{"id":13128,"date":"2019-06-05T11:19:58","date_gmt":"2019-06-05T10:19:58","guid":{"rendered":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/?page_id=13128"},"modified":"2019-06-05T13:38:42","modified_gmt":"2019-06-05T12:38:42","slug":"senegal-fr","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/reports-on-every-state-and-territory\/senegal-fr\/","title":{"rendered":"Senegal FR"},"content":{"rendered":"<p>\n            <div class=\"separator- glacier-section\"  id=\"section-69d7b181f00ed\">\n            <div class=\"container\">\n                <section>\n                    \n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-4\" style=\"background: transparent  center center no-repeat scroll;\">\n\t\n\n\n<a href=\"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/reports-on-every-state-and-territory\/senegal\/\" target=\"_blank\" style=\"border-radius: 100px;\" class=\"btn btn-default btn-lg \">\n    Read in English<\/a>\n\n<\/div>\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-8\" style=\"background: transparent  \">\n\t\n<div class=\"heading-block text-left heading-block-line\">\n\t<h2 class=\"special-heading\" >Ch\u00e2timents corporels des enfants au S\u00e9n\u00e9gal<\/h2>\n\t<\/div><\/div><\/div>\n\n\n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-12\" style=\"background: transparent  \">\n\t<div class=\"text-block shortcode-container\" >\n\t<p>DERNI\u00c8RE MISE \u00c0 JOUR : f\u00e9vrier 2018<\/p><p>&nbsp;<\/p><\/div><\/div><\/div>\n\n\n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-12\" style=\"background: transparent  \">\n\t\n<div class=\"vertical\">    <ul class=\"nav nav-tabs\" role=\"tablist\">\n                    <li class=\"active\"><a href=\"#tabs-69d7b181f0be20\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> R\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b181f0be21\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> L\u00e9galit\u00e9 <\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b181f0be22\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> EPU<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b181f0be23\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> Organes des trait\u00e9s<\/a><\/li>\n                    <li ><a href=\"#tabs-69d7b181f0be24\" role=\"tab\" data-toggle=\"tab\"> Etudes<\/a><\/li>\n            <\/ul>\n\n    <div class=\"tab-content\">\n                    <div class=\"tab-pane active\" id=\"tabs-69d7b181f0be20\">\n                <h3>R\u00e9sum\u00e9 des r\u00e9formes juridiques n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019obtention d\u2019une interdiction totale<\/h3><p>L'interdiction n'a pas encore \u00e9t\u00e9 obtenue au sein du foyer, dans les structures d'accueil, dans les services de garde de jour, dans les \u00e9coles et dans les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires.<\/p><p>L\u2019article 285 du Code de la famille confirme le droit de toute personne titulaire de l\u2019autorit\u00e9 parentale de corriger un enfant. L\u2019acceptation quasi universelle d\u2019un certain degr\u00e9 de violence dans l\u2019\u00e9ducation des enfants n\u00e9cessite de clarifier dans les textes juridiques que les ch\u00e2timents corporels, quelle que soit leur s\u00e9v\u00e9rit\u00e9, ne sont ni acceptables ni l\u00e9gaux. La d\u00e9fense juridique en faveur de l\u2019utilisation des ch\u00e2timents corporels pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article 285 du Code de la famille devra \u00eatre abrog\u00e9e, et une interdiction explicite de tous les ch\u00e2timents corporels devra \u00eatre adopt\u00e9e en ce qui concerne les parents et toutes les personnes d\u00e9tenant l\u2019autorit\u00e9 parentale.<\/p><p><em>Structures d'accueil<\/em> \u2013 Une interdiction devrait \u00eatre adopt\u00e9e par le biais d\u2019une loi applicable \u00e0 toutes les structures d'accueil (familles d'accueil, institutions, refuges, garde d'urgence).<\/p><p><em>Services de garde de jour<\/em> \u2013 Les ch\u00e2timents corporels devraient \u00eatre interdits dans tous les services d'accueil de la petite enfance (garderies, cr\u00e8ches, maternelles, centres familiaux, etc.) et dans tous les services de garde de jour des enfants plus \u00e2g\u00e9s (centres de garde, services de garde apr\u00e8s l'\u00e9cole, baby-sitters etc.).<\/p><p><em>\u00c9coles<\/em> \u2013 Les ch\u00e2timents corporels devraient \u00eatre interdits dans toutes les \u00e9coles, publiques et priv\u00e9es, pour les enfants de tout \u00e2ge.<\/p><p><em>\u00c9tablissements p\u00e9nitentiaires <\/em>\u2013 Une interdiction des ch\u00e2timents corporels en tant que mesure disciplinaire devrait \u00eatre adopt\u00e9e dans tous les \u00e9tablissements accueillant les enfants en conflit avec la loi, en plus de l'abrogation de tous les arguments juridiques justifiant leur utilisation.<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b181f0be21\">\n                <h3>L\u00e9galit\u00e9 actuelle des ch\u00e2timents corporels<\/h3><h3>Foyer<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels sont autoris\u00e9s au sein du foyer. L\u2019article 285 du Code de la famille donne un \u00ab\u00a0droit de correction \u00bb \u00e0 l\u2019encontre d\u2019un enfant \u00e0 la personne qui d\u00e9tient l\u2019autorit\u00e9 paternelle\u00a0: \u00ab\u00a0Celui qui exerce la puissance paternelle peut infliger \u00e0 l\u2019enfant r\u00e9primandes et corrections dans la mesure compatible avec son \u00e2ge et\u00a0l\u2019amendement de sa conduite\u00a0\u00bb. Selon les articles 277 et 281, la puissance paternelle est exerc\u00e9e par le p\u00e8re uniquement, ou de fa\u00e7on alternative par la m\u00e8re.<\/p><p>Les articles 298 et 299 du Code p\u00e9nal de 1977 (modifi\u00e9 en 2016) punissent le fait de causer des blessures et porter des coups \u00e0 un enfant au-dessous de l\u2019\u00e2ge de quinze ans accomplis, de m\u00eame que le recours \u00e0 la violence et aux voies de fait. Les punitions sont plus s\u00e9v\u00e8res lorsque les coupables sont les parents ou toutes autres personnes ayant autorit\u00e9 sur l\u2019enfant ou ayant sa garde. Toutefois, ces dispositions ne prot\u00e8gent les enfants que contre les punitions d\u2019une certaine s\u00e9v\u00e9rit\u00e9, c\u2019est \u00e0 dire lorsqu\u2019elles sont per\u00e7ues comme causant une blessure. Les ch\u00e2timents corporels qui ne semblent pas causer des blessures physiques sont autoris\u00e9s en vertu du \u00ab\u00a0droit de correction pr\u00e9vu au Code de la famille\u00a0\u00bb pr\u00e9cit\u00e9.<\/p><p>Dans son rapport au Comit\u00e9 des droits de l\u2019enfant dat\u00e9 de 2012, le Gouvernement a fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un Plan d\u2019Action National sur la r\u00e9forme l\u00e9gale pour l'incrimination des ch\u00e2timents corporels et de toutes formes de violences faites aux enfants<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>. Dans son rapport sur la protection des enfants contre les ch\u00e2timents corporels pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l'Examen p\u00e9riodique universel (EPU) en 2013, le Gouvernement d\u00e9clarait qu'il avait con\u00e7u un \u00ab\u00a0Plan d\u2019action national sur la r\u00e9forme l\u00e9gale pour l\u2019incrimination des ch\u00e2timents corporels et de toutes formes de violences faites aux enfants \u00bb<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>. Toutefois apr\u00e8s l'examen en question, seule une recommandation d'interdiction explicite des ch\u00e2timents corporels par le biais de la r\u00e9vision du Code de la famille afin de lutter contre les ch\u00e2timents corporels a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e, et accept\u00e9e par le Gouvernement<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>. Le Comit\u00e9 pour l'\u00e9limination de la discrimination \u00e0 l'\u00e9gard des femmes a en 2015 demande au gouvernement s\u2019il envisageant modifier l\u2019article 285 du Code de la Famille afin d\u2019interdire les ch\u00e2timents corporels dans le foyer.<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a> En r\u00e9ponse, le gouvernement a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il existait des punitions s\u00e9v\u00e8res pour les actes de ch\u00e2timents corporels et que les services sociaux du Minist\u00e8re de la Justice avaient le\u00a0 pouvoir de proposer des mesures afin de prot\u00e9ger les enfants victimes de ch\u00e2timents corporels.<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a><\/p><p>Dans un document de janvier 2016 adress\u00e9 au Comit\u00e9 des Droits de l\u2019Enfant, le gouvernement a d\u00e9clar\u00e9 que \u00ab\u00a0des dispositions ont \u00e9t\u00e9 prises dans le projet de code de l\u2019enfant pour rendre effective l\u2019interdiction des ch\u00e2timents corporels, m\u00eame au sein de la famille.\u00a0\u00bb <a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><sup>[6]<\/sup><\/a> Le projet de Code inclut en effet des dispositions cherchant \u00e0 interdite les ch\u00e2timents corporels (articles 14 et 45), mais en mars 2016, le projet n\u2019abrogeait pas le \u00ab\u00a0droit de correction\u00a0\u00bb inclus dans le Code de la Famille. En f\u00e9vrier 2017, le gouvernement a rapport\u00e9 qu\u2019il comptait \u201csupprimer express\u00e9ment l\u2019article 285 du Code de la Famille sur les ch\u00e2timents corporels tol\u00e9r\u00e9s au sein de la famille.\u00a0\u00bb <a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\"><sup>[7]<\/sup><\/a> Mais en mai 2017, il ne semblait y avoir aucun projet formel d\u2019abroger le \u00ab\u00a0droit de correction\u00a0\u00bb, et le processus l\u00e9gislatif est en pause du fait de nouvelles dispositions controvers\u00e9e sur la succession.<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\"><sup>[8]<\/sup><\/a><\/p><h3>Structures de protection de remplacement<\/h3><p>Il n\u2019y a pas d\u2019interdiction explicite des ch\u00e2timents corporels dans les structures d'accueil. Il n\u2019est pas clair si le droit de \u00ab corriger \u00bb un enfant, pr\u00e9vu \u00e0 l'article 285 du Code de la famille de 1989, est applicable aux personnes en charge d\u2019un enfant dans les structures d\u2018accueil.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>Garderies<\/h3><p>Il n\u2019y a pas d\u2019interdiction explicite des ch\u00e2timents corporels dans les structures d'accueil. Il n\u2019est pas clair si le droit de \u00ab corriger \u00bb un enfant, pr\u00e9vu \u00e0 l'article 285 du Code de la famille de 1989, est applicable aux personnes en charge d\u2019un enfant dans les services de garde de la petite enfance et dans les services de garde de jour des enfants plus \u00e2g\u00e9s.<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>\u00c9coles<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels sont interdits dans les \u00e9coles pour enfants \u00e2g\u00e9s de 6 \u00e0 14 ans par le D\u00e9cret No. 79-11.65 1979, mais il n'existe aucune interdiction explicite pour les autres \u00e9coles, o\u00f9 le droit de \u00ab corriger \u00bb un enfant selon l'article 285 du Code de la famille de 1989 (voir \u00ab Foyer \u00bb), s'applique potentiellement. Lors de l'EPU du S\u00e9n\u00e9gal en 2009, le Gouvernement a d\u00e9clar\u00e9 que les ch\u00e2timents corporels \u00e9taient interdits dans les \u00e9coles coraniques<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\"><sup>[9]<\/sup><\/a>, mais il n'a donn\u00e9 aucun d\u00e9tail sur la loi correspondante. En 2017, le gouvernement a d\u00e9clar\u00e9 au Comit\u00e9 africain d'experts sur les droits et le bien-\u00eatre de l'enfant qu\u2019il consid\u00e9rait des reformes afin de r\u00e9guler les \u00e9coles coraniques. Il semble toutefois que le processus soit trouble par des pressions religieuses. <a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\"><sup>[10]<\/sup><\/a> Lors de l'examen du S\u00e9n\u00e9gal en mai 2018, le Comit\u00e9 contre la torture s'est d\u00e9clar\u00e9 pr\u00e9occup\u00e9 par l'absence de r\u00e9glementation autour des \u00e9coles coraniques.<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\"><sup>[11]<\/sup><\/a> Le projet de loi a \u00e9t\u00e9 valid\u00e9 par le gouvernement en juin 2018, pour \u00eatre bient\u00f4t pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l'Assembl\u00e9e nationale.<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\"><sup>[12]<\/sup><\/a><\/p><p>Le gouvernement a d\u00e9clar\u00e9 en 2015 que les actes de violence par les professeurs \u00e9taient soumis \u00e0 de s\u00e9v\u00e8res sanctions p\u00e9nales, notant en particulier la Loi n\u00b099-05 du 29 janvier 1999 modifiant le Code p\u00e9nal en ses articles 299 bis, 300, 319, 320, 320 bis, 323, 324, 327, ainsi qu\u2019\u00e0 des sanctions administratives. <a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\"><sup>[13]<\/sup><\/a><\/p><p>&nbsp;<\/p><h3>\u00c9tablissements p\u00e9nitentiaires<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels sont consid\u00e9r\u00e9s ill\u00e9gaux en tant que mesure disciplinaire dans les \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires, mais il n\u2019existe pas d\u2019interdiction explicite. L\u2019article 100 du D\u00e9cret No. 2001 (relatif \u00e0 la proc\u00e9dure de mise en \u0153uvre et d\u2019ajustement des sanctions) applicable aux prisons, stipule que \u00ab\u00a0le personnel des institutions p\u00e9nitentiaires peut seulement user de force envers un d\u00e9tenu en cas de r\u00e9sistance violente (par le d\u00e9tenu) ou dans le cas d\u2019inertie face aux ordres donn\u00e9s\u00a0\u00bb. Une r\u00e9vision de la justice p\u00e9nale des mineurs est en cours<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\"><sup>[14]<\/sup><\/a>.<\/p><h3>Peine criminelle<\/h3><p>Les ch\u00e2timents corporels sont interdits en tant que peine criminelle. Il n\u2019existe aucune disposition \u00e0 cet \u00e9gard dans le Code p\u00e9nal ou dans le Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale.<\/p><p>&nbsp;<\/p><p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> CRC\/C\/SEN\/3-5 Version non \u00e9dit\u00e9e, Troisi\u00e8me - Cinqui\u00e8me rapport de l\u2019Etat partie, paragr. 36<\/p><p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> 23 juillet 2013, A\/HRC\/WG.6\/17\/SEN\/1, Rapport national, paragr. 102<\/p><p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> 23 octobre 2013, A\/HRC\/WG.6\/17\/L.2 Version non r\u00e9vis\u00e9e, Projet de rapport du groupe de travail, paragr. 123.64<\/p><p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> 17 November 2014, CEDAW\/C\/SEN\/Q\/3-7, List of issues, para. 6<\/p><p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> 17 juin 2015, CEDAW\/C\/SEN\/Q3-7\/Add.1, R\u00e9ponses \u00e0 la liste de questions, paragr. 74 and 75<\/p><p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> 29 d\u00e9cembre 2015, CRC\/C\/SEN\/Q\/3-5\/Add.1, R\u00e9ponses \u00e0 la liste de questions, paragr. 25<\/p><p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> 16 mars 2017, CAT\/C\/SEN\/4, Quatri\u00e8me rapport de l\u2019Etat partie, paragr. 237<\/p><p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Information donn\u00e9e \u00e0 la Global Initiative en mai 2017<\/p><p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> 5 octobre 2009, A\/HRC\/11\/24, Rapport du groupe de travail, paragr. 60<\/p><p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> Information provided to the Global Initiative, May 2017<\/p><p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> [Mai 2018], CAT\/C\/SEN\/CO\/4 Version pr\u00e9liminaire non \u00e9dit\u00e9e, observations finales sur le quatri\u00e8me rapport, par. 31<\/p><p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> See <a href=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/575577\/societe\/pourquoi-le-senegal-veut-encadrer-les-ecoles-coraniques\/\">http:\/\/www.jeuneafrique.com\/575577\/societe\/pourquoi-le-senegal-veut-encadrer-les-ecoles-coraniques\/<\/a>, consult\u00e9 le 14 juin 2018<\/p><p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> 17 juin 2015, CEDAW\/C\/SEN\/Q3-7\/Add.1, R\u00e9ponses \u00e0 la liste de questions, paragr. 114<\/p><p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> UNICEF (2013), <em>Rapport annuel - S\u00e9n\u00e9gal<\/em><\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b181f0be22\">\n                <h3>Examen p\u00e9riodique universel du bilan du S\u00e9n\u00e9gal en mati\u00e8re de droits de l\u2019homme<\/h3><p>Le S\u00e9n\u00e9gal a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9 au cours du premier cycle de l'Examen p\u00e9riodique universel en 2009 (session 4). Lors de l'examen, le Gouvernement a d\u00e9clar\u00e9 que les ch\u00e2timents corporels \u00e9taient interdits dans les \u00e9coles coraniques et qu'un enseignant avait \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 pour ce d\u00e9lit<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>. La recommandation suivante a \u00e9t\u00e9 faite et accept\u00e9e par le Gouvernement<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> :<\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab Prendre les mesures de politique g\u00e9n\u00e9rale voulues pour garantir la protection des enfants contre les ch\u00e2timents corporels et les autres formes de violence ou d\u2019exploitation (Su\u00e8de) \u00bb<\/p><p>Le second cycle de l\u2019EPU a eu lieu en 2013 (session 17). Le Gouvernement a d\u00e9clar\u00e9 lors de l'examen, qu\u2019il avait con\u00e7u un \u00ab\u00a0Plan d\u2019action national sur la r\u00e9forme l\u00e9gale pour l\u2019incrimination des ch\u00e2timents corporels et de toutes formes de violences faites aux enfants \u00bb<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>. Lors de l'examen, la Tunisie a formul\u00e9 la recommandation suivante : \u00ab R\u00e9viser le Code de la famille pour interdire explicitement les ch\u00e2timents corporels dans tous les lieux\u00a0\u00bb. Cependant, la recommandation, telle qu'elle est enregistr\u00e9e dans le rapport du groupe de travail, et que le Gouvernement a accept\u00e9, \u00e9tait la suivante<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>:<\/p><p style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab Poursuivre ses efforts pour lutter contre les ch\u00e2timents corporels dans tous les lieux (Tunisie)\u00a0\u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> 5 octobre 2009, A\/HRC\/11\/24, Rapport du groupe de travail, paragr. 60<\/p><p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> 5 octobre 2009, A\/HRC\/11\/24, Rapport du groupe de travail, paragr. 97(26)<\/p><p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> 23 juillet 2013, A\/HRC\/WG.6\/17\/SEN\/1, Rapport national, paragr. 102<\/p><p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> 23 octobre 2013, A\/HRC\/WG.6\/17\/L.2 Version non r\u00e9vis\u00e9e, Projet de rapport du groupe de travail, paragr. 123.64<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b181f0be23\">\n                <h3>Recommandations par les organes de trait\u00e9s<\/h3><h3><em>Comit\u00e9 des droits de l'enfant<\/em><\/h3><p>(29 janvier 2016, CRC\/C\/SEN\/CO\/3-5, Observations finales sur le troisi\u00e8me - cinqui\u00e8me rapport, paragr. 5, 35 and 36)<\/p><p>\u201cLe Comit\u00e9 prend aussi note avec satisfaction des mesures institutionnelles et des politiques suivantes : ...<\/p><p>k) Le Plan d\u2019action national concernant la r\u00e9forme l\u00e9gale pour l\u2019incrimination des ch\u00e2timents corporels et de toutes formes de violences faites aux enfants.<\/p><p>\u201cLe Comit\u00e9 se r\u00e9jouit des diverses mesures prises par l\u2019\u00c9tat partie pour combattre et \u00e9liminer les ch\u00e2timents corporels envers les enfants. Le Comit\u00e9 prend aussi note avec satisfaction de l\u2019existence d\u2019un service d\u2019assistance t\u00e9l\u00e9phonique. Toutefois, le Comit\u00e9 est pr\u00e9occup\u00e9 par les points suivants :<\/p><p>a) L\u2019absence d\u2019interdiction expresse et totale des ch\u00e2timents corporels au sein de la famille, dans les \u00e9coles, y compris les daaras, dans les institutions p\u00e9nales et dans les structures de protection de remplacement ;<\/p><p>b) Le manque de mesures de protection et d\u2019assistance en faveur des enfants victimes de ch\u00e2timents corporels et d\u2019autres formes de violence ;<\/p><p>c) Le manque de programmes efficaces de sensibilisation contre les ch\u00e2timents corporels et les autres formes de violence envers les enfants.<\/p><p>\u00ab Eu \u00e9gard \u00e0 son observation g\u00e9n\u00e9rale n o 8 (2006) sur le droit de l\u2019enfant \u00e0 une protection contre les ch\u00e2timents corporels et autres formes cruelles ou d\u00e9gradantes de ch\u00e2timents, le Comit\u00e9 recommande \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie :<\/p><p>a) D\u2019abroger toutes les dispositions autorisant les ch\u00e2timents corporels, y compris l\u2019article 285 du Code de la famille qui semble tol\u00e9rer l\u2019usage de la violence physique envers un enfant \u00ab dans la mesure compatible avec son \u00e2ge et l\u2019amendement de sa conduite \u00bb ;<\/p><p>b) De veiller \u00e0 ce que les ch\u00e2timents corporels soient express\u00e9ment interdits dans tous les cadres, notamment au sein la famille, dans les \u00e9coles, y compris les daaras, dans les institutions p\u00e9nales et dans les structures de protection de remplacement ;<\/p><p>c) De sensibiliser et d\u2019\u00e9duquer les parents, les tuteurs et les professionnels travaillant avec et pour des enfants en menant des campagnes d\u2019information de la population sur les effets pr\u00e9judiciables des ch\u00e2timents corporels, et de promouvoir des formes de discipline non violentes et positives ;<\/p><p>d) De s\u2019attacher \u00e0 associer et \u00e0 faire participer toute la soci\u00e9t\u00e9, y compris les enfants, \u00e0 la conception et \u00e0 l\u2019application de strat\u00e9gies pour la pr\u00e9vention du recours aux ch\u00e2timents corporels envers les enfants.<\/p><p>&nbsp;<\/p><p><em>Comit\u00e9 des droits de l\u2019enfant<\/em><\/p><p>(20 octobre 2006, CRC\/C\/SEN\/CO\/2, Observations finales sur le deuxi\u00e8me rapport, paragr. 36 et 37)<\/p><p>\u00ab Tout en notant que les ch\u00e2timents corporels sont interdits \u00e0 l\u2019\u00e9cole, le Comit\u00e9 constate avec inqui\u00e9tude que la loi n\u2019interdit pas l\u2019administration de tels ch\u00e2timents au sein de la famille et qu\u2019ils sont utilis\u00e9s dans les \u00e9tablissements scolaires et dans d\u2019autres institutions.<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 recommande \u00e0 l\u2019\u00c9tat partie, conform\u00e9ment \u00e0 son Observation g\u00e9n\u00e9rale no 8 (2006) sur le droit de l\u2019enfant \u00e0 une protection contre les ch\u00e2timents corporels et les autres formes cruelles ou d\u00e9gradantes de ch\u00e2timents :<\/p><p>a) de modifier tous les textes de loi pertinents afin que les ch\u00e2timents corporels soient express\u00e9ment interdits en toute circonstance, y compris dans la famille, les institutions p\u00e9nales et les structures d'accueil, et de veiller \u00e0 la mise en \u0153uvre effective de ces textes, y compris dans les \u00e9coles ;<\/p><p>b) de sensibiliser et d'\u00e9duquer les parents, les tuteurs et les professionnels travaillant avec et pour des enfants en menant des campagnes d'\u00e9ducation publique sur les cons\u00e9quences n\u00e9fastes des ch\u00e2timents corporels et d'encourager des formes de discipline non violentes et positives.\u00a0\u00bb<\/p><p><em>\u00a0<\/em><\/p><p><em>Comit\u00e9 des droits de l\u2019enfant <\/em><\/p><p>(27 novembre 1995, CRC\/C\/15\/Add.44, Observations finales sur le rapport initial, paragr. 24)<\/p><p>\u00ab Le Comit\u00e9 recommande \u00e0 l'\u00c9tat partie de veiller \u00e0 ce que la l\u00e9gislation nationale soit pleinement conforme aux dispositions et principes de la Convention, compte tenu des sujets de pr\u00e9occupation recens\u00e9s par le Comit\u00e9 ainsi que dans l\u2019\u00e9tude sur une r\u00e9forme juridique d\u2019ensemble effectu\u00e9e sous les auspices de l\u2019UNICEF. Les principes de la Convention, y compris ceux qui concernent l\u2019interdiction de la discrimination et la participation des enfants aux d\u00e9cisions les concernant, doivent \u00eatre refl\u00e9t\u00e9s dans le droit interne. Il devrait y avoir des dispositions expresses visant \u00e0 interdire clairement la mutilation g\u00e9nitale f\u00e9minine, toute autre forme de torture et de traitement ou ch\u00e2timent cruel, inhumain ou d\u00e9gradant, ainsi que toute forme de ch\u00e2timent corporel dans le cadre de la famille. Des mesures satisfaisantes, de caract\u00e8re l\u00e9gislatif et autre devraient \u00e9galement \u00eatre prises pour d\u00e9finir des proc\u00e9dures de plainte pour les enfants dont les droits fondamentaux ont \u00e9t\u00e9 viol\u00e9s. \u00bb<\/p><p>&nbsp;<\/p><h3><em>Comit\u00e9 contre la torture<\/em><\/h3><p>(17 janvier 2013, CAT\/C\/SEN\/CO\/3, Observations finales sur le troisi\u00e8me rapport, paragr. 15)<\/p><p>\u00ab \u2026 Le Comit\u00e9\u00a0demeure \u00e9galement pr\u00e9occup\u00e9 par les informations concernant la persistance des ch\u00e2timents corporels au S\u00e9n\u00e9gal (art. 11 et 16).<\/p><p>\u00ab L\u2019\u00c9tat partie devrait\u00a0: \u2026<\/p><p>c) r\u00e9viser le Code de la famille, en particulier son article 285, pour explicitement interdire les ch\u00e2timents corporels en tout lieu, y compris au sein de la famille, et sanctionner selon la loi tout contrevenant, tout en offrant une protection l\u00e9gale et une aide psychologique aux enfants victimes. \u00bb<\/p>            <\/div>\n                    <div class=\"tab-pane \" id=\"tabs-69d7b181f0be24\">\n                <h3>\u00c9tudes sur la pr\u00e9valence\/attitudinales au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es<\/h3><p>Une \u00e9tude conduite \u00e0 Dakar City en 2015-16 dans le cadre du programme Enqu\u00eate par Grappes \u00e0 Indicateurs Multiples d\u2019UNICEF, a d\u00e9termin\u00e9 qu\u2019en moyenne 74% des enfants \u00e2g\u00e9s entre 1 et 14 ans subissent une forme de discipline violente (agressions psychologiques et\/ou ch\u00e2timents corporels) dans le mois pr\u00e9c\u00e9dant l\u2019\u00e9tude. En moyenne 68% des enfants subissent des agressions psychologiques, 61% des ch\u00e2timents corporels and 24% des punitions physiques s\u00e9v\u00e8res (frapper l'enfant sur la t\u00eate, les oreilles ou le visage ou le frapper avec force et \u00e0 plusieurs reprises). Les gar\u00e7ons ont \u00e9t\u00e9 plus soumis aux ch\u00e2timents physiques s\u00e9v\u00e8res (27% compare \u00e0 20%), et de m\u00eame pour les enfants plus \u00e2g\u00e9s (27% des enfants entre 10 et 14 ans et 24% des enfants entre 3 et 4 ans). Seulement 12.5% des enfants n\u2019avaient \u00e9t\u00e9 disciplines de fa\u00e7on non-violente uniquement.<\/p><p style=\"text-align: right;\">(Agence Nationale de la Statistique et de la D\u00e9mographie (ANSD) &amp; UNICEF (2016), <em>MICS V Dakar Enqu\u00eate par grappes \u00e0 indicateurs multiples 2015-2016, Rapport final<\/em>, Dakar, S\u00e9n\u00e9gal : ANSD &amp; UNICEF)<\/p><p>En 2016, Human Rights Watch a conduit une analyse d\u00e9taill\u00e9e d\u2019articles m\u00e9diatiques cr\u00e9dibles sur les enfants vivant dans des \u00e9coles coraniques r\u00e9sidentielles \u2013 ou <em>talib\u00e9s<\/em>\u00a0\u2013 ainsi que des entretiens avec des ONG s\u00e9n\u00e9galaises, des activistes, des experts de protection de l\u2019enfance et des fonctionnaires du gouvernement. Ils ont trouv\u00e9 que de nombreux professeurs dans ces \u00e9coles utilisent r\u00e9guli\u00e8rement les ch\u00e2timents corporels, et plusieurs enfants sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s du fait de maltraitance et n\u00e9gligence. Pendant la premi\u00e8re moiti\u00e9 de 2016, au moins cinq enfants sont morts, pr\u00e9tendument du fait de coups administres par leurs professeurs ou dans des accidents de voiture alors qu\u2019ils \u00e9taient forces \u00e0 mendier. Les le\u00e7ons sont souvent entrecoup\u00e9es par des ch\u00e2timents corporels, et un enfant qui n\u2019a pas ramen\u00e9 son quota quotidien d\u2019argent mendies est souvent soumis \u00e0 des coups s\u00e9v\u00e8res. En juin 2016, un <em>talib\u00e9<\/em> de 13 ans est mort apr\u00e8s que son professeur l\u2019ait attaqu\u00e9 brutalement avec un fouet en caoutchouc deux fois en une journ\u00e9e car l\u2019\u00e9l\u00e8ve n\u2019avait pas r\u00e9ussi \u00e0 m\u00e9moriser un vers du Coran.<\/p><p style=\"text-align: right;\">\u00a0(Human Rights Watch, \u201cSenegal: New Steps to Protect Talib\u00e9s, Street Children\u201d, 28 juillet 2016, <a href=\"https:\/\/www.hrw.org\/news\/2016\/07\/28\/senegal-new-steps-protect-talibes-street-children\">https:\/\/www.hrw.org\/news\/2016\/07\/28\/senegal-new-steps-protect-talibes-street-children<\/a>)<\/p><p>Quatre-vingt pour cent des enfants ayant particip\u00e9 \u00e0 une \u00e9tude en 2012 men\u00e9e par Plan International ont d\u00e9clar\u00e9 que les enseignants \u00e9taient les principaux auteurs de violence dans les \u00e9coles.<\/p><p style=\"text-align: right;\">(Plan International West Africa (2012), <em>Because I am a Girl 2012 Research: Overall Report \u2013 Girls\u2019 Retention and Performance in Primary and Secondary Education: Makers and Breakers<\/em>, Dakar: Plan International West Africa, cit\u00e9 dans Greene, M. et al (2012), <em>A Girl\u2019s Right to Learn Without Fear: Working to End Gender-Based Violence at School<\/em>, Toronto: Plan Canada)<\/p><p>Un rapport de Human Rights Watch a fait \u00e9tat de ch\u00e2timents corporels et autres violations graves des droits subis par au moins 50 000 enfants (talib\u00e9s), pour la plupart des gar\u00e7ons de moins de 12 ans, fr\u00e9quentant des \u00e9coles coraniques r\u00e9sidentielles au S\u00e9n\u00e9gal. Ces enfants, qui \u00e9taient forc\u00e9s \u00e0 mendier dans la rue par les enseignants jouant le r\u00f4le de tuteurs (marabouts), ont subi des ch\u00e2timents corporels graves, y compris \u00eatre battus avec des c\u00e2bles \u00e9lectriques ou des b\u00e2tons pour n\u2019avoir pas collect\u00e9 la quantit\u00e9 requise d\u2019argent et de nourriture.<\/p><p style=\"text-align: right;\">(Human Rights Watch (2010), <em>Off the Backs of the Children: Forced Begging and Other Abuses against Talib\u00e9s in Senegal<\/em>)<\/p><p>En 2010, un rapport de l\u2019African Child Policy Forum sur la violence contre les enfants handicap\u00e9s au Cameroun, en \u00c9thiopie, au S\u00e9n\u00e9gal, en Ouganda et en Zambie a fait \u00e9tat d\u2019un niveau important de violence. Pr\u00e8s de mille jeunes \u00e2g\u00e9s de 18 \u00e0 24 ans ont particip\u00e9 \u00e0 cette \u00e9tude dans les cinq pays, d\u00e9crivant leurs exp\u00e9riences en tant qu\u2019enfants. Au S\u00e9n\u00e9gal, 60 % des participants ont subi au moins un type de ch\u00e2timent corporel au cours de leur enfance. Les types de ch\u00e2timents corporels les plus courants \u00e9taient les coups, les coups de poing, les coups de pied ou les coups de b\u00e2ton, suivis de l\u2019\u00e9touffement, des br\u00fblures ou des coups de couteau. La majorit\u00e9 des auteurs de violences physiques \u00e9tait les m\u00e8res (20,5 %) et les p\u00e8res (15,8 %). Dans les cinq pays, 23 % des jeunes ont d\u00e9clar\u00e9 avoir subi des violences physiques qui \u00e9taient \u00ab\u00a0principalement disciplinaires, raisonnables et justifi\u00e9es\u00a0\u00bb, 27 % des violences physiques \u00e9taient \u00ab\u00a0principalement disciplinaires, mais ni raisonnables ni justifi\u00e9es\u00a0\u00bb\u00a0; 26 % ont d\u00e9clar\u00e9 avoir subi des violences affectives \u00ab\u00a0disciplinaires mais ni raisonnables ni justifi\u00e9es\u00a0\u00bb, 22 % des violences affectives \u00e9taient \u00ab\u00a0disciplinaires, raisonnables et justifi\u00e9es\u00a0\u00bb. Dans les cinq pays, 54 % des enfants ayant \u00e9t\u00e9 physiquement frapp\u00e9s ont d\u00e9clar\u00e9 avoir souffert de fractures, de dents cass\u00e9es, de saignements ou d\u2019h\u00e9matomes\u00a0; 2 % avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9finitivement handicap\u00e9s\u00a0; 21 % ont n\u00e9cessit\u00e9 des soins m\u00e9dicaux\u00a0; 13 % ont d\u00fb s\u2019absenter de l\u2019\u00e9cole ou du travail et 20 % ont d\u00fb se reposer \u00e0 la maison. Dans tous les cinq pays, la majorit\u00e9 des participants ayant des handicaps physiques, visuels ou intellectuels ont subi des violences physiques \u00e0 plus de 10 reprises. Le rapport recommande l\u2019interdiction de tous les ch\u00e2timents corporels, y compris au sein du foyer, comme moyen pour minimiser les risques de violence contre les enfants handicap\u00e9s.<\/p><p style=\"text-align: right;\">(The African Child Policy Forum (2010), <em>Violence Against Children With Disabilities<\/em> <em>in Africa: Field Studies from Cameroon, Ethiopia, Senegal, Uganda and Zambia, <\/em>Addis Ababa: The African Child Policy Forum)<\/p><p>Une \u00e9tude men\u00e9e par l\u2019African Child Policy Forum au Burkina Faso, au Cameroun, en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, au Nigeria et au S\u00e9n\u00e9gal a conclu que les coups et le travail forc\u00e9 \u00e9taient les formes de violence les plus courantes contre les filles, et que la majorit\u00e9 des violences physiques subies par les filles \u00e9taient des ch\u00e2timents corporels. Cette \u00e9tude a consist\u00e9 en une enqu\u00eate aupr\u00e8s de 3025 jeunes femmes (pr\u00e8s de 600 par pays), \u00e2g\u00e9es de 18 \u00e0 24 ans, \u00e0 propos des violences qu\u2019elles avaient subies pendant leur enfance. Au S\u00e9n\u00e9gal, 52 % des participantes avaient \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9es dans leur enfance, 79 % battues, 21 % avaient re\u00e7u des coups de pied, 25 % s\u2019\u00e9taient vu refuser de la nourriture et 16 % avaient \u00e9t\u00e9 suffoqu\u00e9es ou br\u00fbl\u00e9es. Les parents et les proches \u00e9taient en majorit\u00e9 les auteurs de violences physiques.<\/p><p style=\"text-align: right;\">(The African Child Policy Forum (2010), <em>Childhood Scars in Africa: A Retrospective Study on Violence Against Girls in Burkina Faso, Cameroon, Democratic Republic of the Congo, Nigeria and Senegal, <\/em>Addis Ababa: The African Child Policy Forum)<\/p>            <\/div>\n            <\/div>\n<\/div><\/div><\/div>\n\n                <\/section>\n            <\/div>\n                    <\/div>\n    \n            <div class=\"separator- glacier-section\" style=\"padding-top: 45px; padding-bottom: 45px; \" id=\"section-5c36337fa2828\">\n            <div class=\"container\">\n                <section>\n                    \n<div class=\"row\">\n\t\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-12 col-md-9\" style=\"background: transparent  \">\n\t<div class=\"text-block shortcode-container\" >\n\t<p>Ce document a \u00e9t\u00e9 traduit par notre partenaire, <em>Translators without Borders<\/em>. Pour tous commentaires ou corrections sur le contenu ou la traduction, veuillez s\u2019il vous plait envoyer un email \u00e0 <a href=\"mailto:info@endcorporalpunishment.org\">info@endcorporalpunishment.org<\/a>.<\/p><\/div><\/div>\n\n<div class=\"col-xs-12 col-sm-6 col-md-3\" style=\"background: transparent  \">\n\t<div class=\"feature-box text-center media-box \">\n    <div class=\"fbox-media\">\n                    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-no-retina src=\"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-content\/uploads\/misc\/Translators_without_Borders-312x88.png\" alt=\"Translators_without_Borders\" width=\"312\" height=\"88\" class=\"img-responsive\" \/>\n        \t<\/div>\n\t<div class=\"fbox-desc\">\n        <h2><\/h2>\n        <span class=\"subtitle\"><\/span>\n        \n    <\/div>\n<\/div><\/div><\/div>\n\n                <\/section>\n            <\/div>\n                    <\/div>\n    <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Read in English Ch\u00e2timents corporels des enfants au S\u00e9n\u00e9gal DERNI\u00c8RE MISE \u00c0 JOUR : f\u00e9vrier 2018&nbsp; R\u00e9sum\u00e9 L\u00e9galit\u00e9 EPU Organes des trait\u00e9s Etudes R\u00e9sum\u00e9 des r\u00e9formes juridiques n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019obtention d\u2019une interdiction totaleL&#8217;interdiction n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 obtenue au sein du foyer, dans les structures d&#8217;accueil, dans les services de garde de jour, dans les [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"parent":1301,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"class_list":["post-13128","page","type-page","status-publish","hentry"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/13128","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13128"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/13128\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13130,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/13128\/revisions\/13130"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1301"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/endcorporalpunishment.org\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13128"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}