'a pas \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9e en droit national.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>Garderies<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels sont l\u00e9gaux dans les services de garde de jour, en vertu du \u00ab droit de correction \u00bb coutumier. En 2003, la Cour de cassation a confirm\u00e9 l'existence de ce droit pour les nourrices et les gardien(ne)s d'enfants.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>\u00c9coles<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels ne sont pas express\u00e9ment interdits par la loi dans les \u00e9coles et la \u00ab\u00a0correction l\u00e9g\u00e8re \u00bb est tol\u00e9r\u00e9e, \u00e0 l\u2019instar de celle administr\u00e9e par les parents. En 1908, la Cour de cassation a confirm\u00e9 que les enseignants ont un \u00ab\u00a0droit de correction\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\"><sup>[9]<\/sup><\/a> ; selon un arr\u00eat de 2000, ce droit ne s'applique pas aux ch\u00e2timents corporels habituels et \u00ab\u00a0non \u00e9ducatifs\u00a0\u00bb.<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\"><sup>[10]<\/sup><\/a> Dans une affaire en 2002, la Cour de cassation a pr\u00e9cis\u00e9 qu'un enseignant n'a pas le droit de tirer les cheveux des \u00e9l\u00e8ves, ni de leur donner des coups de pied au derri\u00e8re ou de les gifler, et ce r\u00e9guli\u00e8rement, mais sans pour autant exclure tous les ch\u00e2timents corporels.<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\"><sup>[11]<\/sup><\/a><\/p><p>Selon le rapport national de la France au Comit\u00e9 europ\u00e9en des Droits sociaux en 2010, les d\u00e9cisions judiciaires ont reconnu un \u00ab droit de correction \u00bb aux parents, enseignants et \u00e9ducateurs et ont \u00e9tabli les conditions d'exercice de ce droit\u00a0: les corrections doivent \u00eatre (i) inoffensives, (ii) d'intensit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e (gifles, v\u00eatements saisis, oreilles et cheveux tir\u00e9s) et (iii) administr\u00e9es dans le but de maintenir l'ordre scolaire et la discipline.<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\"><sup>[12]<\/sup><\/a><\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>\u00c9tablissements p\u00e9nitentiaires<\/h3><p>\u00c0 l\u2019instar de la France, les ch\u00e2timents corporels comme mesures disciplinaires sont consid\u00e9r\u00e9s comme ill\u00e9gaux dans les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires, mais il n'y a pas d'interdiction explicite dans la l\u00e9gislation. Le Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale de 1994 pr\u00e9voit le respect de la dignit\u00e9 humaine (art. D.189) et interdit la violence envers les d\u00e9tenus (art. D.220). Un d\u00e9cret du 4 avril 1996 et sa circulaire d'application du 12 avril 1996 interdisent les punitions cruelles, inhumaines et d\u00e9gradantes.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>Peine criminelle<\/h3><p>Le recours aux ch\u00e2timents corporels visant \u00e0 infliger une peine pour des infractions commises est ill\u00e9gal. Les ch\u00e2timents corporels judiciaires ne sont pas pr\u00e9vus par le droit p\u00e9nal.<\/p><p>&nbsp;<\/p><p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Cour de cassation, Chambre criminelle, 17 d\u00e9cembre 1819, S. 1819-1821, chron., p. 152<\/p><p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Cour de cassation, Chambre criminelle, 21 f\u00e9vrier 1967, Bull. crim., n\u00b0 73<\/p><p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> R\u00e9clamation collective n\u00b0 92\/2013, <em>Association pour la protection de tous les enfants (APPROACH) Ltd v France<\/em><\/p><p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> R\u00e9clamation collective n\u00b0 92\/2013, A<em>ssociation pour la protection de tous les enfants (Approach) v France<\/em>, D\u00e9cision sur le bien-fond\u00e9, Adoption 12 septembre 2014, Notification du 3 novembre 2014, Publicit\u00e9 4 mars 2015, paragr. 37<\/p><p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> mardi 28 mai 2013, A\/HRC\/23\/3\/Add.1, Rapport du comit\u00e9 de travail, Addendum, paragr. 10<\/p><p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Signal\u00e9 dans <em>The Local<\/em>, 19 novembre 2014, <a href=\"http:\/\/www.thelocal.fr\/20141119\/minister-calls-for-new-debate-over-spanking-in-france\">http:\/\/www.thelocal.fr\/20141119\/minister-calls-for-new-debate-over-spanking-in-france<\/a>, consult\u00e9 le 4 d\u00e9cembre 2014<\/p><p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> <em>Rapport du D\u00e9fenseur des droits au Comit\u00e9 des Nations Unies sur les droits des enfants<\/em> - <em>27 f\u00e9vrier 2015<\/em>, paragr. 48<\/p><p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Voir \u201c<em>Une strat\u00e9gie nationale de protection de l'enfance pr\u00e9sent\u00e9e en mai<\/em>\u201c, disponible a <a href=\"https:\/\/www.ouest-france.fr\/education\/parents-enfants\/une-strategie-nationale-de-protection-de-l-enfance-presentee-en-mai-5502067\">https:\/\/www.ouest-france.fr\/education\/parents-enfants\/une-strategie-nationale-de-protection-de-l-enfance-presentee-en-mai-5502067<\/a>, consulte le 15 f\u00e9vrier 2018<\/p><p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Cour de cassation, Chambre criminelle, vendredi 4 d\u00e9cembre 1908, Bull. crim., n\u00b0 482<\/p><p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> Cour d'appel de Nancy, 17 janvier 2000<\/p><p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Cour de cassation, Chambre criminelle, 26 novembre 2002, affaire n\u00b0 02-81727<\/p><p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> 16 d\u00e9cembre 2010, RAP\/RCha\/FR\/X (2010), p. 54-55<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b1800c5b92\">\n                <h3>Examen p\u00e9riodique universel du bilan de la France en mati\u00e8re de droits de l\u2019homme<\/h3><p>La situation de la France a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e lors du premier cycle de l'Examen p\u00e9riodique universel en 2008 (2eme session). Aucune recommandation n'a \u00e9t\u00e9 faite concernant les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants.<\/p><p>Le deuxi\u00e8me cycle de l'Examen p\u00e9riodique universel a eu lieu en 2013 (15eme session). Les membres du groupe de travail ont formul\u00e9 les recommandations suivantes\u00a0:<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a><\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab\u2009Prendre toutes les mesures juridiques n\u00e9cessaires pour interdire express\u00e9ment les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants dans tous les cadres, y compris dans la famille, les \u00e9coles et les \u00e9tablissements (Uruguay)\u2009;<\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab\u2009Introduire une l\u00e9gislation interdisant express\u00e9ment tous les ch\u00e2timents corporels \u00e0 l\u2019\u00e9gard des enfants, comme l\u2019a recommand\u00e9 le Comit\u00e9 des droits de l'enfant (Finlande)\u2009;<\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab\u2009Envisager d\u2019adopter des dispositions interdisant express\u00e9ment les ch\u00e2timents corporels \u00e0 l\u2019\u00e9gard des enfants (Pologne).\u2009\u00bb<\/p><p>Le gouvernement a accept\u00e9 les recommandations.<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> Le rapport de suivi \u00e0 mi-parcours, publie en 2016, fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la d\u00e9cision de 2015 du Comit\u00e9 europ\u00e9en des droits sociaux qui a trouv\u00e9 la France en non-conformit\u00e9 avec la Charte et souligne le d\u00e9saccord du gouvernement avec cette d\u00e9cision, d\u00e9clarant que \u00ab\u00a0l\u2019\u00e9tat du droit applicable prot\u00e8ge les enfants contre l\u2019usage de toute violence\u00a0\u00bb.<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>\u00a0<\/p><p>L\u2019examen du troisi\u00e8me cycle a eu lieu en 2018 (29eme session). Les recommandations suivants furent \u00e9tendues:<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a><\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab\u00a0Interdire explicitement les ch\u00e2timents corporels dans tous les cadres, y compris dans le cadre familial et en milieu de garde (Liechtenstein) ;<\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab\u00a0Adopter une disposition l\u00e9gislative interdisant explicitement toutes les formes de ch\u00e2timents corporels des enfants et sanctionner les auteurs de telles violences (Su\u00e8de) ;<\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab\u00a0Interdire clairement et explicitement les ch\u00e2timents corporels des enfants dans tous les cadres, y compris \u00e0 la maison (Uruguay) ;<\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab\u00a0Interdire express\u00e9ment tous les ch\u00e2timents corporels des enfants dans tous les cadres (Andorre) ;<\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab\u00a0Interdire explicitement les ch\u00e2timents corporels dans tous les cadres afin de renforcer encore la protection des enfants (Danemark) ;<\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab\u00a0Interdire explicitement les ch\u00e2timents corporels des enfants dans tous les contextes, y compris \u00e0 la maison (Estonie)\u00a0\u00bb<\/p><p>Le gouvernement a partiellement accept\u00e9 les recommandations ci-dessus, d\u00e9clarant qu\u2019il approuvait de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale \u201cl\u2019esprit et la lettre\u201d des recommandations qu\u2019il acceptait partiellement mais ne pouvait les mettre en \u0153uvre pleinement, \u00ab\u00a0soit parce qu\u2019une moiti\u00e9 de la recommandation ne peut pas \u00eatre accept\u00e9e tandis que l\u2019autre peut \u00eatre mise en \u0153uvre, soit parce que des obstacles juridiques ou constitutionnelles emp\u00eachent une mise en \u0153uvre compl\u00e8te de la recommandation\u00a0\u00bb.<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a> En ce qui est des recommandations faites sur les ch\u00e2timents corporels, la France a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019elle s\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 dot\u00e9e d\u2019un \u00ab\u00a0corpus l\u00e9gislatif p\u00e9nal incriminant et r\u00e9primant s\u00e9v\u00e8rement toute forme de violences commises \u00e0 l\u2019encontre de mineurs\u00a0\u00bb et a soulign\u00e9 que, pour les parents qui ont eu recours aux punitions corporelles, \u00ab\u00a0la solution n\u2019est pas de les envoyer devant le juge (\u2026) Promouvoir une \u00e9ducation sans violence, c\u2019est avant tout un travail de conviction et d\u2019\u00e9volution collective de la soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb.<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><sup>[6]<\/sup><\/a> Le gouvernement s\u2019est \u00e9galement engag\u00e9e \u00e0 soumettre un rapport de suivi \u00e0 mi-parcours d\u2019ici 2021.<sup> <a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a><\/sup><\/p><p>&nbsp;<\/p><p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> 21 mars 2013, A\/HRC\/23\/3, Rapport du groupe de travail, paragr. 120 (116), 120 (117) et 120 (118)<\/p><p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Mardi 28 mai 2013, A\/HRC\/23\/3\/Add.1, Rapport du groupe de travail\u00a0: Additif, paragr. 10<\/p><p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> [2016], Rapport national de suivi \u00e0 mi-parcours, p. 69-70<\/p><p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> 11 avril 2018, A\/HRC\/38\/4, Rapport du groupe de travail, paragr. 145(236), 145(237), 145(238), 145(239), 145(240) and 145(241)<\/p><p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> 10 mai 2018, A\/HRC\/38\/4\/Add.1, Rapport du groupe de travail\u00a0: Additif, paragr. 5 et 28<\/p><p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Mars 2018, Annexe a l\u2019Additif : les r\u00e9ponses de la France aux recommandations de l\u2019EPU<\/p><p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> 10 mai 2018, A\/HRC\/38\/4\/Add.1, Rapport du groupe de travail : Additif, paragr. 36<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b1800c5b93\">\n                <h3>Recommandations par les organes de trait\u00e9s<\/h3><p><strong>Note :<\/strong> Il semble que la Convention relative aux droits de l'enfant, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou d\u00e9gradants, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte international relatif aux droits \u00e9conomiques, sociaux et culturels, la Convention sur l'\u00e9limination de toutes les formes de discrimination \u00e0 l'\u00e9gard des femmes, la Convention relative aux droits des personnes handicap\u00e9es et la Charte sociale europ\u00e9enne sont applicables \u00e0 Saint-Pierre-et-Miquelon, comme ils le sont en France.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3><em>Comit\u00e9 des droits de l'enfant<\/em><\/h3><p>(29 janvier 2016, CRC\/C\/FRA\/CO\/5 Version pr\u00e9liminaire non \u00e9dit\u00e9e, Observations finales sur le cinqui\u00e8me rapport, paragr. 6 et 44)<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 recommande \u00e0 l'\u00c9tat d'adopter toutes les mesures n\u00e9cessaires pour donner suite aux recommandations ant\u00e9rieures qui ont \u00e9t\u00e9 partiellement, insuffisamment ou aucunement appliqu\u00e9es (CRC\/C\/FRA\/CO\/4), telles que celles relatives aux ch\u00e2timents corporels, \u00e0 l'\u00e2ge minimum de la responsabilit\u00e9, au syst\u00e8me de justice pour mineurs et aux enfants migrants non accompagn\u00e9s, et regrette en particulier que l'\u00c9tat n'ait pas retir\u00e9 sa r\u00e9serve concernant l'article 30 et ses deux d\u00e9clarations li\u00e9es aux articles 6 et 40.<\/p><p>\u00ab\u00a0Le Comit\u00e9 recommande de nouveau \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie d\u2019interdire express\u00e9ment les ch\u00e2timents corporels dans tous les contextes, y compris dans la famille, \u00e0 l\u2019\u00e9cole, dans les structures de garde d\u2019enfants et dans le cadre de la protection de remplacement (CRC\/C\/FRA\/CO\/4, par. 58). \u00c0 la lumi\u00e8re de son observation g\u00e9n\u00e9rale n\u00b0 8 (2006) sur le droit de l\u2019enfant \u00e0 une protection contre les ch\u00e2timents corporels (...), le Comit\u00e9 rappelle \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie qu\u2019aucune violence \u00e0 l\u2019\u00e9gard des enfants n\u2019est justifiable et que les ch\u00e2timents corporels constituent une forme de violence, toujours d\u00e9gradante et \u00e9vitable, et le prie instamment de promouvoir des formes positives, non violentes et participatives d\u2019\u00e9ducation et de discipline, notamment par des campagnes d\u2019\u00e9ducation du public.\u00a0\u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><p><em>Comit\u00e9 des droits de l'enfant<\/em><\/p><p>(22 juin 2009, CRC\/C\/FRA\/CO\/4, Observations finales sur les troisi\u00e8me et quatri\u00e8me rapports, paragr. 6, 57 et 58)<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 regrette que certaines des pr\u00e9occupations et recommandations qu'il a formul\u00e9es lors de l\u2019examen du deuxi\u00e8me rapport p\u00e9riodique n'aient pas \u00e9t\u00e9 suffisamment prises en compte, notamment celles qui avaient trait aux ... ch\u00e2timents corporels...<\/p><p>\u00ab Tout en prenant note de l'affirmation de l'\u00c9tat partie selon laquelle toutes les formes de ch\u00e2timents corporels physiques sont interdites dans le Code p\u00e9nal fran\u00e7ais, le Comit\u00e9 note une nouvelle fois avec pr\u00e9occupation que les ch\u00e2timents corporels, en particulier \u00e0 la maison, mais aussi \u00e0 l\u2019\u00e9cole, restent tr\u00e8s r\u00e9pandus, notamment dans les d\u00e9partements et territoires d\u2019outre-mer, et qu\u2019il n\u2019existe toujours aucune disposition sp\u00e9cifique interdisant explicitement le recours aux ch\u00e2timents corporels \u00e0 l\u2019encontre des enfants.<\/p><p>\u00ab R\u00e9it\u00e9rant sa pr\u00e9c\u00e9dente recommandation, et conform\u00e9ment \u00e0 son Observation g\u00e9n\u00e9rale n\u00b0 8 (2006), le Comit\u00e9 recommande \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie d\u2019interdire explicitement les ch\u00e2timents corporels dans tous les contextes, y compris dans la famille, \u00e0 l\u2019\u00e9cole et dans les institutions et autres \u00e9tablissements accueillant des enfants, de renforcer les activit\u00e9s de sensibilisation dans ce domaine et de promouvoir le principe d\u2019une \u00e9ducation sans violence, conform\u00e9ment au paragraphe 2 de l\u2019article 28 de la Convention. Le Comit\u00e9 recommande en outre \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie de donner suite \u00e0 la campagne men\u00e9e par le Conseil de l\u2019Europe pour parvenir \u00e0 l\u2019interdiction compl\u00e8te de toutes les formes de ch\u00e2timents corporels.\u00a0\u00bb<\/p><p><em>\u00a0<\/em><\/p><p><em>Comit\u00e9 des droits de l'enfant<\/em><\/p><p>(30 juin 2004, CRC\/C\/15\/Add.240, Observations finales sur le deuxi\u00e8me rapport, paragr. 38 et 39)<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 se f\u00e9licite de ce que l\u2019\u00c9tat partie consid\u00e8re les ch\u00e2timents corporels comme totalement inacceptables. Il demeure pr\u00e9occup\u00e9, toutefois, de ce que les ch\u00e2timents corporels ne soient pas express\u00e9ment interdits au sein de la famille, \u00e0 l\u2019\u00e9cole, dans les institutions et autres \u00e9tablissements accueillant des enfants.\u00a0\u00bb<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 recommande \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie d\u2019interdire express\u00e9ment les ch\u00e2timents corporels au sein de la famille, \u00e0 l\u2019\u00e9cole, dans les institutions et autres \u00e9tablissements accueillant des enfants. Il lui recommande en outre de sensibiliser la population et de pr\u00e9coniser des formes positives, non-violentes, de discipline, en particulier dans la famille, \u00e0 l\u2019\u00e9cole et dans les \u00e9tablissements de soins conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 28, paragraphe 2, de la Convention.\u00a0\u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><p><em>Comit\u00e9 des droits de l'enfant<\/em><\/p><p>(25 avril 1994, CRC\/C\/15\/Add.20, Observations finales sur le rapport initial, paragr. 24)<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 souhaite \u00e9galement sugg\u00e9rer un effort suppl\u00e9mentaire de sensibilisation et d'\u00e9ducation afin de pr\u00e9venir la violence et les ch\u00e2timents corporels \u00e0 l'encontre des enfants. \u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3><em>Comit\u00e9 europ\u00e9en des droits sociaux<\/em><\/h3><p>(janvier 2012, Conclusions 2011)<\/p><p>\u00ab Dans sa conclusion pr\u00e9c\u00e9dente (Conclusions 2005), le Comit\u00e9 a jug\u00e9 la situation non conforme \u00e0 la Charte au motif que tous les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants n\u2019\u00e9taient pas interdits. Il note \u00e0 ce sujet que, selon le rapport du Comit\u00e9 gouvernemental adress\u00e9 au Comit\u00e9 des Ministres (TS-G (2005) 25, \u00a778), aucun texte sp\u00e9cifique n\u2019interdit les ch\u00e2timents corporels, mais le Code p\u00e9nal r\u00e9prime tout acte de violence. Les autorit\u00e9s fran\u00e7aises consid\u00e8rent qu\u2019il n\u2019y a pas lieu de l\u00e9gif\u00e9rer davantage.<\/p><p>\u00ab Dans sa pr\u00e9c\u00e9dente conclusion, le Comit\u00e9 a demand\u00e9 quelles \u00e9taient les implications de la d\u00e9cision juridictionnelle de 2000 selon laquelle le \u00ab droit de correction \u00bb des enseignants et des parents ne couvrait pas les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s de fa\u00e7on r\u00e9p\u00e9t\u00e9e et sans but \u00e9ducatif. D\u2019apr\u00e8s le rapport, quelques d\u00e9cisions juridictionnelles ont admis l\u2019emploi du \u00ab droit de correction \u00bb par les parents, les enseignants et les \u00e9ducateurs, \u00e0 condition qu\u2019il soit inoffensif, mod\u00e9r\u00e9 (tapes, v\u00eatements saisis au col, oreilles et cheveux tir\u00e9s) et qu\u2019il vise \u00e0 maintenir l\u2019ordre scolaire et la discipline. Si l\u2019objectif est d\u2019humilier l\u2019\u00e9l\u00e8ve, si la correction entra\u00eene des dommages physiques ou si elle para\u00eet trop d\u00e9gradante, les tribunaux ont tendance \u00e0 condamner l\u2019adulte coupable de ces gestes.<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 rel\u00e8ve dans une autre source que, selon une enqu\u00eate de l\u2019Union des familles en Europe (UFE) \u2013 qui regroupe 2 000 grands-parents, parents et enfants \u2013, 96\u00a0% des enfants ont d\u00e9j\u00e0 eu une fess\u00e9e et que 84\u00a0% des grands-parents et 87\u00a0% des parents reconnaissent avoir administr\u00e9 un ch\u00e2timent corporel. Un parent sur dix a reconnu avoir puni ses enfants avec un \u00ab martinet \u00bb (un petit fouet)\u00a0; 30 % des enfants ont d\u00e9clar\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 punis avec un martinet. Les ch\u00e2timents corporels sont l\u00e9gaux dans les structures d\u2019accueil alternatives, en vertu du \u00ab droit de correction \u00bb traditionnel. En 2003, la Cour de cassation a confirm\u00e9 que les nourrices et baby-sitters b\u00e9n\u00e9ficiaient d\u2019un droit de correction.<\/p><p>\u00ab D\u2019apr\u00e8s le rapport, une proposition de loi visant \u00e0 inscrire l\u2019interdiction\u00a0 des ch\u00e2timents corporels, dont la fess\u00e9e, dans le Code civil, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale en 2010. Le Comit\u00e9 demande \u00e0 \u00eatre inform\u00e9 de son issue.<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 rappelle que, pour se conformer \u00e0 l\u2019article 17 en ce qui concerne les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants, il faut que le droit interne des \u00c9tats contienne des dispositions qui permettent d\u2019interdire et de sanctionner toute forme de violence \u00e0 l\u2019\u00e9gard des enfants, c.-\u00e0-d. tout acte ou comportement susceptible de porter atteinte \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 physique, \u00e0 la dignit\u00e9, au d\u00e9veloppement ou \u00e0 l\u2019\u00e9panouissement psychique de l\u2019enfant. Ces dispositions doivent \u00eatre suffisamment claires, contraignantes et pr\u00e9cises pour ne pas laisser au juge la possibilit\u00e9 de refuser d\u2019en faire application aux violences contre les enfants. Par ailleurs, l\u2019\u00c9tat doit agir avec diligence pour \u00e9liminer concr\u00e8tement les violences proscrites.<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 estime que la situation, qu\u2019il a pr\u00e9c\u00e9demment jug\u00e9e non conforme \u00e0 la Charte, n\u2019a pas chang\u00e9. Il r\u00e9it\u00e8re donc son constat de non-conformit\u00e9 sur ce point.<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 conclut que la situation de la France n\u2019est pas conforme \u00e0 l\u2019article 17\u00a71 de la Charte, aux motifs que :<\/p><p>- toutes les formes de ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants ne sont pas interdites ... \u00bb<\/p><p><em>\u00a0<\/em><\/p><p><em>Comit\u00e9 europ\u00e9en des droits sociaux<\/em><\/p><p>(mars 2005, Conclusions 2005)<\/p><p>\u00ab Dans la pr\u00e9c\u00e9dente conclusion, le Comit\u00e9 a not\u00e9 que le Code p\u00e9nal interdit d'user de violence \u00e0 l'encontre d'une personne et pr\u00e9voit des peines plus lourdes lorsque la victime a moins de 15 ans ou lorsque l'auteur des faits a des liens de parent\u00e9 avec l'enfant ou exerce une autorit\u00e9 sur lui, mais qu'il ne couvre pas n\u00e9cessairement toutes les formes de ch\u00e2timents corporels, situation qu\u2019il a jug\u00e9e non conforme \u00e0 la Charte r\u00e9vis\u00e9e. Rien dans le rapport n\u2019indique que cette situation ait chang\u00e9. Le Comit\u00e9 note que les ch\u00e2timents corporels ne sont toujours pas interdits au foyer ni dans les structures et autres lieux de garde d'enfants. La situation n'est donc pas conforme \u00e0 la Charte r\u00e9vis\u00e9e.<\/p><p>\u00ab\u00a0Il rel\u00e8ve, d\u2019apr\u00e8s une autre source, qu'un arr\u00eat de 1889 de la Cour de Cassation a admis un droit de correction pour les enseignants comme pour les parents. Une d\u00e9cision juridictionnelle de 2000 a indiqu\u00e9 que ce droit ne couvrait pas les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s de fa\u00e7on r\u00e9p\u00e9t\u00e9e et sans but \u00e9ducatif. Le Comit\u00e9 demande que le prochain rapport fournisse des explications sur les implications de la d\u00e9cision juridictionnelle de 2000 concernant le recours aux ch\u00e2timents corporels au foyer.<\/p><p>\u2026<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 conclut que la situation en France n'est pas conforme \u00e0 l'article 17\u00a71 de la Charte r\u00e9vis\u00e9e au motif que :<\/p><p>- toutes les formes de ch\u00e2timents corporels envers les enfants ne sont pas interdites... \u00bb<\/p><p><em>\u00a0<\/em><\/p><p><em>Comit\u00e9 europ\u00e9en des droits sociaux<\/em><\/p><p>(1er octobre 2003, Conclusions 2003, vol. 1, page 173)<\/p><p>\u00ab En ce qui concerne les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants, le Comit\u00e9 note que, selon le rapport, il n\u2019est pas formellement proscrit d\u2019y avoir recours \u00e0 la maison, \u00e0 l\u2019\u00e9cole ou dans d\u2019autres institutions. M\u00eame si le Code p\u00e9nal interdit d\u2019user de violence \u00e0 l\u2019encontre d\u2019une personne et pr\u00e9voit des peines plus lourdes lorsque la victime a moins de 15 ans ou lorsque l\u2019auteur des faits a des liens de parent\u00e9 avec l\u2019enfant ou exerce une autorit\u00e9 sur lui. Le Comit\u00e9 observe que ces dispositions du Code p\u00e9nal ne couvrent pas n\u00e9cessairement toutes les formes de ch\u00e2timents corporels et juge donc la situation non conforme \u00e0 la Charte r\u00e9vis\u00e9e...<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 conclut que la situation en France n'est pas conforme \u00e0 l'article 17\u00a71 de la Charte r\u00e9vis\u00e9e, car les ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants ne sont pas interdits. \u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><p><em>Comit\u00e9 europ\u00e9en des droits sociaux<\/em><\/p><p>(1er janvier 2001, Conclusions XV-2 vol. 1, pages 220-225)<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 souhaite savoir si la l\u00e9gislation interdit toutes les formes de ch\u00e2timents corporels inflig\u00e9s aux enfants, dans les \u00e9coles, dans les institutions, \u00e0 la maison et ailleurs ... \u00bb<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b1800c5b94\">\n                <h3>\u00c9tudes sur la pr\u00e9valence\/attitudinales au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es<\/h3><p>Aucune \u00e9tude recens\u00e9e.<\/p>            <\/div>\n            <\/div>\n<\/div><\/div><\/div>\n\n                <\/section>\n            <\/div>\n                    <\/div>\n    \n            <div class=\"separator- glacier-section\" style=\"padding-top: 45px; padding-bottom: 45px; \" id=\"section-5c36337fa2828\">\n            <div class=\"container\">\n                <section>\n                    \n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-12 col-md-9\" style=\"background: transparent  \">\n\t<div class=\"text-block shortcode-container\" >\n\t<p>Ce document a \u00e9t\u00e9 traduit par notre partenaire, <em>Translators without Borders<\/em>. Pour tous commentaires ou corrections sur le contenu ou la traduction, veuillez s\u2019il vous plait envoyer un email \u00e0 <a href=\"mailto:info@endcorporalpunishment.org\">info@endcorporalpunishment.org<\/a>.<\/p><\/div><\/div>\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-6 col-md-3\" style=\"background: transparent  \">\n\t<div class=\"feature-box text-center media-box \">\n    <div class=\"fbox-media\">\n                    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-no-retina src=\"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-content\/uploads\/misc\/Translators_without_Borders-312x88.png\" alt=\"Translators_without_Borders\" width=\"312\" height=\"88\" class=\"img-responsive\" \/>\n        \t<\/div>\n\t<div class=\"fbox-desc\">\n        <h2><\/h2>\n        <span class=\"subtitle\"><\/span>\n        \n    <\/div>\n<\/div><\/div><\/div>\n\n                <\/section>\n            <\/div>\n                    <\/div>\n    <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Read in English Ch\u00e2timents corporels des enfants \u00e0 Saint-Pierre-et-Miquelon DERNI\u00c8RE MISE \u00c0 JOUR : ao\u00fbt 2019&nbsp; R\u00e9sum\u00e9 L\u00e9galit\u00e9 EPU Organes des trait\u00e9s Etudes R\u00e9sum\u00e9 des r\u00e9formes juridiques n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019obtention d\u2019une interdiction totaleL\u2019interdiction reste \u00e0 \u00eatre appliqu\u00e9e dans le cadre familial, les autres structures d\u2019accueil, les gardes de jour, les \u00e9coles et les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires.Il [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"parent":1301,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"class_list":["post-13080","page","type-page","status-publish","hentry"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/13080","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13080"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/13080\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14914,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/13080\/revisions\/14914"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1301"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13080"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}